Allez voir « Eloge de l'oisiveté »

Publié le par JGC

Allez voir « Eloge de l'oisiveté »

de Dominique Rongvaux- d'après Bertrand Russell

au Théâtre de Belleville

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« Il y a deux sortes de travail : le premier consiste à déplacer une certaine quantité de matière se trouvant à la surface de la terre ou dans le sol ; le second, à dire à quelqu'un d’autre de le faire. »

(B. Russell)

 

Nous sortons d’une période électorale durant laquelle nous avons été submergés par le thème de « la valeur travail »  (que je préfère entendre « l’avaleur travail » ), débat idéologique douteux sur la question du sens même de la vie : vivre pour travailler ou travailler pour vivre, il faut choisir ! Je vous conseille vivement d’aller faire un tour au Théâtre de Belleville, pour voir et entendre « Eloge de l’oisiveté ». Un spectacle drôle, intelligent, utile et rafraîchissant pour l'esprit. Dépéchez-vous !

 

« Bertrand Russell, philosophe, mathématicien et prix Nobel de littérature, publie en 1932 un essai intitulé « Éloge de l’oisiveté ». Ce livre est un plaidoyer pour une plus juste distribution des richesses obtenues grâce aux progrès techniques de la révolution industrielle. Si ces richesses n’étaient pas accaparées par quelques-uns, le travail pénible serait considérablement réduit et chacun pourrait consacrer son temps à des activités dignes, agréables et constructives.

Le présent spectacle est une réflexion sur la place du travail dans nos vies, sur la valeur de l’argent, sur notre rapport au temps et à l’urgence. Conçu comme un assemblage ludique, on y retrouve bien sûr Bertrand Russell, mais aussi Jean de La Fontaine ou Denis Grozdanovitch, l’auteur du « Petit Traité de désinvolture » et de  « L’Art difficile de ne presque rien faire ».

Le comédien Dominique Rongvaux nous y raconte aussi sa propre expérience de jeune diplômé en management confronté aux absurdités du monde de l’entreprise et sa décision de tout abandonner pour changer de vie.

« Éloge de l’oisiveté » est  questionnement partagé avec le public. Les machines nous ont soulagé de nombreuses tâches ingrates, pourtant la souffrance au travail ne cesse de croître. Que signifie la  sévère  désapprobation morale qu’encourent la paresse et les paresseux ? Comment résister à la tyrannie  de l’efficacité et du  rendement ?  Et si c’était notre liberté

individuelle qui était en jeu ?

Nous voudrions rappeler, dans le brouhaha ambiant, que les choix d’organisation de la société sont multiples, que des possibilités existent en-dehors du discours majoritaire et qu’on peut vouloir travailler moins pour vivre plus. »

 

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Publié dans COUPS DE PUB

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