Les manifestations se suivent et se succèdent depuis plusieurs semaines.
Le Théâtre du Soleil s'est engagé dans cette bataille, à sa manière, spectaculaire et théâtrale.
Voici quelques images de celle du 12 octobre à Paris...
Les manifestations se suivent et se succèdent depuis plusieurs semaines.
Le Théâtre du Soleil s'est engagé dans cette bataille, à sa manière, spectaculaire et théâtrale.
Voici quelques images de celle du 12 octobre à Paris...
Pour tous ceux qui souhaitent entammer une réflexion collective sur les enjeux de la culture et sur les perspectives à venir... Nous démarrons un cycle de rencontres... les amis des amis sont bienvenus !
Rencontres publiques
LA BATAILLE DE L’IMAGINAIRE
Parce que...
le monde change…
les notions mêmes d’art, de culture, d’identité et de diversité culturelle sont incertaines…
la question culturelle semble toujours aussi éloignée des préoccupations politiques…
les enjeux de la culture méritent d’être redéfinis et partagés…
il nous faut impérativement réinventer l’avenir…
La Maison des métallos, les éditions de l’Attribut et l’association Les Rencontres d’Archimède se proposent de mener ensemble une série de rencontres publiques sur le thème : LA BATAILLE DE
L’IMAGINAIRE.
En 2009 paraissait aux éditions de l’Attribut l’ouvrage La Bataille de l’imaginaire, livre collectif réalisé à l’initiative des Rencontres d’Archimède. 30 auteurs apportaient à cette occasion des éléments de réflexion sur la culture, l’action culturelle, les politiques culturelles. Les rencontres entendent poursuivre et prolonger ces réflexions, les mettre en partage et contribuer ainsi à l’indispensable débat public sur ces questions.
Première rencontre :
Lundi 11 Octobre 2010 (de 19 à 21 h )
Culture et politique : où est le problème ?
Avec la participation de :
Karine Gloanec-Maurin, présidente de la FNCC (Fédération nationale des collectivités territoriales
pour la culture)
Jean-Michel Lucas, (alias Doc Kasimir Bisou) maître de conférences à l’université Rennes 2, ancien
Drac d’Aquitaine
Fabrice Lextrait, auteur du rapport au ministre de la culture sur les friches et laboratoires culturels
(2001)
Eric Fourreau, fondateur des éditions de l’Attribut, conseiller culturel du Maire de Toulouse
Rencontre animée par Philippe Mourrat, Jean-Gabriel Carasso, Cecil Guitart…
La seconde rencontre aura lieu le lundi 13 décembre 2010
94 rue Jean-Pierre Timbaud - 75011 Paris
Tél. : 01 47 00 25 20 (réservation conseillée)
Entrée libre
"Lié aux récents événements concernant la présence dans notre pays d'européens - qui ont le culot d'être Roms et plutôt pauvres-, le cirque tzigane
Romanès se voit menacé car on refuse des permis de travail aux musiciens qui participent à ce spectacle. Un spectacle de cirque poétique, festif et chaleureux qui tourne dans toute
l'Europe !
Je ne suis pas un inconditionnel des pétitions, mais il me semble qu'il faut réagir à cette situation pour faire en sorte que notre pays retrouve un peu de sa dignité !"
Je fais suivre avec conviction ce bref message de mon ami FD.
Le Cirque Romanes représentait... la France à l'expo universelle de Shanghaï !
A vos claviers !
Pour signer, c'est ici
Libération, Touche pas à mon pote, La Règle du Jeu s'associent pour lancer un appel à signer. Je ne suis pas un fou des signatures de pétitions mais il arrive qu'elles soient opportunes. En voici le texte :
"En proposant d'étendre les possibilités de déchéance de la nationalité française à de nouvelles catégories de citoyens, Nicolas Sarkozy a franchi, avec le discours de Grenoble, un cap
dangereux.
En effet, pour la première fois au plus haut de niveau de l'Etat, il aura été publiquement affirmé qu'il existe des « Français de souche » et des « Français de papier », comme le clame le Front
National depuis sa création et au risque de crédibiliser ce dernier. Allant jusqu'à remettre en cause le droit du sol, le Président de la République voudrait en outre que les jeunes « d'origine
étrangère » ne deviennent plus automatiquement français à leur majorité s'ils ont été délinquants !
Sous le faux prétexte d'assurer la sécurité des Français, le pouvoir tend en fait à imposer une idée aussi simple que malhonnête: les problèmes de notre société seraient le fait des étrangers et
des Français d'origine étrangère.
De tels propos, relayés et amplifiés jusqu'à la nausée par nombre de responsables politiques poursuivent une lente mais sure dérive illustrée aussi bien par le débat sur l'identité nationale que
par l'ignoble stigmatisation dont les Roms et les Gens du voyages sont depuis quelques semaines les victimes.
Ces propos constituent une atteinte intolérable aux principes constitutifs de la Nation.
Pour nous, la Nation, ce n'est pas la recherche frénétique de la mise au ban de citoyens. C'est tout au contraire l'affirmation de la légitimité de tous à participer en pleine égalité aux choix
publics.
Pour nous, la Nation, ce n'est pas l'utilisation des étrangers comme boucs émissaires afin de masquer le marasme économique et social de notre pays.
C'est tout au contraire l'attachement à un traitement digne et égal de tous.
Malheureusement, cette atteinte aux valeurs d'égalité et de dignité s¹apprête aujourd'hui à trouver une concrétisation à travers le projet de loi Besson relatif à l'immigration et la batterie
d'amendements d¹ores et déjà annoncés pour durcir un texte qui tournait déjà le dos aux principes humanistes les plus élémentaires.
Face à cette offensive, nous prononçons un triple « non » :
Non à l'extension des possibilités de déchéance de nationalité !
Non à la stigmatisation des Roms et des Gens du voyages !
Non au recul des droits des étrangers contenu dans le projet de loi Besson !"
Voilà plusieurs années que j'envisageais de faire un livre sur Jérôme Thomas, jongleur singulier que j'accompagne depuis son enfance.La collaboration entre le CNAC (Centre national des arts du cirque) et les éditions Actes Sud Papiers, pour mettre en oeuvre une nouvelle collection "Quel cirque?" nous donne enfin l'occasion de réaliser ce projet. Avec mon camarade Jean-Claude Lallias, nous avons donc interrogé longuement Jérôme sur son parcours, son travail, ses réflexions...
Et voilà : l'objet est en librairie depuis le 1er septembre.
A vos libraires !
L’été s’achève. Les affaires reprennent. Et les grèves, les
manifs, les millions d’euro de Tapie, Bettencourt, les expulsions, les sans-papiers, les sans-logis, les sans travail… La routine quoi ! Enfin, presque ! Ici et là, cependant, quelques
lueurs enthousiasmantes.
Non, je ne parle pas du dernier match de l’équipe de France de foot. Encore que…
Quelques semaines déjà que je m’étais promis de vous faire part de ma grande découverte de l’été, à savoir l’inauguration dans les montagnes Corses de « La Stazzona », magnifique lieu de formation artistique et théâtrale imaginé et réalisé par Robin Renucci et son équipe de l’ARIA. Je raconte…
Robin à passé son enfance dans ces villages du Giussani, en Haute Corse. Il y a gardé un enracinement essentiel et à voulu, depuis 1998, y faire vivre des « Rencontres internationales de théâtre ». Cela fait donc 13 ans que cette aventure, portée par l’association ARIA, se développe chaque été pendant plusieurs semaines. Des dizaines de stagiaires et quelques centaines de spectateurs participent désormais à cette aventure exceptionnelle. A partir de ce projet, inscrit dans la grande tradition des stages de réalisation menés par la Jeunesse et les Sports dans les années 50/60, la nécessité d’un lieu permanent s’est imposée. Utopie absolue que de construire un tel équipement dans ces villages isolés qui ne comptent que quelques dizaines d’habitants. Et pourtant… Robin à offert le terrain, les élus locaux, la région, l’Etat, l’Europe… ont décidé d’apporter leurs concours. Et voilà l’objet :
Pour qui visite pour la première fois ce lieu, on est frappé par la cohérence de l’espace et du projet pédagogique et culturel. Lieu de travail ouvert, invitation à la création et à l’appropriation, la Stazzona, architecture de bois, s’inscrit avec bonheur dans le paysage montagneux et rappelle, inévitablement, dans un autre temps et un autre espace, le Théâtre du Peuple de Bussang. Projet artistique autant que social, et politique.
Il faut maintenant faire vivre cet espace au-delà de l’été, le faire connaître, crier haut et fort que ce peut-être un lieu formidable de réflexion, de travail, de formation…
Bon vent à l’ARIA et à la Stazzona.
Pour ceux qui veulent en savoir plus, c’est ici.
Philippe Avron était un ami. Un vrai ! De ceux qui vous accompagnent sur les chemins de la vie, vous apportent une vision singulière du monde, vous font une confiance absolue, vous
encouragent à devenir un peu plus, et un peu mieux, ce que vous êtes…
Des premiers stages avec son équipe (Avron, Evrard, Ajoret, Trapet, Onfroy), dans les années 70, jusqu’aux tournées mémorables au Québec, en passant par New York, Bruxelles, Avignon, Charleville, Bourges, Dijon… nous avons arpenté le monde ensemble, émerveillés et heureux ! C’est qu’il avait la joie communicative le Phiphi et l’énergie, la générosité, l’attention aux autres toujours en éveil ! Les Africains disent que lorsqu’un ancien meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. La départ de Philippe, c’est un monument qui s’écroule ! Avec toutes les bibliothèques dedans. Celle de Montaigne, celle de Shakespeare, celle des poètes et des peintres qu’il aimait tant fréquenter, celle des chanteurs, des auteurs, des comédiens et des metteurs en scène qu’il admirait tant (Vilar bien sûr, Benno Besson et tant d’autres…)
Nous partagions aussi le souvenir et l’amitié du maître, Jacques Lecoq, dont il me disait un jour : « c’est lui qui m’a autorisé à devenir l’artiste que je suis. Il m’a donné le droit d’oser ! » Il a pleuré longuement au départ du maître. Moi aussi…
Nous aurons donc vécu ensemble, presque jusqu’au bout, cette fin de route théâtrale qui s’est terminée en Avignon, dans le jardin de la Chapelle Sainte-Claire qu’il aimait tant. Il voulait absolument que son « Montaigne… » y trouve sa place, devant ce public si chaleureux et si intelligent, disait-il… Il l’a fait ! Nous étions à la fois admiratif et effrayé de son audace, de sa volonté, de son courage. Mais quelle émotion en fin de spectacle, le public debout, pleurant pour une grande part… Nous pressentions que quelque chose se terminait-là, sans oser croire que c’était la vie elle-même qui allait s’achever pour lui, quelques jours plus tard. Mais voilà ! Il ne riait plus notre Phiphi, tant la douleur et l’épuisement lui pompaient l’énergie. Un Philippe qui ne rit plus… c’était donc vraiment grave !
Ah, j’oubliais l’information : Philippe Avron est décédé samedi 31 juillet à Suresnes. Non d’une « longue maladie » comme disent pudiquement et faussement les journaux, mais d’une très courte et très violente maladie, qui vous emporte sans prévenir. Nous irons demain avec lui jusqu’à Hardivilliers, dans son Vexin où il aimait se retirer pour travailler, travailler encore, travailler toujours… écrire, jouer, dessiner, peindre… « La retraite, c’est l’arthrite » disait-il ! Mieux, il avait réservé sa tombe au cimetière « près de la sortie, pour pouvoir être plus vite dehors » ! Nous regarderons encore et encore les images qu’il nous a laissées…
Adieu Philippe et, comme tu disais en guise d’encouragements : « Toï Toï ».
En vrac, quelques suggestions à lire, à voir, à écouter…
au cas où le football vous laisserait un peu de temps !
A lire :
LES OURS DORMENT ENFIN
Une pièce pour enfants de Geneviève Billette,
auteure québécoise qui vient d’obtenir le prix Annick Lansman,
du nom de notre amie décédée qui contribua largement à l’aventure des Editions Lansman.
L’OCCIDENT MONDIALISE (controverse sur la culture planétaire)
Un ouvrage à deux voix d’Hervé Juvin et Gilles Lipovetsky.
Collection Nouveau collège de philosophie. Grasset éditeur.
Quelles sont les effets de la mondialisation sur le champ culturel ? Après « Mainstream » de Frédéric Martel, largement médiatisé, voici un autre ouvrage de haute tenue pour nous éclairer sur les faits et les effets de la globalisation, sur la « culture monde » qui désormais nous entourre.
Un film de Romain Goupil sensible, touchant, attachant qui nous parle de l’enfance en général, et de notre monde qui fait de l’étranger une pâte à expulsion… Manière intelligente de rendre compte de notre époque. Je vous le conseille vivement. En savoir plus
A voir :
Un film
Un film de Romain Goupil particulièrement sensible et intelligent, sur l'enfance en général et notre période d'expulsion des sans papiers... En savoir plus
Un spectacle
" Shakespeare, Montaigne, mon père et moi " sera présenté au théatre des Halles au prochain festival d'Avignon pendant la durée du festival. Ophélia et Alain Timar, chacun à leur manière ont
accompagné le travail dramaturgique de ce voyage dans l'écrit, la pensée, l'humanisme, la modernitè . Le livre que mon père m'a laissé en héritage en est le fil rouge... Jean-Jacques Lemêtre a
écrit une musique accordée et inspirée. Erhart Stieffel a fait les masques. Je retrouve avec bonheur l'équipe de " Je suis un saumon" et du "Fantôme de Shakespeare" : Jean Gabriel Carasso assure
son, lumière et prises de vue, Francois Volard veille aux contacts et à la diffusion. Tout le long de sa création, le spectacle a pu montrer ses différentes formes en devenir dans l'accueil du
public " Ces ingénieux chimistes de nos créations" : au théatre de la Vie à Bruxelles, à l'Institut international de la marionnette à Charleville-Mézières, au Palais Jacques Coeur à Bourges, au
festival Théâtre en mai à Dijon...
Philippe Avron en savoir plus
Avignon. Théâtre des Halles, du 7 au 29 juillet. 19h30
A écouter :
Sur le site "Horgchamps.org", Bernard Stiegler, Marie-José Mondzain, Roland Gori interviennent sur les questions de la culture, à propos de l’Appel « Impossible absence » lancé par la revue Cassandre. Nous étions parmi les premiers signataires de cet appel qui receuille désormais plus de 17 000 signatures. Une occasion de s’agiter les méninges sur la questions toujours d’actualité de la culture, de son sens et de ses politiques.
Sinon, bon foot ! Et bel été à tous si je ne réapparais pas d'ici là !
Fin du suspens dans la procédure de nomination du nouveau directeur du "Centquatre" à Paris.
Il est sorti du chapeau aujourd'hui.
Cliquez sur l'image et vous saurez...
Un bref commentaire :
1/ J'avais la quasi certitude que ce serait lui... Intuition confirmée !
2/ Compte tenu de son profil et de son expérience, il ne devrait pas manquer de s'intéresser au "jeunes publics". Notre bataille n'aura peut-être pas été totalement inutile.
Wait and see !
Et bonne chance au nouveau capitaine du navire.
Vient de paraître :
rencontrez l'auteur :
le 16 février à 19h, à la Librairie du "104" à Paris
le 3 mars à 11h, Foire du Livre de Bruxelles
le 8 mars à 17h30, librairie "Contact" à Angers
le 15 mars à 19h, Librairie "Les Orgues" à Paris
le 4 avril à 17h30, à la FNAC Etoile (Ternes)
et toujours...
Un coffret de 10 DVD
18 rescapés des rafles et des camps
de la seconde guerre mondiale racontent...
15 heures de film
1 introduction exclusive de Boris Cyrulnik
Un entretien de Jean-Gabriel Carasso
Le manifeste pour une politique
Recueil de textes sur le théâtre
Récits et
anecdotes
15 ans de cabaret
3 spectacles
Deux films et de nombreux bonus
Témoignages et spectacles
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