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Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 00:10

Une histoire qui se raconte à Montréal... où la révolution des casseroles prolonge le printemps érable :

carre-rouge.jpg
"Hier, alors que je rentrais de Montréal sur l’autoroute 10, je suis arrivé à la hauteur d’un bouchon de circulation. Encore des travaux, me suis-je dis...
À un moment donné, un individu que j’ai vu parler aux automobilistes précédents s’approche de mon véhicule.  Je baisse la vitre de mon véhicule et lui demande : "Qu'est-ce qui se passe?"
Le gars me dit : "Des terroristes ont pris le premier ministre CHAREST en otage et ils demandent un (1) million de dollars sinon ils vont l’asperger d'essence et ils lui jettent une allumette dessus ... Alors vous comprenez, on passe à chaque auto pour ramasser de l’argent."
Sans plus tarder et en mettant la main à mon porte-monnaie, je lui demande: "Et les gens donnent combien?"
"5 à 10 litres ... ça dépend ..."

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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 22:09

 

exemplaire.jpg

 

Exemplaire :

  1/ Qui peut servir d’exemple.

        Vertu, piété exemplaire.

        Vie exemplaire.

2/ Qui peut servir d’avertissement.

        Châtiment exemplaire.

        Punition exemplaire.

 

Curieux texte paru hier dans un grand journal du soir sous le titre « La politique culturelle à Paris est exemplaire », co-signé par plusieurs directeurs de lieux culturels à Paris : Jean Blaise (Nuit blanche), Jérôme Delormas (la Gaîté lyrique-Nuit blanche), Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel (le Silvia-Monfort), Emmanuel Demarcy-Motta (Théâtre de la Ville), Guillaume Descamps (la Maison des pratiques artistiques amateurs), Alexia Fabre (Nuit blanche), Alain Herzog (la Gaîté lyrique), José-Manuel Goncalves (le Centquatre), François Grosjean (le Grand Parquet), Philippe Mourrat et Christine Chalas (Maison des métallos), Jean-Michel Ribes (le Rond-Point).

Outre que je tutoie certains d’entre eux (pas tous !), signe à la fois de ma petite notoriété et de leur éminente respectabilité, la notion même d’exemplarité (déjà utilisée récemment par le Président de la République lui-même, ce qui m’avait surpris) méritant débat, je me suis précipité… S’agissait-il de proposer une analyse de ladite politique afin d’en débattre avec les lecteurs de ce prestigieux journal ? Que non ! S’agissait-il d’en définir les possibles évolutions, dans le cadre de la nouvelle période politique qui s’ouvre ? Pas plus ! S’agissait-il de suggérer une « exemplarité » possible pour d’autres villes, dans le cadre de la campagne législative actuelle. Pas d’avantage ! Non… Toute cette énergie (il en faut, pour rédiger, rassembler les signatures, convaincre les récalcitrants, obtenir la publication…) n’a qu’un seul objectif : tenter d’influencer le maire de Paris afin qu’il autorise une dérogation au droit pour son adjoint à la culture. A défaut d’un ministère, dont la rumeur prétend qu’il en rêvait (lui aussi !), monsieur l’adjoint pourrait, dit-on, devenir prochainement maire du 4e arrondissement, la maire actuelle étant elle-même devenue ministre. Or le cumul d’une mairie d’arrondissement et d’un poste d’adjoint n’est pas autorisé dans la capitale. Version locale de la grande question du cumul des mandats, plus exactement version « Clochemerlesque » dont l’exemplarité est toute relative et dont le peuple des lecteurs de ce grand journal national se moque éperdument. Ailleurs, au mieux, cela aurait fait quelques lignes dans le journal local.

Questions : comment en arrive-t-on à avoir l’idée même d’une telle tribune ? Comment accepte-t-on de la signer, sans imaginer le caractère inconvenant qu’une telle « allégeance » ne manquerait pas de provoquer ? Comment peut-on même imaginer qu’une telle démarche puisse être efficace ? Comment un journal comme Le Monde se prête-t-il à une telle manœuvre ?

Moi, Maire de Paris, découvrant un tel texte, je serais d’autant plus intransigeant avec la règle… Moi, directeur du Canard enchaîné, je consacrerais deux pages de dessins humoristiques à la chose… Moi, responsable de ce modeste blog, j’hésite entre le rire et l’accablement, avec une petite dose de tristesse et d’incompréhension envers mes amis signataires. Malheureusement, la démarche me semble « exemplaire » (au sens n°2 « qui peut servir d’avertissement »), à étudier dans tous les masters de politique culturelle ou de communication, avec interrogations sur la place respective du politique et du responsable culturel, sur le rôle de la presse, sur la liberté et la responsabilité… Beaux débats !

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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 16:50

Si vous n'avez pas encore vu ce film de 52', récit croisé de 18 témoins rescapés des rafles et des camps, et l'entretien exclusif avec Boris Cyrulnik, ce sera dimanche 3 juin à 17h, au Mémorial de la Shoah à Paris.

Le film sera ensuite présenté dans le cadre du Festival d'Avignon

 

couv def

Memorial-3-juin.jpgen savoir plus et réserver

 

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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 12:25

Allez voir « Eloge de l'oisiveté »

de Dominique Rongvaux- d'après Bertrand Russell

au Théâtre de Belleville

 rondvaux.jpg

« Il y a deux sortes de travail : le premier consiste à déplacer une certaine quantité de matière se trouvant à la surface de la terre ou dans le sol ; le second, à dire à quelqu'un d’autre de le faire. »

(B. Russell)

 

Nous sortons d’une période électorale durant laquelle nous avons été submergés par le thème de « la valeur travail »  (que je préfère entendre « l’avaleur travail » ), débat idéologique douteux sur la question du sens même de la vie : vivre pour travailler ou travailler pour vivre, il faut choisir ! Je vous conseille vivement d’aller faire un tour au Théâtre de Belleville, pour voir et entendre « Eloge de l’oisiveté ». Un spectacle drôle, intelligent, utile et rafraîchissant pour l'esprit. Dépéchez-vous !

 

« Bertrand Russell, philosophe, mathématicien et prix Nobel de littérature, publie en 1932 un essai intitulé « Éloge de l’oisiveté ». Ce livre est un plaidoyer pour une plus juste distribution des richesses obtenues grâce aux progrès techniques de la révolution industrielle. Si ces richesses n’étaient pas accaparées par quelques-uns, le travail pénible serait considérablement réduit et chacun pourrait consacrer son temps à des activités dignes, agréables et constructives.

Le présent spectacle est une réflexion sur la place du travail dans nos vies, sur la valeur de l’argent, sur notre rapport au temps et à l’urgence. Conçu comme un assemblage ludique, on y retrouve bien sûr Bertrand Russell, mais aussi Jean de La Fontaine ou Denis Grozdanovitch, l’auteur du « Petit Traité de désinvolture » et de  « L’Art difficile de ne presque rien faire ».

Le comédien Dominique Rongvaux nous y raconte aussi sa propre expérience de jeune diplômé en management confronté aux absurdités du monde de l’entreprise et sa décision de tout abandonner pour changer de vie.

« Éloge de l’oisiveté » est  questionnement partagé avec le public. Les machines nous ont soulagé de nombreuses tâches ingrates, pourtant la souffrance au travail ne cesse de croître. Que signifie la  sévère  désapprobation morale qu’encourent la paresse et les paresseux ? Comment résister à la tyrannie  de l’efficacité et du  rendement ?  Et si c’était notre liberté

individuelle qui était en jeu ?

Nous voudrions rappeler, dans le brouhaha ambiant, que les choix d’organisation de la société sont multiples, que des possibilités existent en-dehors du discours majoritaire et qu’on peut vouloir travailler moins pour vivre plus. »

 

eloge-spectacle-fiche.jpg

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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 11:21

Quelques images qui circulent sur la Toile...

 

au-revoir.jpg

 

pinocchio.jpg

 

 

saint-georges-Hollande2.jpg

 

france-libre.jpg

 

et un petit rappel : quand un futur ministre rencontre un furur Président.

C'était à Nantes en janvier dernier... Prémonitoire ?

 

BIS2.JPG

 

 

et pour réfléchir sur le sens des images, je vous invite à la lecture de ce texte très intéressant intitulé :

Et c’est ainsi que Sarkozy (est) était grand (1)…

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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 13:08

Moi-president.jpg

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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 21:08

Signataire de ce texte, je vous invite à le faire connaître le plus largement

2012-05-03-Hollande affiche 604

Nous, citoyens, étudiants, acteurs de l'éducation, des universités, de la recherche, de la médecine, des arts et de la culture, quels qu'aient pu être nos votes au premier tour de l'élection présidentielle, appelons l'ensemble des Français à voter François Hollande le 6 mai prochain. 

Nous venons d'horizons différents, nous avons sur bien des sujets des positions divergentes voire opposées, nous ne partageons pas nécessairement toutes les options du candidat de la Gauche. Mais une même exigence républicaine nous rassemble: celle d'un pays uni par sa langue et ses valeurs, fondé dans l'histoire par l'esprit d'égalité et de justice, terre d'accueil à chaque génération. 

Dans chacun des domaines que nous représentons -les sciences humaines et sociales, les sciences exactes, la médecine, la littérature, la philosophie, le journalisme, les arts- la France ne serait pas la France si elle avait refusé de s'ouvrir aux autres. La France ne serait pas la France si elle n'avait pas toujours promu les valeurs de l'intelligence, de la curiosité, de la découverte, de la réflexion et de la générosité dans le respect des droits de chacun.

Depuis cinq ans, la droite au pouvoir a ouvertement méprisé les savoirs et la culture au détriment de l'intérêt général. Soucieuse de saborder l'État social et éducateur que nous avons hérité des combats et des politiques publiques du siècle dernier pour lui substituer un État entrepreneurial dont les credo sont la concurrence et la rentabilité, elle s'est attaquée à nos écoles, à nos universités, à nos laboratoires et à nos institutions culturelles pour y appliquer une idéologie managériale, y normaliser la précarité parmi les personnels et y subordonner la production et la diffusion des savoirs aux exigences de la compétitivité économique.

À l'école, la majorité sortante ne s'est guère souciée des dommages irréparables que pouvaient causer à l'éducation de nos enfants la fermeture de certaines classes et la surcharge de certaines autres, la suppression de dizaines de milliers de postes de personnels encadrants, l'envoi sur le terrain de jeunes enseignants dont la formation a été détruite, la disparition des réseaux d'aides pour les élèves en difficulté, l'arrestation de parents d'élèves étrangers devant leurs enfants à la sortie de nos établissements, l'assouplissement de la carte scolaire dont on sait qu'il a aggravé la ségrégation sociale et territoriale.

À l'université et dans la recherche, des milliards supplémentaires ont été abusivement annoncés et qui, soit n'ont jamais été alloués, soit ont été distribués sans tenir compte des besoins ni du principe d'égalité républicaine. Notre système universitaire en souffre désormais terriblement : taux d'échec qui explosent pour les étudiants en premier cycle, universités au bord de l'asphyxie financière (au point que certaines sont sous tutelle), pilotage politique de la recherche au mépris de la démocratie et de la collégialité, précarité accrue pour les personnels, évaluations opaques, effort de recherche en baisse qui relègue notre pays en queue du peloton européen, circulaires xénophobes dignes d'un autre âge.

A l'hôpital public, fleuron de notre système de santé, la rationalité budgétaire, le souci de favoriser le privé à tout prix sont en train de détruire notre travail au détriment des malades.

Les coupes claires dans les budgets, la dérégulation des politiques publiques et l'abandon de l'ambition émancipatrice de la connaissance caractérisent tout autant l'action de la droite dans le secteur culturel. Le ministère de la Culture n'est plus que l'ombre de lui-même, le réseau culturel français à l'étranger s'est vu peu à peu dépecé et les transferts de charges non compensés ont étranglé nos collectives locales, contraignant beaucoup de nos lieux artistiques et culturels à la fermeture et leurs équipes à la précarité, empêchant de surcroît le déploiement d'initiatives portées par les nouvelles générations.

Depuis quelques jours, à ce bilan désastreux, s'ajoutent des propos qui blessent les républicains. Nous pensons que l'élection présidentielle et le désir d'être élu ou réélu ne légitiment pas tout et certainement pas que la France y perde son âme. Il y a danger en Europe; un peu partout ailleurs, ressurgissent les mêmes démons, nous n'en voulons pas en France

Il est temps qu'arrive le changement dont notre pays a besoin. À l'occasion du deuxième tour de l'élection présidentielle, François Hollande en porte les couleurs.

Il s'est engagé à refonder l'école, dans le respect du service public et du principe d'égalité qui sous-tend ce dernier. Il a décrété la "mobilisation générale" pour la réforme des premiers cycles, un plan national de la vie étudiante pour aider chacun à réussir, et a promis la tenue d'assises démocratiques de l'enseignement supérieur et de la recherche pour restaurer la confiance perdue avec la communauté universitaire. Il a aussi annoncé un plan national pour l'éducation artistique, une loi d'orientation sur le spectacle vivant, la définition de contrats entre l'État et les collectivités locales pour un maillage culturel de tout le territoire, le vote d'une loi signant l'acte 2 de l'exception culturelle française, afin de concilier droits des créateurs et accès à la culture et à la création artistique. Il a promis de redonner à l'hôpital sa place au cœur du système de santé.

C'est pourquoi, le 6 mai, nous soutiendrons François Hollande. Nous conserverons bien entendu notre liberté de pensée et d'expression et revendiquerons, dès le 7mai, le droit à la critique : ce soutien n'est pas un blanc-seing. Cependant notre conviction forte est que la France ne peut plus supporter ces clivages, ces stigmatisations et ces dénonciations: Français contre étrangers, fonctionnaires contre "vrais travailleurs", France authentique contre celle des "élites". Nous croyons au contraire que notre pays a besoin d'être pacifié, réunifié. Nous faisons confiance à François Hollande pour redonner leur légitimité aux corps intermédiaires, rétablir les indispensables contre-pouvoirs, savoir rassembler, dans les épreuves comme dans les joies, nous faire sentir à tous que la France est notre bien commun.

Le savoir et le partage de la connaissance, sous toutes leurs formes, sont les seuls moyens pour exister et progresser dans le monde d'aujourd'hui. La France ne peut rester grande que par ses valeurs, sa culture, son ouverture au monde. Nous refusons le rétrécissement et l'abaissement intellectuels auxquels on assiste actuellement.

Voilà pourquoi, le 6 mai, nous voterons François Hollande.

 

 voir la liste des signataires

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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 01:12

A  l'occasion du 1er mai, le Théâtre du Soleil a manifesté avec sa superbe marionnette de la Justice, déjà utilisée dans d'autres occasion... Manifestation spectaculaire et fraternelle. Loizo y était...

En voici pour 5 minutes...

 

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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 10:15

C'est le titre de l'éditorial de Béatrice Delvaux dans Le Soir de Bruxelles, paru le 30 avril.

Sans commentaires !

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"Nicolas Sarkozy ne court plus derrière le Front national. Ce dimanche, il l’a rattrapé. Le président candidat n’avait plus hier pour ses militants qu’un projet et une obsession : pas la croissance, pas la dette mais la Nation, l’identité, la frontière.

Mais pourquoi cet homme s’est-il tant battu pour la survie de l’Europe dès lors que les paroles scandées ce dimanche en torpillent l’essence ? Il faut réentendre et relire les phrases prononcées : « Je veux faire de la France une nouvelle frontière future de la civilisation du XXIe siècle », « Les pays qui gagnent sont ceux qui croient dans l’esprit national », « L’Europe a trop laissé s’affaiblir la Nation », « Je n’accepterai pas qu’il n’y ait plus aucune différence entre être français et ne pas l’être ». Il n’y a sans doute pas là de quoi arracher la victoire mais la manière dont il aura banalisé, exalté ces paroles, aura contaminé les esprits, quoi qu’il se passe le 6 mai. Jouer le nationalisme à l’extrême est un danger total, car on sait comment réveiller l’instinct identitaire mais rarement comment le maîtriser, le faire rentrer dans sa boîte et l’empêcher de virer à l’obsession raciste. Certains estiment François Hollande dangereux pour l’économie européenne et les marchés financiers. Mais c’est un amateur face à ce président candidat qui ose tout pour gagner.

Il n’est pas question ici de nier que la multiculturalité et l’intégration sont des enjeux majeurs pour la France et l’Europe de demain. Mais il y a une certitude : ce n’est pas avec cette ode triomphante à la Nation et à l’identité sous-entendue « pure » qu’on va apporter des solutions. Et il va en faire quoi, s’il est réélu le président Sarkozy, de son discours antieuropéen et identitaire ? Aller au bout de sa nouvelle logique ? Cela fait froid dans le dos.

Mais le pire dans cette histoire est que l’homme n’en pense pas un mot, de ce discours. Sarkozy depuis toujours, ne se sert des thèmes que parce qu’ils peuvent le servir, lui. Cet homme au service de son ambition, sorte de girouette sans tête, est en train de détruire l’esprit citoyen, de nourrir le racisme, d’exalter les instincts de haine. Dans sa tentative désespérée de quand même emporter cette couronne, il brûle tout sur son passage. Et ne s’en rend même pas compte."

 
 

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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 15:29

Jusqu'où ira le candidat sortant pour tenter de ne pas sortir ? Vision de mon ami JYM :

 

MarineLePen.jpg

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