COUPS DE COEUR


Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 11:34

Mon ami Alain me transmet ce petit poème d'actualité que je m'empresse de partager...

ch1025-012.jpg

                        La civilisation
                        Mes roupettes
                        Mes roupettes
                        La civilisation
                        La civilisation!...
                        Va bien falloir un jour
                        Que ça pète que ça pète
                        Et cul par dessus tête
                        Que ce soit la grand-fête
                        Des fous et des poètes
                        Du vin et de l’amour!...
                        Au feu les pompiers
                        Y’a la maison qui brûle
                        Au feu les pompiers
                        La maison est brûlée

                                Louis Calaferte dans Les oiseaux
                               Edition Hesse
                                4 rue de la Brigaudière
                                41350 Saint-Claude-de-Diray

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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 21:24

Cliquez sur l'image

puis sur un instrument

Joyeuses fêtes !!!

Image-9-copie-1.jpg

ou encore, voir ici

(Trouvé sur le site de la graphiste et illustratrice Aude Picault)

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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 15:13

Bientôt, dans toutes les écoles et universités française, la matinée commencera comme ça !

Meilleurs voeux !

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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 20:55

On trouve des choses comme ça sur le Net...

Que l'on a simplement envie de faire partager

"Claude Régy est metteur en scène de théâtre, mais au cours du temps, il a renoncé aux normes classiques de la représentation : architecture, décor, costumes, psychologie, personnages, pour se réfugier avec les acteurs dans l'espace sans contours visibles de l'écriture. Le projet de ce documentaire n'est pas de réaliser un film sur lui et son travail, mais avec lui, dans lequel il s'interroge justement sur ce qui fait la nature de ce travail, et essayer de voir où l'ont mené cinquante années de recherches et d'expériences. Pas d'illustrations, pas de témoignages, ni de chronologie. Mais tenter de capter la matière d'un regard, la texture d'une voix, ce qu'elles donnent, l'une et l'autre, à voir et à sentir, quand on s'approche de la part d'énigme et d'incertitude attachée à cette création, et spécifique à cet être-là. Le film sera réalisé dans la maison de Claude Régy, un lieu aussi singulier que lui et en analogie évidente avec la matière de ses spectacles, avec sa façon de vivre. Une maison immense aux pièces vides où la lumière ne fait voir que des espaces incertains, flottants, silencieux. C'est dans ce lieu intime et essentiel à l'élaboration de son travail que Claude Régy se tiendra. Ouvert et libre. Vivant."

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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 15:27

11-sept.jpg

Ce fut un grand moment que ce « 11 septembre » de Michel Vinaver, mis en scène par Arnaud Meunier au Théâtre de la Ville avec une cinquantaine de lycéens de la Seine-Saint-Denis. Un travail d’une année, ateliers réguliers puis cinq semaines de répétitions, pour aboutir à un spectacle d’une rare intensité, porté par des jeunes dont ce n’est évidemment pas le métier mais qui apportent à la fois leur fragilité et leur enthousiasme à une aventure hors du commun.

Tout dans cette expérience m’a semblé remarquable.

L’aventure elle-même, au carrefour de l’art et de l’éducation, qui embarque cette troupe dans un monde inconnu, à la fois du théâtre, de la politique, de l’écriture, de l’histoire, des religions, du terrorisme… Le choix de la pièce, sur l’événement le plus marquant de ce début de siècle, dans une forme contemporaine polyphonique inhabituelle… L’apport des artistes, comédiens et metteurs en scène, qui ont encadré le spectacle en permettant à chacun de se l’approprier… L’origine modeste et si souvent assignée à résidence culturelle des jeunes lycéens… Le fait de présenter ce travail dans un des plus grands théâtres de la ville, devant un vrai public… (Il y avait là même le ministre de la culture !) En conséquence, l’ouverture de la salle aux familles de ces jeunes, que l’on ne voit guère dans les salles habituellement…

Bref, tout ce que l’on dit depuis des années sur l’importance de l’expérience artistique dans l’éducation, sur le partenariat entre enseignants et artistes, entre établissements culturels et éducatifs, sur l’importance de réaliser de « vrais » projets, sur la puissance du théâtre comme aventure collective… Tout cela a été brillamment confirmé dans cette démarche menée avec justesse.

Pour qui milite depuis tant d’années pour que se développent ces expériences essentielles, bien loin rappelons-le d’un enseignement magistral d’une « histoire des arts », on ne peut-être qu’heureux de voir que des équipes jeunes s’emparent de l’affaire pour démontrer, s’il le fallait, combien ces processus sont importants et efficaces. Parions que tous les participants se souviendront longtemps de cette tranche de vie… Bravo à tous !

 

En savoir plus ici

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Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 12:15

Une image vaut mieux qu'un long texte. Elle est de François Caspar.

Francois_Caspar_9.11.jpg

 

 

 

Purpose: “I designed this poster in September 2002 for the first commemoration of this dramatic event. I saw so many images turning around for months and I was so chocked that I did not want to add any one more. A year later, I needed to express myself about 9.11 and I sent this e-poster to all my friends on D-day. I wanted a silent image, a moment of reverence. I simplified the view of the buildings in order to focus on the event itself and use our memory. This image was published in magazines and newspaper then. Ten years after, it is still a date…” FC

You can get this e-poster for free (2000 x 2800 pixels).
Enjoy and, please, share.


MORE E-POSTERS FREE DOWNLOADS
E-Posters available under a Creative Commons license.

You are free to share, to copy, distribute and transmit them, under the following conditions:
• Attribution. You must attribute the work © François Caspar.
• Noncommercial. You may not use this work for commercial purposes.
• No Derivative Works. You may not alter, transform, or build upon this work.

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Samedi 25 juin 2011 6 25 /06 /Juin /2011 10:18

Robin.jpg

 

Notre ami Robin Renucci a été nommé hier directeur des Tréteaux de France, centre dramatique national itinérant. S'il m'arrive souvent de critiquer ici (ou ailleurs) les décisions ministérielles, avouons que celle-ci est une très bonne nouvelle. Pour lui, bien sur, puisqu'il aspirait depuis déjà longtemps à la responsabilité d'un établissement public lui permettant de mettre en oeuvre un véritable projet liant à la fois la création, la formation, la transmission et l'éducation populaire... Mais aussi pour le théâtre lui-même, qui prolonge ainsi une tradition, une éthique, un projet démocratique sans cesse renouvelé.

Acteur populaire de théâtre, de cinéma et de télévision, Robin saura à coup sur insufler à cette institution atypique l'esprit du travail mené en Corse depuis des années, ouvert sur la diversité des talents et la fédération des énergies.

Bravo donc. Champagne ! Et bon vent aux Nouveaux Tréteaux de France.

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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 18:30

Le Théâtre du Soleil lance un appel que l'Oizeau se fait un plaisir de relayer...

affiche-Soleil.jpg

"...La Grande Nouvelle, joyeuse, monumentale, cinématographique :

Le Temps se venge toujours de ce qu’on fait sans lui.
(Un de nos proverbes favoris)

Oui, vous avez bien lu, nous faisons un film avec Bel Air Media, d’après notre spectacle. Ce film se veut non seulement un hommage aux pionniers du cinéma, mais un salut à tous les pionniers futurs de notre société. Le tournage a commencé en mars, mais pour des tas de raisons techniques et d’organisation, c’est cet été qu’il se poursuivra. En effet, bien que nous ayons obtenu un budget déjà conséquent, nous avons pris conscience que nous avions besoin de plus de temps pour faire "le film que nous voulons faire", celui de nos rêves. Et pour cela, il fallait que le Théâtre du Soleil augmente sa part dans la coproduction déjà en place. Il nous fallait acquérir du temps. Comment ? Inutile de tourner autour du pot. Grâce à vous. Voilà l’idée : nous lançons une Grande Souscription, en vous proposant d’acheter, à l’avance, un DVD-Mécène du film, un DVD très spécial, très beau, numéroté, assorti de nombreux suppléments (interviews, scènes de fabrication, documents d’époque, dossiers, etc). Un DVD qui fera de vous les mécènes du film, les indispensables complices du tournage. * Et si vous voulez aider plus encore, eh bien, achetez des DVD à vos amis et faites cette propagande active que demandait Jacques Copeau à ses spectateurs, il y a cent ans déjà. Nous aurons pour cette nouvelle aventure le soutien aussi inattendu que bienvenu de la Fnac, qui nous aidera pour la diffusion, la vente, ainsi que pour l’expédition de ce bel objet à ses "acheteurs précurseurs".

 

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Dimanche 10 avril 2011 7 10 /04 /Avr /2011 21:34

Le 12 mars dernier, Silvio Berlusconi a dû faire face à la réalité. L’Italie fêtait le 150ème anniversaire de sa création et à cette occasion fut donnée, à l’opéra de Rome, une représentation de l’opéra le plus symbolique de cette unification : Nabucco de Giuseppe Verdi, dirigé par Riccardo Muti.

Nabucco de Verdi est une œuvre autant musicale que politique : elle évoque l'épisode de l'esclavage des juifs à Babylone, et le fameux chant « Va pensiero » est celui du Chœur des esclaves opprimés. En Italie, ce chant est le symbole de la quête de liberté du peuple, qui dans les années 1840 - époque où l'opéra fut écrit - était opprimé par l'empire des Habsbourg, et qui se battit jusqu'à la création de l’Italie unifiée.

Avant la représentation, Gianni Alemanno, le maire de Rome, est monté sur scène pour prononcer un discours dénonçant les coupes dans le budget de la culture du gouvernement. Et ce, alors qu’Alemanno est un membre du parti au pouvoir et un ancien ministre de Berlusconi.

Cette intervention politique, dans un moment culturel des plus symboliques pour l’Italie, allait produire un effet inattendu, d’autant plus que Sylvio Berlusconi en personne assistait à la représentation…

Repris par le Times, Riccardo Muti, le chef d'orchestre, raconte ce qui fut une véritable soirée de révolution : « Au tout début, il y a eu une grande ovation dans le public. Puis nous avons commencé l’opéra. Il se déroula très bien, mais lorsque nous en sommes arrivés au fameux chant Va Pensiero, j’ai immédiatement senti que l’atmosphère devenait tendue dans le public. Il y a des choses que vous ne pouvez pas décrire, mais que vous sentez. Auparavant, c’est le silence du public qui régnait. Mais au moment où les gens ont réalisé que le Va Pensiero allait démarrer, le silence s’est rempli d’une véritable ferveur. On pouvait sentir la réaction viscérale du public à la lamentation des esclaves qui chantent : « Oh ma patrie, si belle et perdue ! ».

Alors que le Chœur arrivait à sa fin, dans le public certains s’écriaient déjà : « Bis ! » Le public commençait à crier « Vive l’Italie ! » et « Vive Verdi ! » Des gens du poulailler (places tout en haut de l’opéra) commencèrent à jeter des papiers remplis de messages patriotiques – certains demandant « Muti, sénateur à vie ».

Bien qu’il l’eut déjà fait une seule fois à La Scala de Milan en 1986, Muti hésita à accorder le « bis » pour le Va pensiero. Pour lui, un opéra doit aller du début à la fin. « Je ne voulais pas faire simplement jouer un bis. Il fallait qu’il y ait une intention particulière.  », raconte-t-il.

Mais le public avait déjà réveillé son sentiment patriotique. Dans un geste théâtral, le chef d’orchestre s’est alors retourné sur son podium, faisant face à la fois au public et à M. Berlusconi, et voilà ce qui s'est produit :

[Après que les appels pour un "bis" du "Va Pensiero" se soient tus, on entend dans le public : "Longue vie à l'Italie !"]

Le chef d'orchestre Riccardo Muti : Oui, je suis d'accord avec ça, "Longue vie à l'Italie" mais...

[applaudissements]

Muti
 : Je n'ai plus 30 ans et j'ai vécu ma vie, mais en tant qu'Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j'ai honte de ce qui se passe dans mon pays. Donc j'acquiesce à votre demande de bis pour le "Va Pensiero" à nouveau. Ce n'est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le Choeur qui chantait "O mon pays, beau et perdu", j'ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l'histoire de l'Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment "belle et perdue".

[Applaudissements à tout rompre, y compris des artistes sur scène]

Muti
 : Depuis que règne par ici un "climat italien", moi, Muti, je me suis tu depuis de trop longues années. Je voudrais maintenant... nous devrions donner du sens à ce chant ; comme nous sommes dans notre Maison, le théatre de la capitale, et avec un Choeur qui a chanté magnifiquement, et qui est accompagné magnifiquement, si vous le voulez bien, je vous propose de vous joindre à nous pour chanter tous ensemble.

C’est alors qu’il invita le public à chanter avec le Chœur des esclaves. « J’ai vu des groupes de gens se lever. Tout l’opéra de Rome s’est levé. Et le Chœur s’est lui aussi levé. Ce fut un moment magique dans l’opéra. »

« Ce soir-là fut non seulement une représentation du Nabucco, mais également une déclaration du théâtre de la capitale à l’attention des politiciens. »

 

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Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 18:26

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Philippe Avron nous a quittés le 31 juillet dernier. Plus de 300 personnes, amis et familles, se sont retrouvées pour lui rendre hommage le 12 décembre au Théâtre du Soleil à Paris. Accueil chaleureux et soirée émouvante. Quelques images accompagnaient la rencontre, sur une musique de Jean-Jacques Lemêtre.

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