On en parle... même en Belgique

Publié le par JGC

J'étais hier l'invité d'Emile Lansman à la Foire du livre de Bruxelles. Débat en compagnie de Valmy Féaux, ancien ministre de la culture, qui avait fréquenté Jack Lang, Melina Mercouri... Rencontre très sympathique et lecture en duo d'un passage du livre.FEAUX-CARASSO-lisant.jpg

et dans Rue du Théâtre

Petit pamphlet ironique

"Un livre d’abord d’humour. Un livre aussi de réflexion par la bande sur les véritables enjeux de la culture.

Maniant avec dextérité l’art du pastiche, Jean-Gabriel Carasso, sous forme de lettres, discours, communiqués, notes ministérielles, réponses parlementaires, citations…, donne un panorama drolatique de la culture vue par les politiques et leurs éventuels copinages.

Pour approcher d’une définition, il peut affirmer sans rire, mais sans nous interdire de le faire, que «  Le brouillard sémantique est épais, dans lequel chacun avance à l’aveuglette, bardé tantôt de certitudes douteuses, tantôt de doutes quasi certains ».

Des questions épineuses voient soudain fondre sur elles des arguments imparables. Ainsi du sort des intermittents du spectacle : « Imagine-t-on ne payer les soldats que lorsqu’ils font la guerre, au prétexte qu’ils ne travailleraient pas le reste du temps ? ». D’autres problèmes, telle la nomination d’une nouvelle direction au festival d’Avignon, se voient dotés illico de structures démocratiques ; certaines questions sont nanties de commissions, conférences, colloques et font l'objet discussions... à défaut de subventions. Une série d'entre elles, dont on débat depuis belle lurette, font seulement le thème de controverses successives.

Des propositions, comme d’associer le journal L’Équipe à un tour de France des initiatives régionales, avoisinent la modernisation de remise de médailles, désormais téléchargées sur la tablette numérique des récipiendaires. Des distorsions entre l’idée généreuse et la réalisation apparaissent ; ainsi pour la fête de la musique qui aboutit à une grand-messe médiatique et non à permettre à chaque enfant de jouer d’un instrument ; ainsi pour certains budgets augmentés dont le montant s’égare dans les arcanes administratifs. Des contradictions se font jour entre une haute idée de la fonction ministérielle et le passage quasi obligé dans des émissions télévisées démagogiques.

Bref, il y a là un plaisant inventaire de secteurs mais aussi de clichés et de langues de bois qui se clôt par une double lettre savoureuse de démission du poste de ministre, la première laudative, la seconde récriminante. Cependant, derrière l'ironie, telle cette création d'un FRIC (Fonds Régional d'Innovation Culturelle), se glissent des propositions intéressantes comme ce retour à une véritable pratique artistique dans l'enseignement."

Michel VOITURIER, Bruxelles

 

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