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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 13:56

Le Français dans le monde (revue de la fédaration internationale des professeurs de français) n°379 de janvier-février 2012, rend-compte du coffret de 10 DVD "Nous étions des enfants" que nous avons réalisé. En savoir plus sur www.nousetionsdesenfants.com

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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 21:44

La scène se passe à Nantes, aux BIS (Biennales internationales du spectacle), ce jeudi 19 janvier. Le candidat à la Présidence de la République, François Hollande, vient de faire un (intéressant) discours sur l'enjeu culturel, puis fait le tour des stands. Il s'arrête un instant à celui des éditions de l'Attribut pour y rencontrer l'auteur (votre serviteur) du livre "Quand je serai ministre de la culture". Quelques instants de dialogue au milieu d'une foule de journalistes et de caméras, je lui offre le livre en lui indiquant que j'ai voulu alléger sa tâche en lui évitant d'avoir à choisir un ministre de la culture, puisque j'ai décidé que ce serait moi ! Je précise que le livre s'ouvre sur une "lettre au Président de la République" que j'ai écrite pour lui... Passé le moment d'étonnement que je perçois sur son visage, il s'empare du bouquin, le feuillette un peu, j'en profite pour ajouter le précédent livre "Nos enfants ont-ils droit à l'art et à la culture?". Ce thème semble l'intéresser. Il emporte le tout en me remerciant.... Fin de la rencontre.

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Dans la foule qui le suit, une femme me demande qui je suis... "L'auteur de ce livre..."! Elle s'en empare et s'en va avec. Je lui précise que ces livres sont à vendre. Elle le repose et file. Aussitôt, une autre femme m'interpelle : "Vous avez tort, c'est la journaliste de l'AFP". Illico je reprends le livre, je fends la foule et m'empresse de lui offrir le bouquin... A deux pas, Aurélie Filippetti, en charge de la culture dans l'équipe du candidat, est en train de téléphoner sur un portable. Je m'approche, lui glisse un  bouquin sans un mot. Elle sourit et s'en va. Fin du film. Cela a duré trois minutes au plus...

J'attends le communiqué de l'AFP !

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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 22:31

Attention, événement...

Barba.jpg

L'ODIN TEATRET sera à Paris au Théâtre du Soleil
8 – 11 et 15 – 18 février à 20h30

Dimanche 12 et 19 février à 15h30


LA VIE CHRONIQUE, spectacle de l´Odin Teatret
Mise en scène et dramaturgie Eugenio Barba
Dédié à Anna Politkovskaya et à Natalia Estimirova, écrivains russes engagées dans la défense des droits humains, assassinées par des sicaires en 2006 et 2009 pour s’être opposées au conflit tchéchène.


"Nous sommes très heureux et très émus d’accueillir à nouveau cette troupe jumelle, née, comme le Théâtre du Soleil, un beau jour de 1964. L’Odin continue d’interroger les destinées du monde contemporain en se penchant ici plus particulièrement sur une Europe à l’histoire parfois si sombre.Précipitez-vous donc, le théâtre ne pourra accueillir que 120 spectateurs par soir et il n’y aura que dix représentations !!! "

 

en savoir plus et réserver

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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 21:50

En tant que (futur) ministre de la Culture

j'étais hier invité de France culture Pas-la-peine-de-crier_0.jpg

dans l'émission de Marie Richeux

"Pas la peine de crier"

un entretien sympathique et intelligent que vous pouvez écouter ou ré-écouter

ici

(l'entretien de 40' commence à 20' du début)

ainsi qu'un "post-auditum" sur  théâtre-éducation et le théâtre forum.

Merci de l'invitation dans cette émission aussi fraiche que décalée

que je vous conseille...

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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 21:22

Ecrire un livre est une étrange alchimie, qui allie l'envie de l'auteur, son désir, mais aussi ses craintes, ses incertitudes, avec  la possibilité concrète d'une édition, d'une diffusion... Il faut encore l'intérêt supposé de quelques lecteurs, la pertinence d'un sujet, l'opportunité d'un thème dans un contexte... mais également une idée de forme, un challenge d'écriture sans lequel l'exercice risque de n'être qu'un exposé plus ou moins scolaire...

C'est un peu tout cela qui s'est trouvé réuni, il y a quelques mois, lorsqu'au milieu d'une nuit je me suis éveillé avec un titre dans la tête "Quand je serai ministre de la culture..." et cette idée saugrenue mais alléchante de rédiger à l'avance un certain nombre de discours, lettres, communiqués, interventions publiques, etc. Bref, l'idée de jouer au ministre, le temps d'un bouquin, m'est apparue comme une évidence et comme un pari pertinent pour parler aujourd'hui de culture et de politique culturelle. Une bonne idée, en somme !

Mais des bonnes idées, il faut se méfier... C'est qu'un livre ne se résume pas à une idée, il importe qu'il en contienne, si possible, quelques autres. Il faut donc, comme toujours, travailler autant qu'il est possible, tenir le fil de la forme, maintenir le plaisir du jeu et, dans le même temps, nourrir le contenu, traiter de sujets qui importent, bref "écrire". Sur l'art, la culture, l'éducation, l'audiovisuel, la démocratie, Internet, le patrimoine, le ministère... Dire deux ou trois choses qui nous tiennent à coeur.

C'est le résultat de ce travail que je vous invite, avec grand plaisir, à découvrir, contribution au débat politique du moment. Les commentaires seront évidemment bienvenus !  :

 

couv-ministre.jpg

 

"Voilà ! C’est fait ! Nous y sommes ! Cette fois, c’est certain ! C’est mon tour !
Le secrétaire général de la Présidence est apparu sur les marches de l’Élysée, a égrené la liste des membres du nouveau Gouvernement. Après le Premier ministre et les ministres d’État chargés de l’Économie, des Finances, de l’Emploi et de la Solidarité nationale, après les ministres des Affaires extérieures, de l’Éducation et de la Justice,ce fut l’annonce du ministre en charge de la Culture, de la jeunesse et de l’éducation durable : votre serviteur !...
D’autres choix, sans doute, restaient possibles : un animateur de télévision, un énarque fringuant, une danseuse étoile à la retraite, un journaliste connu, un artiste peut-être ? Non, tout de même pas un artiste à la Culture ! ... Émotion ! Quelques instants de doute : suis-je vraiment compétent ? Légitime ?
... Après tout, on a vu des ministres aux compétences les plus douteuses. Alors, pourquoi pas moi !
Ministre,cela veut dire écrire, parler, convaincre, inaugurer, honorer, décorer. Prenons de l'avance..."

Merci à Jack Malraux pour sa préface élogieuse autant que pertinente.

Merci aux éditions de l'Attribut pour leur soutien et leur fidélité.

 

Parution le 18 janvier aux éditions de l'Attribut.

Signature à l'occasion des BIS à Nantes, le 18 janvier à 18h30 sur le stand des éditions de l'attribut.

 

En savoir plus et commander, ici

 

La bande annonce :

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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 21:24

Cliquez sur l'image

puis sur un instrument

Joyeuses fêtes !!!

Image-9-copie-1.jpg

ou encore, voir ici

(Trouvé sur le site de la graphiste et illustratrice Aude Picault)

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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 15:13

Bientôt, dans toutes les écoles et universités française, la matinée commencera comme ça !

Meilleurs voeux !

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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 22:06

Le dramaturge et ancien président tchèque Vaclav Havel est mort dimanche 18 décembre. L'artisan de la Révolution de velours anticommuniste de 1989 et chef de l'Etat tchécoslovaque puis tchèque de 1989 à 2003 s'est éteint dans son sommeil. Il avait 75 ans.

Nous avions participé à la reconstitution de son procès au Théâtre du Soleil, organisé par l'AIDA (Association internatinoale de défense des artistes). Nous avions lu, vu et travaillé quelques textes de son théâtre (Audience, Vernissage...) et avions pour cet homme le plus profond respect.

 

HAVEL-001.jpg

 

Le 1er janvier 1989, alors qu'il vient d'être élu président de la Tchécoslovaquie Vaclav Havel s'adresse à ses concitoyens. Et pose cette question centrale de la responsabilité. Qui est responsable du totalitarisme? Chacun d'entre nous, explique-t-il avec ses mots.
Voici l'intégralité de ce discours:

«Chers concitoyens,

Depuis quarante ans, vous avez toujours entendu le premier jour de l'année, de la bouche de mes prédécesseurs, le même discours avec seulement quelques variantes: comment notre pays fleurissait, combien nous avions fabriqué de nouveaux millions de tonnes d'acier, combien nous sommes tous heureux, combien nous avons confiance en notre gouvernement et quelles belles perspectives s'ouvrent à nous!

Je suppose que vous ne m'avez pas proposé à ce poste pour que je vous mente à mon tour.

Notre pays ne fleurit pas. Le grand potentiel créateur et spirituel de nos nations n'est pas utilisé comme il se doit. Des branches entières de l'industrie produisent des choses qui n'intéressent personne, tandis que ce dont nous avons besoin nous manque toujours. L'Etat, qui s'appelle «Etat des ouvriers», humilie et exploite les ouvriers. Notre économie arriérée gaspille une énergie rare. Le pays qui pouvait être fier autrefois de l'érudition de son peuple dépense tellement peu pour l'enseignement qu'il se trouve aujourd'hui à le 72è place mondiale dans ce domaine. Nous avons pollué la terre, les rivières et les forêts que nous avaient laissées nos ancêtres, au point que nous avons aujourd'hui le plus mauvais environnement de toute l'Europe; les adultes chez nous meurent plus tôt que dans la majorité des pays européens.

Permettez-moi d'exprimer une petite impression personnelle: récemment, alors que je me rendais à Bratislava en avion, j'ai trouvé un peu de temps, entre diverses discussions, pour jeter un coup d'œil par le hublot. J'ai vu le complexe de l'entreprise Slovnaft et, tout à côté, la grande agglomération de Petrzalka. Ce coup d'œil m'a suffi pour comprendre que pendant des dizaines d'années, nos hommes d'Etat et nos personnalités politiques n'ont pas regardé ou n'ont pas voulu regarder par les hublots de leurs avions. Aucune statistique dont nous disposons n'aurait permis de comprendre plus vite et plus facilement la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Mais tout cela n'est pas encore l'essentiel. Le pire est que nous vivons dans un milieu moral pourri. Nous sommes malades moralement parce que nous sommes habitués à dire blanc et à penser noir, à ne pas prêter attention l'un à l'autre, à ne nous occuper que de nous-mêmes. Des expressions comme l'amour, l'amitié, la pitié, l'humilité ou le pardon ont perdu leur profondeur et leur dimension et ne signifient pour nombre d'entre nous qu'une sorte de particularité psychologique aussi désuète que des salutations oubliées du temps passé, un peu risibles à l'heure des ordinateurs et des fusées cosmiques.

Peu d'entre nous ont été capables d'exprimer à haute voix que les puissants ne devraient pas être omnipuissants et que les fermes spéciales qui leur fournissent des produits écologiquement purs et de qualité devraient plutôt envoyer ces produits dans les écoles, les maisons d'enfants et les hôpitaux, dans la mesure où notre agriculture n'est pas capable de les offrir à tous.

Le régime au pouvoir jusqu'ici - armé de son idéologie fière et intolérante- a rabaissé l'homme au niveau d'une force de production et la nature à celui de moyen de production. Il a sapé ainsi leur principe et leur rapport mutuel. Il a transformé des personnes douées et jouissant de leurs droits, travaillant intelligemment dans leur pays, en boulons d'une machine monstrueusement grande, grondante et puante, dont personne ne sait quel est le sens véritable. Elle ne sait rien faire d'autre que s'user elle-même, et avec elle tous ses boulons, lentement mais irrésistiblement.

Si je parle de climat pourri, je ne parle pas seulement de messieurs qui mangent des légumes écologiquement purs et qui ne regardent pas par les hublots de leurs avions. Je parle de nous. Nous qui nous sommes tous habitués au système totalitaire, nous qui l'avons accepté comme un fait immuable, donc entretenu par nos soins. Autrement dit: nous tous -bien qu'à des degrés différents- nous sommes responsables de la dérive de la machine totalitaire. Nous ne sommes pas seulement ses victimes, mais nous sommes tous en même temps ses co-créateurs.

Pourquoi parler ainsi? Parce qu'il ne serait pas raisonnable de considérer le triste héritage des dernières quarante années comme quelque chose d'étranger, légué par un parent lointain. Nous devons au contraire accepter cet héritage comme quelque chose que nous avons nous-mêmes commis contre nous. Si nous le prenons ainsi, nous comprendrons qu'il dépend de nous tous d'en faire quelque chose. Nous ne pouvons pas faire porter la responsabilité de tout cela sur les gouvernants précédents, non seulement parce que cela ne répondrait pas à la vérité, mais encore parce que cela affaiblirait le devoir qui se pose aujourd'hui à chacun de nous, le devoir d'agir indépendamment, librement, raisonnablement et vite.

Détrompons-nous, le meilleur gouvernement, le meilleur parlement et le meilleur président ne peuvent pas à eux seuls faire grand chose. Et ce serait très injuste d'attendre la solution d'eux seulement. La liberté et la démocratie, cela signifie la participation et la responsabilité de tous.

Si nous nous en rendons compte, toutes les horreurs dont hérite la nouvelle démocratie tchécoslovaque ne nous sembleront pas aussi épouvantables. Si nous nous en rendons compte, l'espoir reviendra dans nos cœurs.»
1er janvier 1990

 

Ce discours est reproduit dans un livre de Christian Duplan et Vincent Giret, «La Vie en rouge, ils ont fait tomber le communisme 1944-1989», réédité aux Editions du Seuil en 2009. (cité par François Bonnet /Médiapart)

 

Pour en savoir plus sur son théâtre, voir l'article de Jean-Pierre Thibaudat

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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 20:55

On trouve des choses comme ça sur le Net...

Que l'on a simplement envie de faire partager

"Claude Régy est metteur en scène de théâtre, mais au cours du temps, il a renoncé aux normes classiques de la représentation : architecture, décor, costumes, psychologie, personnages, pour se réfugier avec les acteurs dans l'espace sans contours visibles de l'écriture. Le projet de ce documentaire n'est pas de réaliser un film sur lui et son travail, mais avec lui, dans lequel il s'interroge justement sur ce qui fait la nature de ce travail, et essayer de voir où l'ont mené cinquante années de recherches et d'expériences. Pas d'illustrations, pas de témoignages, ni de chronologie. Mais tenter de capter la matière d'un regard, la texture d'une voix, ce qu'elles donnent, l'une et l'autre, à voir et à sentir, quand on s'approche de la part d'énigme et d'incertitude attachée à cette création, et spécifique à cet être-là. Le film sera réalisé dans la maison de Claude Régy, un lieu aussi singulier que lui et en analogie évidente avec la matière de ses spectacles, avec sa façon de vivre. Une maison immense aux pièces vides où la lumière ne fait voir que des espaces incertains, flottants, silencieux. C'est dans ce lieu intime et essentiel à l'élaboration de son travail que Claude Régy se tiendra. Ouvert et libre. Vivant."

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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 14:26

Festival-Avignon-2010.jpgCela avait été annoncé dès le mois d’avril par le ministre de la Culture, c'est fait : le Conseil d’administration du Festival d’Avignon vient de désigner officiellement Olivier Py comme prochain directeur, à partir de 2014. Il prendra ses fonctions en janvier 2013. Trois voix seulement se sont opposées à ce processus de nomination : le représentant de la Région et celui du Département, collectivités territoriales méprisées, et le metteur en scène Jean-Pierre Vincent.* Une abstention.

Nous avions écrit ici ce que nous pensions de cet événement dès l’éjection brutale et injuste du directeur de l’Odéon. Nous avions ensuite signé un texte collectif paru début juillet dans Libération, à l’ouverture du Festival. La décision prise récemment dans une relative discrétion, en tout cas sans provoquer de débat public significatif, marque à mes yeux une rupture  sans précédent dans l’histoire de ce festival.

En vérité, on pourrait dire : Avignon, c’est fini ! Je m’explique.

Depuis sa création, le Festival d’Avignon est bien plus qu’un simple festival de théâtre : il est le cœur battant d’une aventure humaine, artistique, civique, symbolique, qui structure la vie culturelle française, et au-delà. Il est chargé d’une histoire considérable, d’un investissement humain sans pareil, à la fois des artistes, des responsables professionnels, des militants associatifs, des éducateurs, des publics, qui s’y retrouvent chaque année pour y célébrer l’idée même d’un certain théâtre public partagé. Au-delà des querelles - elles furent nombreuses au fil des décennies - sur les spectacles programmés, sur l'ampleur de la manifestation, sur les directeurs successifs, sur les orientations esthétiques… un certain consensus n’a cessé de se manifester autour du Festival, sans jamais provoquer de véritable rupture dans le continuum d’Avignon. Les conditions de la désignation d’Olivier Py tranchent radicalement avec cette histoire, pour la première fois dans la vie du Festival.

Le coup de force politique mis ouvertement en œuvre, plus de trois ans avant l’échéance, quelques mois avant une élection présidentielle majeure, pour imposer à la hussarde la nomination d’un directeur, sans débat, sans appel à projet, sans évaluation d’un travail en cours qui doit se dérouler encore pendant deux ans… est une démarche scandaleuse et profondément méprisante pour le Festival, pour son public, pour son histoire, pour ses actuels responsables et pour l’idée même que l’on se fait de la démocratie. En d’autres temps, j’en suis certain, la révolte aurait grondé : j’imagine Paul Puaux face à une telle situation ! Mais voilà, les temps ont changé : le pouvoir ose tout et la plupart des participants au CA ont acquiescé ou se sont couchés ! Ce faisant, la majorité des membres du Conseil d’administration ne se sont pas seulement déconsidérés, ils ont abaissé le Festival lui-même, dont ils ont la charge morale autant que financière. De plus, ils ont semble-t-il bafoué leurs propres statuts qui prévoient un appel à candidature pour le renouvellement de la direction. Et que dire du nouveau directeur qui, s’inscrivant dans ce qu'il faut bien appeler une manipulation politique grossière, aura à porter à jamais le fardeau des conditions de sa nomination. Jean-Pierre Vincent aurait déclaré : « c’est une casserole qu’Olivier Py traînera toute sa vie ». Je partage ce point de vue.

J’entend déjà les objections, qui ne manqueront pas : “cela a toujours été comme ça…” “les nominations sont toujours politiques…” etc. Quand bien même cela serait (en partie) exact, est-ce une raison pour amplifier cette pratique et la porter à un tel niveau d'arrogance ? N'y a-t-il pas eu un vrai débat en 2006 et plusieurs candidatures, dont celle de celui aujourd’hui arbitrairement désigné ? La "République irréprochable" s'accomode-t-elle d'un tel cynisme ? Ne peut-on vraiment imaginer une autre manière de faire  ?

Bref, un futur directeur bardé de soupçons, un conseil d’administration aux ordres, une direction affaiblie pour les deux années à venir (à la manière de Raymond Domenech à la Coupe du monde de foot en Afrique du Sud, connaissant déjà le nom de son successeur !)... que reste-t-il du Festival d'Avignon ? Bien entendu, un festival continuera en Avignon, car une machine de cette ampleur, avec les enjeux économiques qu'elle porte désormais, ne s’arrêtera évidemment pas. On y verra peut-être même quelques bons spectacles.

Mais le Festival d'Avignon, lui, c'est fini ?

À moins que...


La presse en parle

 

* J'avais écrit dans une première version de ce texte qu'il s'était abstenu : erreur, il s'est opposé à cette décision. Mea culpa !

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Actualité

Vient de paraître : 

couv ministre mini2

rencontrez l'auteur :

le 16 février à 19h, à la Librairie du "104" à Paris

le 3 mars à 11h, Foire du LIvre de Bruxelles

le 8 mars à 17h30, librairie "Contact" à Angers

le 15 mars à 19h, Librairie "Les Orgues" à Paris

  en savoir plus 

 

et toujours...

couv-def.jpg

Un coffret de 10 DVD

18 rescapés des rafles et des camps

de la seconde guerre mondiale racontent...

15 heures de film

1 introduction exclusive de Boris Cyrulnik


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