Transmettre, dans quel but ?

Publié le par JGC

Au début de l'été, la revue Mouvement m'a demandé un texte sur la transmission pour un prochain numéro. Voilà qui est fait, la revue vient de paraître avec un dossier spécial sur le sujet.
Ci-dessous, mon texte en partage. Pour ensavoir plus, cliquer sur l'image



Transmettre, dans quel but ?

sur l’art, la culture, l’éducation


Nous sommes entrés dans la bataille de l’imaginaire, le grand chambardement, temps troublés où le monde se transforme sous nos yeux, sans que personne ne puisse prédire des lendemains qui chantent, ni même qui fredonnent. Tout change, tout évolue, tout se transforme. Avec les technologies de la communication, le temps et l’espace ne cessent de se réduire ; avec la mondialisation des échanges, le travail se fait rare ; avec les flux migratoires et les métissages, les identités sont incertaines ; avec l’Europe élargie, les frontières se dissolvent ; avec la crise du capitalisme, le réchauffement de la planète, les délocalisations, la démographie, l’individualisme triomphant, Internet, les intégrismes religieux... j’en passe ! Le monde accélère. Rien ne sera plus jamais comme avant ! Une telle mutation anthropologique constitue, pour le champ de l’art et de la culture, comme pour celui de l’éducation, à la fois une chance et une crainte. C’est une chance pour l’émergence d’un monde nouveau, ouvert à toutes les créations et aux inventions du possible, à tous les métissages de formes, à la diversité culturelle si longtemps revendiquée. Mais c’est aussi la crainte de ne rien maîtriser de l’avenir, de voir exploser les valeurs et les codes sociaux qui fondent notre vivre ensemble, de constater le retour des pires régressions, de laisser se diluer le sens même du travail accompli depuis plusieurs décennies, notamment depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Le relativisme menace aujourd’hui autant que l’académisme le faisait hier. Dans ce contexte général, deux questions centrales nous sont posées. Quelle éducation ? Quelle culture ?

 

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Eric DAUVIN 09/10/2009 09:10


Est-ce parce que le bateau tangue que l'incertitude doit dominer? Je me souviens dans le mouvement perpétuel des questions artistiques et culturelles cet aphorisme issu du livre le cheval
d'orgueil  "en avant calme et droit" certe cela s'applique au dresseur mais à bien réfléchir à chacun en ces temps tourmentés . C'est l'idée de ne pas rester immobile, de poser la
sereinité comme fondement de l'être et la justesse comme éthique, le mot vertu étant banni, bien qu'il ait ma préférence. Alors, quelle éducation et quelle culture ? Déjà quelle
fondement, quel mouvement pour quel être?