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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 14:41

En vrac, quelques suggestions à lire, à voir, à écouter…

au cas où le football vous laisserait un peu de temps !

A lire :

LES OURS DORMENT ENFIN

les-ours-dorment-enfin.jpegUne pièce pour enfants de Geneviève Billette, BILLETTE Genevieve (photo Julien Tremblay)auteure québécoise qui vient d’obtenir le prix Annick Lansman,

 PRIX ANNICK LANSMAN 300 DPI Coul

du nom de notre amie décédée qui contribua largement à l’aventure des Editions Lansman.

 

L’OCCIDENT MONDIALISE (controverse sur la culture planétaire)

Image-2-copie-1.jpg

Un ouvrage à deux voix d’Hervé Juvin et Gilles Lipovetsky.

Collection Nouveau collège de philosophie. Grasset éditeur.

Quelles sont les effets de la mondialisation sur le champ culturel ? Après « Mainstream » de Frédéric Martel, largement médiatisé, voici un autre ouvrage de haute tenue pour nous éclairer sur les faits et les effets de la globalisation, sur la « culture monde » qui désormais nous entourre.

  Un film de Romain Goupil sensible, touchant, attachant qui nous parle de l’enfance en général, et de notre monde qui fait de l’étranger une pâte à expulsion… Manière intelligente de rendre compte de notre époque. Je vous le conseille vivement. En savoir plus


A voir :


Un film

Image 1-copie-1

Un film de Romain Goupil particulièrement sensible et intelligent, sur l'enfance en général et notre période d'expulsion des sans papiers... En savoir plus

 

Un spectacle


affiche montaigne jpg

" Shakespeare, Montaigne, mon père et moi " sera présenté au théatre des Halles au prochain festival d'Avignon pendant la durée du festival. Ophélia et Alain Timar, chacun à leur manière ont accompagné le travail dramaturgique de ce voyage dans l'écrit, la pensée, l'humanisme, la modernitè . Le livre que mon père m'a laissé en héritage en est le fil rouge... Jean-Jacques Lemêtre a écrit une musique accordée et inspirée. Erhart Stieffel a fait les masques. Je retrouve avec bonheur l'équipe de " Je suis un saumon" et du "Fantôme de Shakespeare" : Jean Gabriel Carasso assure son, lumière et prises de vue, Francois Volard veille aux contacts et à la diffusion. Tout le long de sa création, le spectacle a pu montrer ses différentes formes en devenir dans l'accueil du public " Ces ingénieux chimistes de nos créations" : au théatre de la Vie à Bruxelles, à l'Institut international de la marionnette à Charleville-Mézières, au Palais Jacques Coeur à Bourges, au festival Théâtre en mai à Dijon...
Philippe Avron     en savoir plus

Avignon. Théâtre des Halles, du 7 au 29 juillet. 19h30

 

A écouter :

Sur le site "Horgchamps.org", Bernard Stiegler, Marie-José Mondzain, Roland Gori interviennent sur les questions de la culture, à propos de l’Appel « Impossible absence »   lancé par la revue Cassandre. Nous étions parmi les premiers signataires de cet appel qui receuille désormais plus de 17 000 signatures. Une occasion de s’agiter les méninges sur la questions toujours d’actualité de la culture, de son sens et de ses politiques.

 

Sinon, bon foot ! Et bel été à tous si je ne réapparais pas d'ici là !

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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 20:11

Fin du suspens dans la procédure de nomination du nouveau directeur du "Centquatre" à Paris.

Il est sorti du chapeau aujourd'hui.

Cliquez sur l'image et vous saurez...104.jpg

Un bref commentaire :

1/ J'avais la quasi certitude que ce serait lui... Intuition confirmée !

2/ Compte tenu de son profil et de son expérience, il ne devrait pas manquer de s'intéresser au "jeunes publics". Notre bataille n'aura peut-être pas été totalement inutile.

Wait and see !

Et bonne chance au nouveau capitaine du navire.

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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /Juin /2010 11:36

Dans le grand chambardement culturel, il est urgent de rerendre le travail de la pensée collective. Les initiatives se multiplient. En voici une qui trouve sa place dans la Maison des Métallos à Paris, lieu dans lequel souffle un vent nouveau. On ira !

 

Metallos.jpg


Pour un véritable débat démocratique

Première rencontre : vendredi 11 juin 2010

A La Maison des Métallos, Paris XIème.

Journée de débats et de rencontres avec les publics et les acteurs de la culture et de la connaissance en Ile-de-France, pique-nique, à l'initiative du CRACC*.

 


Crise de la culture ?

Les réformes néolibérales qui ont trouvé un accélérateur avec les plans de rigueur annoncés

sont en passe de saper définitivement les fondations des droits sociaux. Partout où prévaut la solidarité, le gouvernement instaure une prétendue modernisation, avec comme valeur exclusive de gouvernance la rationalisation économique, la concurrence comme moteur économique et social, lʼinégalité comme norme. Tous les secteurs sont touchés les uns après les autres, l'université et la recherche, lʼhôpital, lʼécole et la culture, sont soumis à un même modèle de restructuration. Là où il y avait une multiplicité de structures de natures et de tailles diverses, cette pseudo-rationalisation économique impose la création de "pôles d'excellence" et de compétitivité conduisant à la réduction des structures considérées non performantes, à la fermeture des théâtres et des unités de soin qui ne sont pas assez rentables.

La question des valeurs passe à la trappe, au crible épurateur dʼune pauvre et triomphante raison comptable. Cʼest bien la culture au sens large, les valeurs instituées par le Conseil National de la Résistance qui sont explicitement visées.

Depuis une dizaine d'années avec la réforme de l'intermittence en 2003, la RGPP1 à partir de 2008 et maintenant la réforme des collectivités territoriales2, tous les secteurs de la culture sont entraînés dans une spirale destructrice.

Pour préparer ou achever les prétendues réformes, il est de coutume pour les gouvernements successifs d'organiser des consultations comme les Assises de l'enseignement supérieur et de la recherche, les Entretiens de Valois, et maintenant les conférences territoriales du spectacle vivant, pour ne retenir au final aucune des propositions des premiers concernés.

Nous ne sommes pas dupes, et nous n'attendons pas le résultat de ces fausses consultations pour nous organiser et construire des alternatives. Suite aux récentes mobilisations pour la défense de l'art de la culture et de la connaissance, dans un souci de ralliement avec tous les secteurs touchés par la même logique comptable, nous proposons avec cette première journée d'initier un véritable mouvement démocratique de résistance et d'actions pour la défense du bien public

1- RGPP (Révision générale des politiques publiques) : Démantèlement progressif du ministère de la culture, rentabilisation des institutions culturelles, privatisation, rationalisation économique et évaluation strictement comptable des activités.

2 - La « réforme » des collectivités territoriales : Les collectivités territoriales financent aujourd'hui à 70% le secteur culturel, avec la restriction des budgets ce sont des centaines de théâtres, de festivals, de productions de film qui vont être mis à bas


Première journée de rencontres et de débats

Vendredi 11 juin 2010

A la Maison des Métallos - 94, rue Jean-Pierre Timbaud - 75 011 Paris (m° Couronnes ou Parmentier)

En présence de : Roland Gori (cofondateur de lʼAppel des appels), Annick Kieffer (Sauvons la Recherche), Michel Fouquet du SNEP-FSU, Emmanuel Wallon (Professeur de sociologie politique), Patrick Coupechoux (journaliste), Christelle Blouet, des organisations membres du CRACC, du BLAC - Collectif National de lʼaction culturelle cinématographique et audiovisuelle, et de ….

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10h00 : Débat introductif

Qu'est ce qui se passe ? Inventons ensemble d'autres possibles !

Face à une même logique de gouvernance managériale et comptable dans les services publics de la culture, la connaissance, la santé…

Quelle est la mécanique des réformes en cours ? Comment agissent-elles dans les différents domaines ?

Intervenants du secteur culturel, de l'enseignement, de la recherche et de la santé…

12h30 : Pause déjeuner, apportez votre Pique-Nique !

14h00 : Ateliers et propositions d'actions

• Ce qui nous rassemble : culture, enseignement, recherche, santé, éducation…

Face à des attaques de même nature, quelles sont les réponses communes ?

• Quelles réformes pour la culture ?

Réforme des collectivités : Explications technique, juridique et économique.

Quelle analyse politique ?

Pour une autre concertation : vers la co-élaboration : agenda 21 de la culture.

Faut-il légiférer ? Une loi cadre pour la culture, c'est quoi ?

17h00 : Assemblée générale plénière, rendu des propositions d'actions

18h30 : Apéro

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*CRACC : Comité Régional d'Action pour la Culture et la Connaissance en Ile de France

Artisans, depuis plusieurs décennies, de la création, de la recherche, de la diffusion de la connaissance et de multiples formes dʼexpression artistique, et du développement dʼun public de plus en plus diversifié. Nos revendications s'appuient sur la défense d'un des droits fondamentaux de la Constitution: lʼaccès pour tous les citoyens à lʼéducation, à lʼart, à la culture et à la connaissance.

Le CRACC, crée en novembre 2009, est constitué de Association des Bibliothécaires de France - ABF-GIF, Association de Directeurs des Affaires Culturelles dʼIle-de-France - ASDAC Ile de France, CGT Culture, SFA – CGT (Syndicat Français des Artistes interprètes), SDAMP–CGT (Syndicat Des Artistes Musiciens de Paris-Ile-de-France), Coordination des intermittents et précaires dʼIle de France – CIP-IDF, Fédération de la Culture Communication Spectacle CFE-CGC et les syndicats CFE-CGC : SNACOPVA (artistes et Chefs dʼorchestre de variétés et Arrangeurs), SNAPS (artistes et professions du Spectacle), SNELD (Editions et Culture), SNCAMTC (cinématographie), syndicat CFE-CGC France Télécom Orange, Fédération MEDIAS 2000 CFE-CGC (Médias et Audiovisuel), Fédération des professionnels de lʼart contemporain – CIPAC, Fédération nationale des écomusées et des musées de société – FEMS, Sauvons la Recherche, Sauvons lʼUniversité, SUD Culture Solidaires, SNAC-FSU et SNASUB- FSU, SNAPAC-CFDT, Syndicat national des musiciens - SNM- FO, Syndicat national des scènes publiques – SNSP, Syndicat national des entreprises artistiques et

culturelles – SYNDEAC, Réseau Art contemporain Paris/Ile-de-France – tram, Les organisations membres de lʼUFISC en Ile-de-France : Fédération des Arts de la Rue en Ile-de-France, Syndicat National des Arts Vivants –SYNAVI- Ile-de-France, le RIF / Confédération des réseaux départementaux de lieux de musiques actuelles/amplifiées en Ile-de-France, Actes-If, réseau solidaire de lieux culturels franciliens, le Syndicat du Cirque de Création – SCC, le Syndicat national des petites et très petites structures non-lucratives des Musiques Actuelles – SMA, Fédération régionale des écoles de cirque dʼIle de France (fédération associée à lʼUFISC) http://craccidf.canalblog.com/

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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 10:05

La réforme de la formation des enseignants se met en place dans les écoles élémentaires et maternelles.

Illustration par ce petit texte qui circule :
  ba_ba.jpg
 C’est la rentrée !
 A l’école élémentaire de la rue de l’Avenir, dans la classe de CE2, élèves et parents font la connaissance de l’enseignant, enfin des enseignants… Car ils seront deux dans la classe, jusqu’aux vacances de la Toussaint.
 
Le premier vient d’être reçu au concours de recrutement des professeurs des écoles, on l’appelle P.E.S. (Professeur d’Ecole Stagiaire). Il n’a pas eu de formation professionnelle, hormis 4 semaines d’observation dans deux classes l’année dernière. Pas de chance, ce n’était pas en CE2, mais   bon.
 
 Le deuxième, qu’on appelle T1 (Titulaire 1ère année), sort d’un an de formation professionnelle à l’IUFM, il a eu la chance d’être reçu au concours en 2009 : il fait partie de la dernière promotion d’enseignants formés puisque les IUFM n’existeront plus en 2011. Il aurait dû avoir un  poste à l’année dans une école pas trop difficile pour ce début de carrière, mais bon.
 
Le samedi suivant, réunion de classe.
 
PES explique aux parents qu’il a un tuteur dans l’école, un enseignant chevronné qui lui apporte conseils et soutien. Bien sûr c’est un peu compliqué parce que le tuteur a un CP et n’a pas fait de CE2 depuis 1997, il ne connaît pas les manuels, et le midi il fait les aides personnalisées. Mais bon, on peut discuter un peu à la récréation, s’envoyer des mails le soir. Et puis le T1 a accepté de prendre le CP du tuteur deux matinées par   semaine pour qu’il vienne dans le CE2 voir comment travaille le PES. Et puis, il y a aussi un Maître Formateur qui viendra dans la classe de temps en temps.
 
Enfin, à partir de novembre, ce sera différent : le T1 quitte l’école pour aller faire des remplacements ailleurs. Le PES reste dans la classe de CE2…les lundis jeudis et vendredis, puisque les mardis il va parfaire sa formation  à l’Université jusqu’au mois de mai.
 
Pour les mardis, un remplaçant Brigade arrive. Jusqu’au mois de mai, le Brigade remplacera quatre PES dans quatre écoles différentes : une petite section le lundi, un CE2 le mardi, un CM1 le jeudi et une grande section le vendredi. Ca fait une centaine d’élèves, Brigade ne connaîtra peut-être pas tous les prénoms à Noël, mais bon.
 
Le PES et le Brigade ne se rencontreront jamais puisqu’ils ne sont pas là les mêmes jours, mais bon, quelques mails pour les urgences, ça permet de créer du lien !
 
Comme la formation professionnelle, c’est vraiment primordial, le PES aura aussi un stage d’une semaine complète au deuxième trimestre. Pas d’inquiétude, son remplacement est prévu…par une autre Brigade, on l’appelle Brigade n°2.
 
Quand mai arrivera, le PES aura terminé sa formation et sera à plein temps dans sa classe de CE2. Il sera évalué (il ne sait pas encore par qui ni comment) et titularisé (si tout va bien) à la rentrée suivante.
 
Les parents osent quelques questions sur l’emploi du temps, le programme scolaire, les projets pédagogiques, le livret d’évaluation. Le PES est embarrassé car il a été nommé la veille de la rentrée, il a juste eu le temps de lire les Programmes Officiels, participer à deux réunions le mercredi avec l’inspecteur sur le thème « Déontologie du fonctionnaire», aménager sa classe, s’initier au maniement du Baby-haller pour son élève asthmatique, repérer l’itinéraire pour les séances de piscine qui commencent lundi... Mais bon, il va faire son maximum, mettre les bouchées doubles. L’école est sympa, les collègues attentifs et le PES est très motivé et le T1 va l’aider.

 

Les parents quittent la réunion, perplexes, inquiets ou fâchés. Que penser ? Que faire ?
 
Vous n’avez pas tout compris ? C’est normal.
 
En revanche, vous avez sans doute compté : PES, T1, Brigade n°1, Brigade n°2… 4 enseignants différents. Une grippe ? Un congé maternité ? Il faudra faire appel à Brigade n°3…
A la rentrée, 170 écoles, soit plus de 4000 élèves, seront dans cette situation à Paris.

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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 16:47

Avec le printemps, revient le temps des promenades citadines et des revendications.

Demain, il s'agira de signaler que la culture n'est pas un luxe. On ira !

 

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JEUDI 6 MAI 2010
 
POUR DÉFENDRE L’ART ET LA CULTURE, NOUS DEVONS ÊTRE NOMBREUX.
 
La réforme des collectivités territoriales et la suppression de la taxe professionnelle vont empêcher départements et régions de subventionner le secteur de la culture.
 
La Révision Générale des Politiques Publiques affaiblit le Ministère et va restreindre fortement la politique culturelle intérieure et extérieure de la France.
Le ministère des Finances veut retirer 30 millions d’euros au seul secteur de la création dès 2011.
Les restrictions budgétaires, imposées depuis quelques années, entrainent une précarité grandissante pour de nombreux métiers de la culture.
Le Conseil de la création artistique cautionne la politique de démantèlement de l’art et de la culture et détourne du Ministère des fonds importants alors que les crédits manquent pour les artistes et les lieux d’art et de culture.
 
Face au désengagement de la puissance publique imposé par l’Etat dans le domaine de la culture et plus généralement dans les services publics, il faut ouvrir des négociations sur :
> Une véritable garantie de compétence culturelle par les collectivités territoriales ;
> L’arrêt de la Révision Générale des Politiques Publiques dans le secteur de la culture ;
> Un plan de relance et de développement, notamment en faveur de l’éducation artistique, de la démocratisation culturelle et de l’action internationale ;
> Une vraie politique publique en faveur de l’emploi artistique ;
> La pérennisation du régime spécifique d’assurance chômage des artistes et techniciens du spectacle ;
> La dissolution du Conseil de la création artistique.
 
SOYONS NOMBREUX LE 6 MAI POUR DEFENDRE L’ART ET LA CULTURE
 
Personnels de tous les secteurs de la Culture, publics et citoyens rendez-vous
A Paris, pour une manifestation à 14h30, depuis le Cirque d’Hiver jusqu’au Centre Pompidou, via le Palais Royal.
En région, par une série d’actions publiques et médiatiques sur le thème « lieux d’art et de culture ouverts ou fermés ? ».

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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 16:43

En ce printemps triomphant, trois coups de coeur à partager...

soleil

1/ Moliere au Soleil

Le spectacle du Théâtre du Soleil a reçu le "Molière" du meilleur spectacle subventionné. Les membres de le troupe sont venus sur scène, comme il se doit, non pour remercier maman, papa, mon metteur en scène et tous ceux qui me soutiennent depuis l'enfance... mais pour lire un texte manifestement discuté et préparé. Le plus simple est de le lire. Le voici :

 

"Nous voudrions remercier les professeurs, tous ceux qui, sans se laisser décourager par la dégradation continue de leurs conditions de travail et la défiguration de leur mission, viennent chez nous avec leurs élèves, après les avoir préparés au spectacle, avec tant d’amour, de compétence et de ténacité. 

Nous voudrions remercier, parmi les fonctionnaires des ministères, des régions et des villes, ceux qui, serviteurs obstinés de la République, tentent de pallier la politique actuelle de  désengagement impitoyable de l’Etat.

Nous voudrions remercier parmi les citoyens français, ceux qui viennent nous voir dans nos théâtres, et ceux qui ne viennent pas et ne viendront peut-être jamais, mais qui, sans bouclier d’aucune sorte, payent leurs impôts, assurant bien seuls la solidarité abandonnée par les responsables au pouvoir.

Nous voudrions remercier les spectateurs. Tous ceux qui arrivent dans nos théâtres, les uns après une journée de travail parfois sans horizon, sans relations humaines dignes de ce nom, les autres mettant de côté d’autres fatigues, par exemple, celle de l’âge ou celle du handicap.

Nous voudrions remercier tous ceux, bien plus jeunes que nous, qui choisissent la route escarpée et risquée de la troupe et du théâtre populaire.

Nous voudrions remercier tous ceux qui partagent avec nous, la conviction que le théâtre est un lieu de beauté, de réflexion éthique et donc de bonheur.

Nous voudrions vous remercier de nous avoir compris."

Le Théâtre du Soleil

A l’occasion de la 24ème Nuit des Molières,

25 avril 2010

 

Majastre.jpg

2/ Le culture en archipel

Un livre de Jean-Olivier Majastre, anthropologue, qui fit il y a vingt-cinq ans une étude sur les pratiques culturelles et les modes de vie chez les jeunes en situation d'apprentissage, à Grenoble.

Cet ouvrage ressort aujourd'hui, assorti d'une préface de votre serviteur !

C'est aux éditions de l'Harmattan.

 

 

Dijon-mai.jpg

3/ Théâtre en Mai à Dijon

Le Théâtre Dijon Bourgogne, Centre dramatique national, organise du 18 au 29 Mai le festival "Théâtre en Mai", avec une programmation  alléchante. L'équipe qui entourre François Chatot est particulièrement accueillante et l'athmosphère de ces rencontres est d'une grande humanité. Je peux en témoigner. Nous y serons les trois derniers jours avec mon ami Philippe Avron.

Le programme et les infos sont ici.

 

 

 


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Samedi 17 avril 2010 6 17 /04 /Avr /2010 12:31

 

télé

Petite histoire singulière...

Je reçois, il y a peu, un coup de fil… « Bonjour, c’est pour l’émission de France 2, animée par Guillaume Durand. Nous invitons mercredi prochain le Ministre de la culture, Frédéric Mitterrand et Michel Drucker. Nous cherchons des interlocuteurs qui accepteraient de leur poser quelques questions. Votre éditeur nous a parlé de vous… »

Pourquoi pas ! Les occasions sont rares de débat public sur les questions de la culture, l’aventure m’intéresse autant qu’elle m’amuse. Je donne mon accord…

« Pourriez-vous nous indiquer en quelques mots les questions que vous souhaiteriez leur poser ? Ils ne les connaîtront pas avant l’émission ».

Soit ! Je demande quelques heures de réflexion.

Illico, j’appelle quelques amis pour affiner les questions que je souhaite soulever, afin de vérifier la pertinence et la justesse de mes propos. J’affine, je rédige et j’expédie.

Silence radio quelques heures, puis… nouveau coup de fil.

« Finalement, nous avons changé d’orientation, nous préférons un jeune homme pour poser des questions sur Internet… »

Et voilà comment, je ne passerai pas à la télévision !

Mais quelles étaient ces questions ? Je ne voudrais pas avoir travaillé pour rien, je vous les livre donc en exclusivité.

 

Voici le message expédié :

« Cher monsieur,

Comme suite à notre conversation téléphonique voici quelques réflexions sur les questions que je pourrais aborder avec vos invités, Frédéric Mitterrand et Michel Drucker.

 

A Frédéric Mitterrand,  je proposerais les trois questions suivantes :


1 / Quelle éducation artistique à l’école ?

Depuis près de 40 ans, avec des enseignants engagés dans des démarches d’éducation nouvelle, avec des artistes intervenants en milieu scolaire, des projets en partenariats, des formations dans les IUFM, les Universités d’été… nous avons défriché le terrain de ce que l’on appelle « l’éducation artistique à l’école »

De très nombreuses expériences et aventures ont été menées partout en France, avec le plus grand succès, alliant des ateliers de pratique artistique par les jeunes eux-mêmes, des relations aux œuvres (visites de musées, de lieux du patrimoine, de spectacles vivants…) et une réflexion (historique, technique, philosophique…) sur ces expériences.

En 2007, le Président de la République a fait de ce thème de l’éducation artistique une priorité… et demandé à ses ministres de mettre en œuvre une politique dynamique dans ce domaine.

Or, la décision principale qui a été prise et mise en œuvre, c’est un enseignement de l’histoire des arts, désormais obligatoire de la maternelle à l’université.

En même temps, une réduction des horaires à l’école primaire, a eu pour conséquence de réduire le temps disponible pour ce type d’activité…

Aujourd’hui la réforme des lycées remet en cause une part de ce travail…

Les formations autour de ces sujets dans les IUFM ont pratiquement disparues…

Nombre de praticiens vivent ces décisions comme une trahison de leurs engagements.

Pour le dire simplement, c’est comme si l’on décidait supprimer désormais le sport à l’école pour le remplacer par… à l’histoire des sports !

« Asseyez-vous, on va vous raconter l’histoire du football ! Et après vérification des connaissances acquises, certains auront le droit d’aller sur le stade frapper dans un ballon ! »

Pendant longtemps, le ministère de la culture a été en pointe sur cette exigence de qualité dans les projets d’éducation artistique, sur la présence des artistes dans ces activités, sur le rapport des enfants et des jeunes à la création contemporaine (et pas seulement au patrimoine et au passé)…

Comment pouvez-vous influencer votre collègue de l’éducation nationale, pour que des temps, des espaces, des moyens véritables soient consacrés à ces activités artistiques comme élément majeur de la scolarité, comme cela existe par exemple dans la plupart des pays anglo-saxons ?

 

2/ Comment l’Etat et les collectivités territoriales peuvent poursuivre le financement de la culture ?

Le paysage artistique et culturel français s’est construit, progressivement, depuis la seconde guerre mondiale, tel un véritable château de cartes ! A la fois superbe et fragile !

L’Etat d’abord, ensuite les villes, les départements, les régions… ont organisé et financé, souvent ensemble et de manière volontariste, des équipements, des structures, des projets  (musées, théâtres, festivals…)… dans un esprit de démocratisation progressive.

Cela offre aujourd’hui un paysage très riche, très diversifié, que de nombreux pays nous envient.

Or, une grande angoisse pèse actuellement sur cet ensemble, notamment sur la capacité à venir des collectivités territoriales à poursuivre leurs engagements dans le domaine de l’art et de la culture. (Actuellement, 85% des financements publics de culture proviennent des collectivités territoriales !)

D’une part, la réforme à venir des collectivités locales risque d’enlever tout ou partie des « compétences » culturelles aux départements et/ou aux régions.

Pouvez-vous confirmer que ces inquiétudes sont infondées et qu’elles demeureront autorisées par la loi à s’investir dans ces domaines ?

D’autre part, la suppression de la taxe professionnelle risque d’enlever à nombre de collectivités les moyens de mener une politique culturelle véritable.

Exemple : j’étais très récemment à Cordemais, petite collectivité des Pays de la Loire dans laquelle se trouve une centrale électrique. Cette petite commune finance notamment un théâtre, une équipe, un festival…. grâce à la taxe professionnelle ! Le maire est extrêmement inquiet pour la suite, persuadé que très vite, il n’aura plus ces moyens et devra sacrifier, en premier lieu, les aventures culturelles.

Ailleurs, dans le département de la Seine Saint-Denis, ce sont les structures liées au livre et à la lecture qui sont menacées par un Conseil Général étranglé financièrement par les dépenses sociales (-17% pour la culture).

Dans les Côtes d’Armor, moins 20% à toutes les associations culturelles…

Partagez-vous ces inquiétudes ? Quelles garanties L’Etat peut-il apporter à ces craintes ?

Car au fond, dans un château de cartes, il suffit d’en enlever une pour que tout l’édifice s’effondre !

 

3/ Quel est aujourd’hui le rôle du ministère (et du ministre) de la culture ?

Le ministère (et le ministre) de la culture tiennent, dans notre pays, un double rôle : à la fois réel et symbolique.

Rôle réel de gestion d’un budget et d’une politique artistique, d’organisation et de direction d’une administration, de financements, de règlements, de lois, etc…

Mais aussi rôle symbolique d’orientation, de parole, d’impulsion, d’entraînement, finalement de représentation du domaine des arts et de la culture, au sein de la République.

Certains de vos prédécesseurs ont marqué fortement en ce sens leur passage :

- André Malraux bien sûr, qui fut le premier… à impulsé un développement culturel du pays

- Jack Lang, qui fut le plus longtemps en poste, a ouvert largement le champ culturel

... or, il me semble très difficile aujourd’hui de percevoir votre propre singularité dans ce domaine.

Quelle grande orientation souhaitez vous donner à la politique artistique et culturelle de notre pays, à l’heure de la grande « Bataille de l’imaginaire » et de l’individualisme triomphant ?

Vous qui êtes un homme de communication, on vous entend assez peu.

Est-ce par modestie ?

Ou par impuissance à entraîner vos collègues du gouvernement dans une grande politique d’action et de développement culturel, qui impliquerait des coopérations très fortes d’autres domaines : l’éducation, l’action sociale, la jeunesse, la ville… ?

Ou encore, plus gravement, parce que la question culturelle n’intéresse plus grand monde dans les sphères politiques ?

 

 


 A Michel Drucker, je suggère deux questions :

1/ Pourquoi toujours les mêmes à la télé ?

La télévision, dans sa dimension la plus intelligente, et notamment dans son esprit de « service public »  est un formidable outil de distractions autant que de connaissances et de cultures.

Vous êtes l’un des représentants les plus pertinents de cette dimension télévisuelle populaire.

Je suis frappé cependant de cette pratique qui consiste, pour l’essentiel, à inviter en permanence des gens dont la notoriété est déjà faite.

On fait (re)connaître ce qui est déjà connu…

et ce faisant, on laisse dans l’ombre des pans entiers de la société – notamment du monde artistique et culturel, mais pas seulement – qui ne passent pas et ne passeront probablement jamais dans aucune émission de télévision à une heure d’écoute confortable.

Combien d’artistes remarquables, auteurs, metteurs en scène, musiciens, équipes de création… oeuvrent dans notre pays sur des terrains très divers, mais restent inconnus du « grand public » faute de la moindre  fenêtre de visibilité audiovisuelle…

J’aimerais savoir quelle est la logique qui pousse à maintenir cette situation :

 - est-ce le média télévisé qui empêche d’ouvrir à des aventures moins spectaculaires?

- est-ce le principe de l’audimat qui mène à une concurrence inévitable ?

Le « service public » de la télévision peut-il élargir le champ de ses invités ? Comment ?

Ne peut-on imaginer, par exemple, une séquence « l’inconnu du dimanche », entre JP Coffe et Anne Roumnoff, qui mettrait en lumière une aventure, une œuvre, une démarche  singulière… qui profiterait de votre talent et de votre puissance médiatique pour atteindre un large public ?


2/ Est-ce que la suppression de la publicité à la télévision publique change véritablement les choses ?

On assiste aujourd’hui à un réveil du débat sur la suppression de la publicité à la télévision.

Faut-il ou non poursuivre ce projet et supprimer totalement la publicité, y compris avant 20 heures, sur les chaînes publiques ?

Au-delà des questions de financement et de budget, et leur dimension politique, qu’en est-il de l’effet réel de cette suppression sur la nature et la qualité des programmes ?

Est-ce que cela permet (ou non) de modifier réellement l’esprit et la nature des programmes ?

Et que pensez-vous de la proposition alternative (qui avait été faite par le pédagogue Philippe Meirieu) d’interdire la publicité, 10 minutes avant et 10 minutes après les émissions pour enfants ?

Une telle mesure aurait évidemment eu un sens éducatif très fort ! J’en reviens à la préoccupation éducative….


Jean-Gabriel Carasso

L’émission passera mercredi soir sur France 2.

Sans moi.

A vos postes !

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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 15:51

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Je viens d'apprendre avec la plus grande tristesse le décès de René Rizzardo, infatiguable militant de la cause culturelle. Grand partisan de la décentralisation culturelle et de la formation des élus et des cadres territoriaux, il fut notamment fondateur et premier directeur de l'Observatoire des politiques culturelles de Grenoble.

Nous nous sommes connus il y a vingt-cinq ans, alors qu'il intervenait dans la formation des cadres culturels du Centre national de Formation d'Avignon (CFNA). Nous nous sommes croisés très souvent depuis, dans une relations toujours franche et amicale. Cet observateur aigu de la vie culturelle et de ses politiques nous manquera. Adieu l'ami !

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Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 22:00

Image-1.jpgMonsieur le Président,

À plusieurs reprises, vous vous êtes publiquement engagé à promouvoir l’éducation artistique et culturelle.
Or, la réforme des lycées qui entrera en vigueur en septembre prochain appauvrit les enseignements artistiques en classe de seconde, ce qui aura inévitablement des conséquences en première et terminale.

Les élèves de seconde pouvaient jusqu’alors choisir un enseignement artistique dit de détermination parmi : théâtre, musique, danse, cinéma-audiovisuel, arts plastiques, arts du cirque, histoire des arts. Il s’agissait d’un cours hebdomadaire de 3h (6 h pour les arts du cirque), centré sur la pratique artistique et l’ouverture culturelle.
En outre, pour les arts du cirque, la danse, le cinéma et le théâtre, le programme établissait qu’un artiste professionnel en lien avec une institution culturelle faisait équipe avec le professeur pour conduire la pratique artistique.
La réforme du lycée supprime ces enseignements de détermination.

Elle instaure à la place des enseignements dits d’exploration. L’horaire hebdomadaire du cours est restreint à 1h30. Le programme réduit la pratique artistique à portion congrue et supprime le travail avec les artistes dans les classes.

C’est un incontestable appauvrissement.
De plus, l’interprétation et la mise en œuvre de cette réforme varient d’une académie et d’une discipline à l’autre, laissant place à l’arbitraire et à l’injustice.

Nous, professeurs, artistes, citoyens, vous demandons, M. le Président, d’intervenir auprès du Ministre de l’Education Nationale et du Ministre de la Culture afin que la réforme du lycée soit amendée et que soient préservés des enseignements artistiques ambitieux dès la classe de seconde, dans lesquels les artistes interviennent aux côtés des professeurs pour initier les élèves au processus de la création
.

 

Cette lettre au Président de la République est actuellement en ligne sur le site du Théâtre du Soleil et chacun peut y apporter sa signature. Une fois de plus, la contradition entre les intentions énoncées et la réalité des faits se confirme !

 

Sur les enjeux culturels du moment, voir aussi le blog de Jean-Claude Pompougnac et ses inforrmations toujours pertinentes qu'il nous propose.

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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 10:21

Image-2-copie-2.jpgDès novembre, je suggérais ici un peu d’audace au Maire de Paris pour redonner au « Centquatre » un sens, une image et une légitimité en consacrant cet espace et ses moyens à l’enfance, à la formation, au public familial… Cette proposition était reprise et soutenue par près de 350 signataires, adressée à la Mairie et aux responsables du lieu. Vint enfin, en janvier, une procédure d’appel à candidature à laquelle nous avons répondu collectivement. Depuis, silence radio ! Pas même un accusé de réception de notre dossier. Ainsi va la démocratie et se déroule la procédure officielle pour choisir l’orientation et la direction d’un lieu devenu emblématique de la politique culturelle de la Ville. Patience, patience ! Peut-être notre dossier s’est-il perdu dans les couloirs ? Peut-être fait-il l'objet de débats enflamés au sein de la Ville ? Peut-être recevrons-nous un mail nous remerciant de notre intérêt pour cette structure ? Peut-être seront-nous convoqués pour pouvoir expliquer le sens de notre démarche ? Ou peut-être rien ! Peut-être apprendrons-nous simplement par la presse le nom du prochain directeur ? Mystère ! Et désagréable impression pour ce qui ressemble au mieux à de l’impolitesse, au pire à du mépris. A moins que ce ne soient le rythme et les pratiques normales de l’administration ? Re-mystère ! Patience, patience !

En attendant, la revue Mouvement à décidé de s’emparer du sujet et d’occuper désormais les lieux (en fait le Café 104) pour animer un débat public autour du devenir du « Centquatre »

Voir ici le texte de Jean-Marc Adolphe, rédacteur de la revue.

Et l’article de Libération.

A suivre !

 

PS : entendu hier à la radio un entretien avec Frédéric Martel, auteur d’un livre récent intitulé « MainStream, enquête sur cette culture qui plait à tout le monde » (Flamarion). L’auteur semblait fort convaincant sur cette dimension culturelle populaire si souvent réfutée par « l’excellence ». Je ne l’ai pas encore lu, mais ne manquerai pas de le faire incessemment.

martel

Joyeuses pâques !

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Vient de paraître : 

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rencontrez l'auteur :

le 16 février à 19h, à la Librairie du "104" à Paris

le 3 mars à 11h, Foire du Livre de Bruxelles

le 8 mars à 17h30, librairie "Contact" à Angers

le 15 mars à 19h, Librairie "Les Orgues" à Paris

le 4 avril à 17h30, à la FNAC Etoile (Ternes)

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et toujours...

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Un coffret de 10 DVD

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