Quantcast

Retour à

COUPS DE COEUR


Jeudi 20 décembre 2012 4 20 /12 /Déc /2012 15:44

philosophe.jpg

 

 

J’avais entendu parler de Bernard Stiegler, philosophe. J’avais lu, ici ou là, quelques textes de lui, mais jamais je n’avais eu l’occasion de l’entendre exposer pendant près de deux heures son analyse des bouleversements du monde et des conséquences de cette évolution sur la pensée et la vie sociale. Voilà qui est fait depuis avant-hier. Chapeau l’artiste !

Il déroule devant nous une pensée limpide sur la marchandisation du monde, la prolétarisation des individus (c’est-à-dire la perte du savoir et du savoir faire, de la capacité ), sur l’automatisation et ses conséquences immenses sur la vie des hommes. Il nous invite à distinguer entre la pulsion et le désir (socialement établi), pour nous mettre en garde contre le capitalisme compulsifqui nous assaille, à grands coups de marketing. Il nous suggère de porter la plus grande attention aux évolutions technologiques - Internet notamment - qui, depuis toujours, façonnent le monde et les relations entre les humains et les sociétés. Attention à porter à la fois aux aspects positifs et aux dangers de la chose, inspiré par le pharmacon, ce concept qui nous rappelle que dans le poison… se trouve le remède ! Il prône la curiosité  (prendre soin) au monde, plutôt que « l’incuriosité » ; le savoir d’achat plutôt que le pouvoir d’achat ; le travail plutôt que l’emploi ; bref, il nous rappelle que l’être humain mérite mieux que sa réduction à la bête marchande, producteur ou consommateur de biens divers, plus ou moins nécessaires… Au consumérisme triomphant, il oppose l’économie de la contribution. Il nous indique enfin combien le monde des arts et de la culture porte une responsabilité spécifique dans cette période incertaine : analyser le monde qui change (discerner), notamment à travers les œuvres, et mobiliser pour une nouvelle critique, au sein même de la création artistique («chaque œuvre véritable est en soi une critique»). Et travailler, bien sur, à l’élévation (les élèves) plutôt qu’à l’abaissement des esprits, thème repris fortement par notre ami Robin Renucci. J’ai noté enfin combien le temps (la durée) est indispensable au travail véritable d’une œuvre. Ce que l’on nomme la fréquentation d’une structure ou d’une œuvre (relire, revoir, réentendre…) est indispensable à son appropriation véritable. Nous sommes bien loin des tour-opérateurs culturels, de la culture du résultat statistique, du nombre de spectateurs « touchés»…)

PS : je partage ces réflexions, non exhaustives, pour la seule nécessité de fixer ces quelques notes…J’imagine qu’elle feront écho chez quelques lecteurs !

 

En savoir plus

Bonnes fêtes à tous, si on ne se retrouve pas d'ici là !

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Publié dans : COUPS DE COEUR

Jeudi 25 octobre 2012 4 25 /10 /Oct /2012 16:17

Une soirée exceptionnelle d'hommage à Philippe Avron
se tiendra
le samedi 17 novembre à 19h
au Théâtre du Garde-Chasse / Les Lilas.
Cette soirée est organisée par le Théâtre du Garde Chasse,
avec la complicité de l'Association des Amis de Philippe Avron.
Ce sera l'occasion d'une première projection en région parisienne du film Avron-passeur-affiche.jpg
Nous serions particulièrement heureux de votre présence, mais également de votre aide pour faire connaitre le plus largement cette initiative autour de vous.

Vous trouverez ci-dessous toutes les informations pratiques sur cette soirée.
Entrée libre sur réservation
01 43 60 41 89
181 Rue de Paris  93260 Les Lilas
M° Mairie des Lilas

réservation possible par mail

Si vous avez connu Philippe, vous serez heureux de le retrouver...
Si vous ne l'avez pas connu, vous serez surpris de le découvrir...
dans ce film portrait réalisé en 2006...

De ses débuts au TNP avec Jean Vilar, de ses grands rôles dans Hamlet, Dom Juan, Le Cercle de craie caucasien avec Benno Besson, en passant par le célèbre duo Avron et Evrard, jusqu'à ses nombreux spectacles solitaires parmi lesquels Je suis un saumon, Le Fantôme de Shakespeare (pour lesquels il avait obtenu deux Molières), Philippe Avron, auteur et comédien d'exception, n'a cessé de nous émouvoir, de nous faire rire et de nous éblouir.

Deux ans après son décès, nous lui dédions une soirée exceptionnelle d'hommage autour du film qui lui est consacré, présenté pour la première fois en région parisienne : « Philippe Avron, passeur d'humanité. »
(Réalisation : Jean-Gabriel Carasso / Jac Chambrier) Musique : Jean-Jacques Lemêtre

La soirée se poursuivra par des images inédites et des témoignages de ses amis et compagnons de voyages : Jean Audouze (astrophysicien), Ophelia Avron (psychanalyste), Jean-Gabriel Carasso (réalisateur)… Merci de transmettre cette information à vos lecteurs, auditeurs, amis, et aux amis de vos amis...
A vos agendas !


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : COUPS DE COEUR

Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 01:12

A  l'occasion du 1er mai, le Théâtre du Soleil a manifesté avec sa superbe marionnette de la Justice, déjà utilisée dans d'autres occasion... Manifestation spectaculaire et fraternelle. Loizo y était...

En voici pour 5 minutes...

 

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : COUPS DE COEUR

Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 12:55

Circule aujourd'hui ce beau texte de Philippe Torreton à Jean Ferrat.

Loizo se fait un plaisir de le relayer...

 

18Jean-Ferrat

Jean,

J'aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie. J'aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu'à faire éclore les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j'étais à Entraigues il n'y a pas si longtemps et je n'ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c'est sacré !

 

Pardon te t'emmerder, mais l'heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat d'idées , je ne sais pas si tu vois tout, de là haut, ou si tu n'as que les titres d'une presse vendue aux argentiers proche du pouvoir pour te tenir au parfum, mais l'heure est grave!

 

Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien chantée, écoute-la craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille dur et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs des puissants par son sang et ses petites économies, celle qui meurt au travail, qui s'abîme les poumons, celle qui se blesse, qui subit les méthodes de management, celle qui s'immole devant ses collègues de bureau, celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de faire des efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l'on traque comme d'autres en d'autres temps que tu as chantés, celle qu'on fait circuler à coups de circulaires, celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ceux-là qui savent déjà que le meilleur n'est pas pour eux, celle à qui on demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés dans leurs propre pays qui vivent dehors et à qui l'on demande par grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux dents, qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette France qui pleure quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu arrête l'essentiel...

 

lire la suite

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : COUPS DE COEUR

Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 12:26

Une spectacle formidable se joue actuellement aux Bouffes du Nord : "THE SUIT" (Le costume)

d'après Can Themba Mothobi Mutloatse et Barney Simon, adapté par Peter Brook, Marie-Hélène Estienne et Franck Krawczyk.the-suit.jpg

Courrez aux Bouffes du Nord avant le 5 mai, pour voir ce que peut être un théâtre de la simplicité, de l'émotion, du jeu, du rire et de la tragédie... Un spectacle de la lumière, de la couleur, de la musique et du chant... Dans cet espace magique et exceptionnel des Bouffes, avec quelques chaises et des acteurs formidables, nous assistons à ce que Jacques Lecoq appelait "les conteurs de plateaux", un groupe de comédiens et de musiciens qui nous racontent cette histoire tellement touchante... A l'heure du déferlement des écrans et des images virtuelles, Peter Brook nous rappelle avec force combien le théâtre, dans sa plus grande simplcité, mieux son épure, garde une puissance d'évocation sans nul autre pareil. Du grand théâtre assurément ! Dépéchez-vous !

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : COUPS DE COEUR

Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 21:45

Il y a des spectacles rares, légers, touchants, que l'on a envie de recommander et de partager...

C'est le cas de HAIM-à la lumière d'un violon, qui est proposé les samedis et dimanche au 20e théâtre à Paris.

Anouk Grinberg raconte, en compagnie de quatre musiciens formidables, l'histoire de ce violoniste déporté sauvé grâce à la musique. Une nouvelle manière de raconter le drame de la Shoah, à travers l'aventure singulière de cet homme et de ces musiques. Dimanche dernier, Haim était dans la salle, devant son petit fils viloniste... un beau moment d'émotion au salut !

Dépéchez-vous, il ne reste que quelques représentations.

 

haim-copie-1.jpg

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : COUPS DE COEUR

Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 14:40

Un message de la Maison Jean Vilar :
HOMMAGE-NATIONAL-A-JEAN-VILAR.jpg
Madame, Monsieur, chers Amis,
Ce message s’adresse à tous ceux qui sont en charge d’un établissement artistique et/ou culturel sur
notre territoire national tout autant qu’à l’étranger, ainsi qu’à tous les animateurs de compagnies, artistes et auteurs.
Il y a cent ans, à Sète, naissait Jean Vilar. Parfois excessif, le goût de notre pays pour la commémoration a ceci de productif qu’il permet de reconsidérer certains « grands récits » à la lumière des interrogations contemporaines. Avec Jean Vilar et son entreprise populaire, le jeu est particulièrement actuel car il a su réaliser une large partie de son utopie et, depuis, artistes et politiques s’épuisent à relever le défi, même si d’indéniables réussites ont vu le jour – notamment les progrès de la décentralisation qui fut d’abord dramatique.
Pour célébrer la mémoire de l’étudiant famélique qui allait devenir
- l’élève de Charles Dullin, l’ami de Jeanne Laurent, le compagnon de route de René Char ou d’André Malraux, toutes différences d’opinions et de pensées non pas confondues mais éclairées les unes les autres,

- l’ardent défenseur d’un théâtre de recherche qui allait se retrouver devant les plus vastes assemblées à Avignon et à Chaillot,
- l’honnête homme, en un mot, dont la figure domine incontestablement l’édifice construit depuis la Libération et dont vous êtes, nous sommes les héritiers de quelque manière que nous analysions les détails de l’Histoire, nous vous invitons à concevoir un moment commémoratif et… populaire !
Par exemple, en proposant à vos publics, le soir du 24 mars ou au cours de la journée du 25 mars (qui tombe un dimanche, et sachant que le jour exact de la naissance de Vilar est le 25), la lecture par un de vos artistes ou membres du personnel présents d’une réflexion de Jean Vilar, ouvrant elle-même à un débat autour du service public de la culture…


Quelques citations nous viennent spontanément à l’esprit :
Un poète et tout sera sauvé.
Le Théâtre National Populaire est un service public tout comme l’eau, le gaz et l’électricité.
Le public d’abord, le reste suit toujours.
Théâtre populaire signifie apprendre ; et apprendre libérer l’homme.
Artistique ou culturelle, une entreprise qui ne s’aventure pas est une entreprise inutile.
La culture est une arme qui vaut ce que valent les mains qui la tiennent.

 

Ceux d’entre vous qui entretiennent un lien fidèle avec le fondateur du festival d’Avignon et directeur du Théâtre National Populaire n’auront aucun mal à trouver dans leur propre mémoire ou leur bibliothèque un texte « référence »… À l’attention des autres, nous nous permettons de renvoyer à l’ouvrage Le théâtre, service public ou à Mémento (Gallimard) qui nous paraissent rassembler la haute figure de leur auteur et la pertinence de sa pensée.
Nous vous remercions de bien vouloir apporter votre contribution à cet hommage national et restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

 

Rodolphe FOUANO                                                Jacques TÉPHANY
Rédacteur en chef des Cahiers Jean Vilar               Directeur délégué de l’Association Jean Vilar

 

maison-JEAN-VILAR.jpg

Association Jean Vilar - 8, Rue de Mons - 84000 Avignon
Tél. : 04 90 86 59 64 / Courriel : contact@maisonjeanvilar.org / www.maisonjeanvilar.org

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : COUPS DE COEUR

Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 12:40

 

Aujourd'hui dans Libération, Hélène Cixous assure la fonction de rédactrice en chef. Et de signer un édito que je vous conseille...
libe.jpg
Par HÉLÈNE CIXOUS

- Vous avez dit qui ?

- Ui. Comment ne pas parler de lui, c’est-à-dire de l’Ui, Arturo Ui, cette espèce de Matamore d’aujourd’hui qui prend des cours d’éloquence pseudo-shakespearienne pour haranguer les gangs des marchands de choux-fleurs.

- Ah ! Oui, lui ! Le bonimenteur qui se fait fort de vous faire acheter chaque année son épluche-légumes multi-usage nettoyeur, trancheur de vérité. Certes, c’est toujours le même carcheur, mais comme il sait enthousiasmer l’acheteur ! Le recordman du bagout. Juste le temps de changer de chemise, et voilà pour le public un multihistrion : selon l’heure Matamore, Rodomont, Polichinelle et Pantalon, dix pour le prix de Toutenun. Celui qui vous fait avaler l’épluchure et le couteau.

Celui qui invite Bachar al-Assad au 14 juillet à côté d’anciens résistants.

Celui qui embrasse Kadhafi avant de lui planter un poignard dans le dos, ou bien c’est après, on ne sait plus. Voyons : le reniement, la traîtrise, ce ne sont que des excès de vitesse. Des illusions.

Allons, je vais relire Brecht et Richard III : on retrouvera les modèles immenses de cet imitateur. Je sais, nous n’avons plus le temps !

 

lire la suite

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : COUPS DE COEUR

Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 11:34

Mon ami Alain me transmet ce petit poème d'actualité que je m'empresse de partager...

ch1025-012.jpg

                        La civilisation
                        Mes roupettes
                        Mes roupettes
                        La civilisation
                        La civilisation!...
                        Va bien falloir un jour
                        Que ça pète que ça pète
                        Et cul par dessus tête
                        Que ce soit la grand-fête
                        Des fous et des poètes
                        Du vin et de l’amour!...
                        Au feu les pompiers
                        Y’a la maison qui brûle
                        Au feu les pompiers
                        La maison est brûlée

                                Louis Calaferte dans Les oiseaux
                               Edition Hesse
                                4 rue de la Brigaudière
                                41350 Saint-Claude-de-Diray

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : COUPS DE COEUR

Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 21:24

Cliquez sur l'image

puis sur un instrument

Joyeuses fêtes !!!

Image-9-copie-1.jpg

ou encore, voir ici

(Trouvé sur le site de la graphiste et illustratrice Aude Picault)

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : COUPS DE COEUR

Catégories

Calendrier

Mai 2013
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés