Education artistique : l'échec n'est pas permis

Publié le par JGC

Le collectif "Pour l'éducation, par l'art", avait publié en octobre dernier un article intitulé "L'éducation artistique : c'est maintenant". Suite aux diverses consultations et rapports récents, nous avons souhaité intervenir à nouveau publiquement pour attirer l'attention sur les conditions de la réussite de la politique que nous attendons. Le texte ci-dessous est publié aujourd'hui dans le Huffington Post.

 

Collectif "Pour l'éducation, par l'art" :

Marie-Christine Bordeaux (maître de conférences, Université Stendhal Grenoble 3), Jean-Gabriel Carasso (auteur, réalisateur, directeur de l’Oizeau rare), Pascal Collin (dramaturge, metteur en scène), Jean-Pierre Daniel (cinéaste pédagogue, ex-président des Enfants de cinéma), François Deschamps (président de la Fédération nationale des associations de directeurs des affaires culturelles), Alain Desseigne (président du Conseil des CFMI - Centres de formation des musiciens intervenants), Alain Kerlan (philosophe, Institut des sciences et des pratiques d'éducation et de formation, Université Lyon 2), Jean-Claude Lallias (professeur de lettres), Geneviève Lefaure (présidente de "Scènes d'enfances et d'ailleurs"), Philippe Meirieu (pédagogue, professeur à l’Université Lyon 2), Claire Rannou (déléguée nationale de l’ANRAT - théâtre et éducation), Robin Renucci (comédien, directeur des Tréteaux de France, président de l'ARIA), Emmanuel Wallon (sociologue, professeur à l’Université Paris Ouest Nanterre).

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Après les concertations et les rapports, voici venu le temps des actes. Il faut que le « plan national pour l’éducation artistique et culturelle » promis par François Hollande se concrétise et que les ministères concernés (Éducation, Culture, Jeunesse et Éducation populaire, Universités, sans oublier l’Agriculture) s’impliquent dans sa mise en œuvre, résolument et solidairement. Les enjeux de l’entreprise sont de deux ordres.

Pour l’Éducation nationale, au sein des établissements comme à l’extérieur, dans le cadre des enseignements mais aussi en complément et au delà des disciplines, il s’agit d’intégrer la dimension artistique, sous ses diverses formes (pratiques personnelles et collectives, découverte des œuvres du patrimoine et de la création contemporaine, partenariat avec des artistes, histoire des arts). Et ce, à tous les niveaux du système scolaire, du cursus universitaire et de la formation professionnelle, afin de favoriser l’émergence de l’école imaginative, alliant savoir et créativité, que réclament les mutations du monde contemporain. Il s’agit d’introduire au cœur de l’œuvre éducative, de ses rythmes, ses horaires et ses espaces, un antidote au formatage des esprits et des modes d’expression par les industries du divertissement.

Pour les politiques culturelles, il en va de la légitimité et de l’avenir du projet de démocratisation qui sous-tend l’engagement public depuis plus d’un demi-siècle. On ne saurait se contenter d’accumuler les offres d’art et de culture envers les adultes sans s’assurer que l’ensemble des enfants et adolescents aient été préparés à s’en saisir. Depuis des décennies, les expériences originales se multiplient et les évaluations positives se succèdent. Leur généralisation à tous les élèves, « de la maternelle à l’université », est à l’ordre du jour. Elle sera bien sûr progressive. Mais comment procéder ?

Outre l’inscription bienvenue de ces objectifs dans la loi d’orientation sur la refondation de l’école et le « socle commun de connaissances et de compétences », outre l’indispensable coordination avec les collectivités territoriales, afin que la palette des activités offertes à la jeunesse croisse en variété comme en qualité, plusieurs résolutions s’imposent au gouvernement s’il veut réussir la réforme espérée de tous côtés.

 

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