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Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 21:34

Lu sur
Rue 89

Un "collège novateur de référence nationale" va ouvrir en Vendée. Ses innovations : internat, tutorat serré et retour des "humanités".
Quand le ministre de l'Education phosphore sur le collège du futur, c'est chez Philippe de Villiers qu'il trouve son mentor.
En guise de projet innovant, c'est un pensionnat à l'ancienne façonné par le patron du Mouvement pour la France qui a obtenu le feu vert de Xavier Darcos. Et qui pourrait même essaimer ailleurs en France, malgré son style un poil suranné (pour dire le moins).
Sur le site du rectorat d'académie de Nantes (espace presse), l'info date du 5 juin : entre 2010 et 2012, la Vendée comptera bien un établissement de plus, conforme aux voeux de Philippe de Villiers.
Ce dernier négociait depuis février 2008 auprès du ministère. Après avoir loué la fermeté de Xavier Darcos dans le dossier sécuritaire, il a fini par avoir gain de cause.

Une section "humanités classiques, art, culture"
On en sait plus dans le dossier de presse du 18 mai, qui acte le lancement de ce projet de "collège novateur de réference nationale" à Montaigu, à deux pas de l'autoroute reliant Nantes à Niort.
Quatre mesures principales pour cette inovation :
    * le tutorat permanent des profs avec passage "de la notion d'enseignement à la notion de présence"
    * l'internat pour six cents élèves pour "changer de logique : de lieu de passage, le collège devient lieu de vie" avec "deux soirées de culture générale" par semaine en vertu d'une "logique d'éducation humaniste"
    * pas de section "sport-études" mais une section "humanités classiques, art, culture" et la priorité aux options latin et grec
    * "l'engagement social personnel" et "l'apprentissage de la générosité" inscrits dans le règlement intérieur, à raison de "une demie-journée par semaine de présence caritative ou humanitaire, par exemple la visite de personnes âgées"

Caricatural ? La prose du rectorat de l'académie de Nantes nous dit que Xavier Darcos a "accepté cette idée avec enthousiasme et détermination". Le ministère précise que "cet établissement novateur a vocation à valoir d'exemple au niveau national" et qu'il pourrait essaimer en France sur le même concept.

En savoir plus







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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 21:26
Le Conseil constitutionnel vient de censurer le projet de loi HADOPI dont il fut longuement question, ici et ailleurs. Motifs : "le gouvernement, à l'origine de cette loi, est accusé d'avoir méconnu à la fois la liberté d'expression, le principe de la séparation des pouvoirs et la présomption d'innocence."

Pour en savoir plus :
La décision du Conseil constitutionnel
La Quadrature du Net
Le rappel des épisodes sur Rue 89
Les premières réactions sur Le Monde

A suivre…
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Samedi 2 mai 2009 6 02 /05 /Mai /2009 15:34
"Tout le monde peut faire du théâtre, même les acteurs. On peut faire du théâtre partout, même dans les théâtres!"

"Nous devons, très cordialement, rappeler à nos présidents que la politique n’est pas l’art de faire ce qu’il est possible de faire, mais l’art de rendre possible ce qu’il est nécessaire de faire !"


"Marcher n’est pas facile ! Les sociétés bougent par le rapport de forces et non par le bon sens et la justice. Nous devons avancer et, à chaque pas, avancer plus dans la tentative d’humaniser l’humanité. Il n’existe pas de port sûr dans ce monde, parce que tous les ports sont en haute mer et notre navire a un gouvernail, mais pas d’ancres. Il faut naviguer, et plus encore il faut vivre, parce que naviguer, c’est vivre, vivre, c’est naviguer !" A.B


Jean-Gabriel Carasso / Augusto Boal Brésil 1980

Augusto Boal, humaniste, militant, homme de théâtre, est mort hier à Rio-de-Janeiro. D’autres diront le parcours exceptionnel de cet ingénieur chimiste devenu homme de théâtre, praticien et théoricien du «Théâtre de l’Opprimé» au Brésil avant d’envahir le monde. On racontera l’influence du Théâtre Arena dans les années 60, avant que la dictature brésilienne et la torture ne le poussent à l’exil en Argentine, puis en Europe, avant son retour à Rio dans les années 80. On analysera l'importance majeure de son "système" (pensée et pratique) théâtral, élément singulier du théâtre de ce dernier demi-siècle, dans sa dimension citoyenne et politique...
Mais à cet instant d’émotion, c’est un témoignage personnel qu’il me faut livrer, en guise d’hommage et d’adieu. J’ai rencontré Augusto Boal au début des années 70 à Paris, lors de la présentation de son livre «Théâtre de l’Opprimé», aujourd’hui traduit dans le monde entier, et de sa décision de former en France un groupe de recherche sur ce que nous nommions alors les «techniques actives d’expression». De 1978 à 1985, avec quelques amis, nous avons fondé à ses côtés à Paris le «groupe Boal, Théâtre de l’Opprimé», réalisé en France de très nombreux stages de formation, des rencontres, des spectacles, mené plusieurs voyages à travers le monde, expérimenté les formes les plus diverses de «théâtre forum», du «théâtre image», du «théâtre invisible»… Dans des salles de classe, des églises désaffectées, des réunions militantes et jusqu’au Théâtre du Soleil, nous avons inventé, expérimenté, osé avec lui des aventures inouïes, aux limites du «théâtre», invitant le spectateur à devenir acteur, brisant le mur traditionnel de la scène et de la salle, mettant en place les cadres d’une parole libérée…
Je me souviens du premier Congrès du Syndicat de la magistrature et de ce «théâtre forum» qui modifia l’élection du Bureau ; je me souviens de ces travailleurs maliens jouant dans une cave de Mantes-la-Jolie ; je me souviens des premiers «spectacles-forums» à la Villette et de notre débat avec Bernard Dort sur les mérites comparés de Boal et de Bertolt Brecht ; je me souviens du «Fools Festival» au Danemark et de ce spectacle en gromelots ; je me souviens de l’accueil par Ariane Mnouchkine au Théâtre du Soleil, des premières rencontres internationales du théâtre de l’opprimé ; je me souviens du «théâtre-image» dans le métro parisien ; je me souviens du stage surréaliste avec les jeunes comédiens à Hammamet en Tunisie ; je me souviens des voyages en Suisse, au Québec, à l’Ile de la Réunion… ; je me souviens de la tournée au Brésil, du retour de Boal au pays après ses années d’exil avec des comédiens français, de ces séances extraordinaires à Rio, à Sao Paolo, à Recife (et de l’appel de Don Helder Camara pour que les gens viennent assister au spectacle dans l’église !) ; je me souviens de l'émotion considérable des "spectacteurs" de Montréal, de l'Ile de la Réunion, de la Chaux de Fonds... ; je me souviens du premier festival francophone de théâtre forum - Francoforum - que nous avions organisé à Ouagadougou, quelques mois à peine après la chute du mur de Berlin, et de sa découverte de la réalité africaine...
Nous avions rêvé alors d’un développement massif de ces pratiques à travers le monde, d’un mouvement théâtral international qui reprendrait, sans que cela ne devienne un dogme, les idées et les propositions de  cette utilisation du théâtre comme outil d’expression, de dialogue et de lutte contre toutes les formes d’oppression. Trente années plus tard, nous y sommes ! Aux quatre coins du monde, sur des territoires et dans des contextes très différents, dans des perspectives d’éducation, de travail social, de travail thérapeutique, d’action politique… le «théâtre de l’opprimé» est désormais utilisé, revendiqué, réinventé par d’innombrables groupes et individus. Je pense à mes amis français d’Entrée de jeu, à mes camarades africains de l’Atelier théâtre Burkinabé de Ouagadougou, je pense à ceux du Québec, aux Belges, aux milliers d'Indiens… et à tous les autres qui travaillent à travers le monde en référence à ces principes.
Pour Augusto Boal, la vie fut un combat sans cesse recommencé, sans cesse enrichi d'innovations et de pistes nouvelles à explorer. Profondément marqué par l'oppression subie à l'époque de la dictature brésilienne, toujours fidèle à ses camarades morts dans les combats de la résistance - il en pleurait encore devant moi il y a quelques semaines, évoquant un ami argentin- il n'a cessé de parcourir le monde, pour former, informer, s'informer, initier et soutenir les luttes contre toutes les oppressions. Par son apport, à la fois pratique et théorique, poétique autant que politique, résolument humaniste et militant, Augusto Boal aura su mobiliser d’innombrables énergies, au service de la libération des hommes (et des femmes).
Il restera comme l'une des figures internationales marquantes du théâtre de notre époque, mais plus largement du combat pour l'humanité du monde. Il avait été proposé l'année dernière pour un prix Nobel. Il venait d'être nommé "Ambasadeur mondial du théâtre" pour l'Amérique latine par l'Institut international du théâtre de l'Unesco et avait rédigé, il y a quelques semaines, le message de l'UNESCO pour la journée mondiale du théâtre qu'il avait lu, lui-même, à Paris. Ce fut donc son dernier voyage. Et notre dernière rencontre, amicale, chaleureuse, émouvante.Il aura changé la vie de nombre d’entre nous. Il aura changé ma vie ! Merci et fraternité !


Augusto Boal. UNESCO Paris Mars 2009

Quelques références :
« Texte pour la journée mondiale du théâtre 2009 »
« Discours d’Augusto Boal au Forum social mondial 2009 »
« Site officiel du Théâtre de l’Opprimé »


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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 21:59

Rejet du projet de loi sur la création sur Internet

Un député raconte :
"...Alors que j'étais ce matin dans mon bureau ou en réunion à l'Assemblée pour préparer une proposition de loi que nous devons déposer la semaine prochaine, une collaboratrice de notre groupe m'a appelé pour me signaler que le vote allait bientôt intervenir sur ce texte et que, compte-tenu du rapport de force, il y avait une chance qu'il ne soit pas adopté.
Lorsque j'ai accouru à l'hémicycle, j'ai constaté que plusieurs députés socialistes restaient groupés derrière la porte de l'hémicycle ou plus exactement derrière le rideau qui sépare le sas d'entrée du bas de l'hémicycle. J'ai évidemment compris qu'il s'agissait d'attendre là, la fin de l'intervention de la ministre pour faire une entrée groupée. Ainsi le groupe UMP se croyant majoritaire, sur la foi du décompte des députés effectivement installés à leur siège, n'allait pas tenter d'ultimes manoeuvres de procédures pour retarder le vote et «rameuter» à leur tour des députés UMP dispersés dans leur bureau...
A notre grande surprise, cette petite précaution de dernière minute a marché. Comme quoi le vote d'un texte tient parfois à un rideau qui se lève ou se baisse au bon moment !

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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 21:47

Dans le cadre du grand débat sur la loi Création et Internet, le ministère de la la culture tente d'affirmer que "tous les artistes" sont pour la loi qui vient d'être votée au Parlement. Et pourtant...

D'autres s'expriment, et non des moindres:

 

Chantal Akerman, Christophe Honoré, Jean-Pierre Limosin, Zina Modiano, Gaël Morel réalisateurs, Victoria Abril, Catherine Deneuve, Louis Garrel, Yann Gonzalez, Clotilde Hesme, Chiara Mastroianni acteurs, Agathe Berman et Paulo Branco producteurs écrivent dans Libération 

"Artistes et producteurs engagés, nous nous sommes dévoués tout au long de notre carrière à la promotion d’un cinéma différent, un cinéma ouvert et exigeant.

Vous avez fait vivre nos œuvres, les portant, les reconnaissant ou les rejetant. Tout au long de notre carrière, nous avons poursuivi la même ambition : diffuser notre travail et le partager avec vous. Tout au long de notre carrière, mille obstacles se sont présentés à nous, qu’ils aient été techniques, matériels ou économiques.

Aujourd’hui, nous avons la chance de vivre une révolution numérique qui nous permettra, dans un futur très proche, de lever nombre de ces obstacles et d’ouvrir notre cinéma à toutes et à tous.

Aujourd’hui, certains craignent cette révolution et craignent pour leur monopole. La loi Création et Internet répond à une angoisse légitime, que nous partageons : celle de voir les œuvres dévalorisées et dégradées par leur diffusion piratée sur Internet.

Pourtant, cette loi, qui prétend se poser en défenseur de la création, ne fait qu’instaurer un mécanisme de sanctions à la constitutionnalité douteuse et au fonctionnement fumeux...

 

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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 19:48
Le 27 mars, ce sera la Journée mondiale du théâtre, initiée par l’Institut international du théâtre de l’Unesco. Dans de très nombreux pays du monde, bien plus qu’en France, cette journée permet aux artistes de théâtre de promouvoir leur travail, souvent de le défendre face aux multiples obstacles qu’ils rencontrent. A cette occasion, un texte est rédigé par un artiste internationalement connu, qui est lu avant les représentations. Cette année, c’est à mon ami Augusto Boal que revient l’honneur de ce message qui sera présenté par lui-même le Mardi 25 mars à l'UNESCO.
 
Toujours en avance sur l'actualité, Loizo est heureux de vous proposer le texte du message 2009

 « Toutes les sociétés humaines sont spectaculaires dans leur quotidien et produisent des spectacles pour des occasions spéciales. Elles sont spectaculaires en tant que mode d’organisation sociale, et produisent des spectacles comme celui que vous êtes venus voir.
 Même si nous n’en avons pas conscience, les relations humaines sont structurées de façon théâtrale : l’utilisation de l’espace, le langage du corps, le choix des mots et la modulation de la voix, la confrontation des idées et des passions, tout ce que nous faisons sur les planches, nous le faisons dans notre vie : nous sommes le Théâtre !
 Non seulement les noces et les funérailles sont des spectacles, mais le sont aussi les rituels quotidiens si familiers qu’ils n’affleurent pas à notre conscience. Non seulement les grandes pompes, mais aussi le café du matin et  les bonjours échangés, les amours timides et les grands conflits passionnels, une séance du sénat ou une réunion diplomatique- tout est théâtre.
 L’une des principales fonctions de notre art est de porter à notre conscience les spectacles de la vie quotidienne dont les acteurs sont également les spectateurs, dont la scène et le parterre se confondent. Nous sommes tous des artistes : en faisant du théâtre, nous apprenons à voir ce qui nous saute aux yeux, mais que nous sommes incapables de voir tant nous sommes peu habitués à regarder. Ce qui nous est familier nous devient invisible : faire du théâtre, c’est éclairer la scène de notre vie de tous les jours.
 
Au mois de septembre dernier, nous avons été surpris par une révélation théâtrale : nous qui pensions vivre dans un monde sûr, malgré les guerres, les génocides, les hécatombes et les tortures qui, certes, se déroulaient mais loin de nous dans des contrées lointaines et sauvages, nous qui vivions en sécurité avec notre argent placé dans une banque respectable ou dans les mains d’un honnête courtier en bourse, on nous a dit que cet argent n’existait pas, qu’il était virtuel, fiction de mauvais goût de quelques économistes qui eux n’étaient pas fictifs, ni sûrs, ni respectables. Tout cela n’était que du mauvais théâtre, une sombre intrigue dans laquelle quelques-uns gagnaient beaucoup et où beaucoup perdaient tout. Des politiciens des pays riches ont tenu des réunions secrètes d’où ils sont sortis avec des solutions magiques. Nous, victimes de leurs décisions, nous sommes restés spectateurs assis au dernier rang du balcon.
 Il y a vingt ans, je montais Phèdre de Racine à Rio de Janeiro. Les décors étaient pauvres : des peaux de vache au sol, des bambous autour. Avant chaque représentation, je disais à mes acteurs : « la fiction que nous avons créée au jour le jour est finie. Quand vous aurez franchi ces bambous, aucun de vous n’aura le droit de mentir. Le Théâtre, c’est la Vérité Cachée ».
Quand nous regardons au-delà des apparences, nous voyons des oppresseurs et des opprimés, dans toutes les sociétés, les ethnies, les sexes, les classes et les castes ; nous voyons un monde injuste et cruel. Nous devons inventer un autre monde  parce que nous savons qu’un autre monde est possible. Mais il nous appartient de le construire de nos mains en entrant en scène, sur les planches et dans notre vie.
 Venez assister au spectacle qui va commencer; de retour chez vous, avec vos amis, jouez vos propres pièces et voyez ce que vous n’avez jamais pu voir : ce qui saute aux yeux. Le théâtre n’est pas seulement un événement, c’est un mode de vie !
 Nous sommes tous des acteurs : être citoyen, ce n’est pas vivre en société, c’est la changer. »
Augusto BOAL
 



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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 23:56
A propos de la loi Internet et création en cours de débat :

"A la fin du 18ème siècle, les  lois sur les droits d’auteurs ont été écrites pour protéger les créateurs contre les marchands. Au milieu du 19ème siècle, telle fut aussi  la raison d’etre des premières  sociétés d’auteurs . Voilà qu’on prétend les utiliser pour protéger les marchands contre les créateurs !   Pire même, voilà qu’on prétend  transformer les artistes en une avant-garde  d’une police de l’Internet  où sombrerait la démocratie. 
Cette loi sera sans doute  votée, parce qu’elle est le pitoyable résultat d’une connivence passagère entre des hommes politiques, de gauche comme de droite,  toujours soucieux de s’attirer les bonnes grâces d’artistes vieillissants et des chefs d’entreprises bien contents de protéger leurs profits sans rien changer  à leurs habitudes.
Cela échouera, naturellement. Pour le plus grand ridicule de tous."

Le réponse est ici
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Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /Mars /2009 01:10
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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /Mars /2009 18:24
« Ce lundi matin, un peu après 9 heures, un incendie s'est déclaré dans le salon des Maréchaux, au ministère de la Culture, 3 rue de Valois, dans le 1er arrondissement de Paris, selon Le Parisien. L'incendie, d'origine indéterminée, a été rapidement maîtrisé par les pompiers. Quelques 400 personnes ont été évacuées, dont Christine Albanel, la ministre de la Culture. La ministre a toutefois pu regagner son bureau assez rapidement.
Selon le ministère, le sinistre a causé d'importants dégâts, notamment au niveau des boiseries et des planchers du salon d'apparat du bâtiment.
Le porte-parole des pompiers, le chef d'escadron Florent Hivert, a précisé que les pompiers poursuivaient des "relevés minutieux", redoutant "un possible feu circulant à l'intérieur des murs".

Cette information ne mérite guère que l’on s’y attarde. Quelques lambris concernés. Bref, rien de grave… Et pourtant… L’intérêt majeur de l’affaire, ce sont les commentaires qui suivent l’information sur quelques sites (Libération, Le Parisien…).
En vrac :
- elle fume la moquette…
- il y a erreur, ils voulaient mettre le feu chez Darcos…
- sans doute un coup de la Princesse de Clèves…
- seul le livre de Sarkozy par Sarkozy a été sauvé des flammes…
- le feu circule à l’intérieur des murs, quelle métaphore…
et la meilleure, qui devrait sans doute reprise par le Canard :
- c’est la sinistre de la culture !
Ainsi va l'intérêt croissant de la population pour ce ministère et son image.
Si vous avez d’autres idées, je suis preneur en commentaires.

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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /Fév /2009 20:15
Nous avons déjà donné ici quelques éléments concernant le développement d’Internet et les enjeux du téléchargement. Très prochainement sera mis en débat au Parlement la loi dite « Création et Internet » qui vise notamment à mettre en œuvre la « riposte graduée » .
Pour en savoir plus, comprendre les enjeux complexes et se faire une idée, je vous conseille une visite sur le site de La Quadrature du Net qui vient de mettre en ligne un dossier à charge contre ce projet de loi. Arguments convaincants qui s’ajoutent au livre de Philippe Aigrain « Internet et création » déjà évoqué. Le débat est complexe et le simplisme des arguments de « piratage » semble tellement en-deça des enjeux… Quelques minutes de lecture attentive de ce document s’imposent pour suivre le débat à venir.


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