Alain Crombecque, l’homme du silence

Publié le par JGC

Nous avons appris hier la mort brutale d’Alain Crombecque, directeur du Festival d’Automne, ancien directeur du Festival d’Avignon. Dire ici simplement le respect que je dois à cet homme singulier que j’ai eu la chance de croiser quelques fois. Au Festival d’Avignon, en 1989, c’est lui qui nous avait accueillis avec l’ANRAT pour organiser les premières journées de travail sur le théâtre et l’éducation au Palais des Papes. Plus tard, alors que je tentais de convaincre la ville de Paris de mener une politique en direction des jeunes publics, c’est encore lui qui accepta de venir participer à une rencontre de travail sur ce sujet avec la direction des affaires culturelles, et d’apporter sa caution personnelle dans le seul objectif de faire aboutir le projet proposé. Légendaire par ses silences, il l’était aussi pas sa capacité d’écoute. Le voici désormais totalement silencieux ! Respect !

Publié dans ACTUALITES

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Emile Lansman 07/11/2009 10:36


Ce décès m'a également et très sincèrement touché. C'était un homme qui m'avait beaucoup marqué à la fois par sa grande simplicité et sa tout aussi grande réserve. Il était peu "causant" mais ce
qu'il disait avait du poids et il savait faire sentir aux personnes rencontrées que, sous la distance qu'il prenait, il y avait une réelle écoute, une véritable attention.

Voici ce que j'ai écrit sur mon propre site : Alain Crombecque a été directeur du Festival d'Avignon de 1985 à 1992. J'ai eu souvent l'occasion de le rencontrer notamment avec les groupes de
jeunes et d'adultes de Promotion Théâtre. Il avait un grand respect pour les jeunes qui s'intéressaient au théâtre, au point d'être bien plus volubile avec eux que lors des conférences de presse.
Certains journalistes se faufilaient d'ailleurs dans notre groupe pour l'écouter parler.


Philippe AVRON 14/10/2009 18:36


Il y a quelques mois au cours d' une réunion de l'association Jean Vilar je devais partir avant le vote final et j'ai glissé un mot à  Alain Crombecque : " Tu as ma voix. Merci " Entouré
d'attention et de silence, extraordinaire programmateur, sachant donner le petit conseil qui éclaire, Alain m'avait invité au Festival qu'il dirigeait-au moment où je creais Dom Juan 2000. Lors de
cette dernière réunion de l'association  il avait parlé avec modestie et lucidité  de l'avenir de cette maison, de l'utopie qu'elle avait intérèt à cultiver comme un forme de liberté. Son
image est en nous sérieuse, cultivée, intelligente; attentive Philippe Avron