COUPS DE GUEULE


Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /Déc /2007 23:08
Aujourd’hui, plus du tout envie de rire.
Les images de Rome nous reviennent avec effroi ! Bigard.jpg
Qu’un président de la République française soit accompagné pour une visite au Pape par un artiste « qui rempli le stade de France » en éructant les pires vulgarités entendues sur un plateau - vous aurez reconnu Jean-Marie Bigard – me laisse sans voix. Me reviennent en mémoire la soirée des élections, la fête à la Concorde et tout le gotha culturel du nouveau Président :  Steevy, Doc Gynéco, Mireille Mathieu, Enrico Macias… Pas de doute, c’est bien TF1 qui a gagné les élections françaises et l’action culturelle, les politiques culturelles, l’action éducative, ont bien du souci à se faire ! Le combat sera rude et les mois qui viennent (les années !) difficiles à qui prétend se tenir debout, garder le cap de la rigueur intellectuelle, assumer une fidélité à quelques idées simples qui furent à la base de l’engagement d’innombrables militants des arts et de la culture. Et l’on prétendra faire de l’éducation artistique et culturelle une priorité nationale ! A quand Bigard intervenant dans un lycée pour expliquer la Bilble en se grattant les couilles !
Pire !
Ce même jour, Berluskozy nommé « Chanoine honoraire de Saint-Jean-de-Latran » affirme « la laïcité… n’a pas le pouvoir de couper la France  de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû…  Un homme qui croit est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent…  La morale laïque risque toujours de s’épuiser ou de se changer en fanatisme quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini… » Je m’étais déjà senti blessé lors des attaques sans nuances sur Mai 68 pendant la campagne électorale, voici que le laïque se trouve à nouveau mis en cause, « fanatique, sans espérance… ». Cet homme est un provocateur qui finira par voir revenir le boomerang. Gare !
Une anecdote : nous avions réalisé en 2005 avec un ami un DVD sur « Cent ans de laïcité », interrogeant la plupart des responsables politiques, religieux et associatif de notre pays. Le seul qui avait refusé de nous recevoir était à l’époque le président de l’UMP ! Un signe !

Mais enfin !
Pour ceux qui y croient, comme pour ceux qui n’y croient pas… pour la fanatiques comme pour les dubitatifs… Joyeux Noël ! Ratzinger-799188.jpg
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Samedi 15 décembre 2007 6 15 /12 /Déc /2007 15:32
Un dernier petit dessin en guise d'adieu au Guide suprème...
No comment !
KadhafiParis5.jpg
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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /Déc /2007 17:01
Aujourd'hui, premières pages des journaux sur les attentats à Alger, des dizaines de morts... Un autobus plein d'étudiants qui passaient par là a été pulvérisé... Pendant qu'à Paris, le Guide suprème Lybien affirme (entretien à France 2) "qu'il ne dirige rien en Lybie, que le peuple se dirige lui-même et donc, que les élections ne serviraient à rien !"
Dans Libération de ce jour,  un ancien ministre du Guide suprème affirme : " ...ce qui se joue actuellement dans mon pays c’est une pérestroïka et une glasnost à la libyenne. C’est ce que nos détracteurs ne veulent ni voir ni croire."
Enfin, Le Monde de ce soir publie en pleine page une pub pour une grande marque de sacs de voyage dont voici l'image :
vuitton-pub-batchev.jpg Le pauvre Gorbatchev, on le sait doit faire de la publicité pour faire vivre aujourd'hui sa famille, lui qui fut l'homme de la fin de l'empire communiste... Star de la "glasnost et de la pérestroïka"...

Alors, j'imagine dans quelques années la version suivante :
Kadafi-.jpg Notre Guide suprème à nous sera alors retraité de l'Elysée, ouvrira pour "gagner plus" une agence de pub et fera travailler ses amis...
On peut rêver !
Beurk !

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Dimanche 21 octobre 2007 7 21 /10 /Oct /2007 22:17
20070326elpepicul-1.jpg
« Le Parlement a accordé mardi 9 octobre son feu vert au projet de musée "Louvre Abou Dhabi", en autorisant un accord de "partenariat culturel" entre la France et les Emirats arabes unis, contesté par de nombreux responsables du monde de l'art français.
Le Louvre d'Abou Dhabi, dont l'ouverture est prévue d'ici 2012, se veut un "musée universel". C'est la France qui doit le concevoir et le lancer. L'architecte Jean Nouvel a été chargé de la construction.
Le Louvre, lui, cède son nom pour 30 ans. Il doit prêter, ainsi que d'autres musées, des œuvres à son homonyme d'Abou Dhabi, pour des durées de six mois à deux ans. Signé le 6 mars dernier, l'accord de coopération prévoit que les Emirats arabes unis versent, en contrepartie, une somme totale d'environ un milliard d'euros, dont 400 millions pour le musée du Louvre…" (suite de l'info)


A quand la vente de la Tour Eiffel au Burkina Faso, celle de Versailles à l’Ouzbékistan, le Palais des Papes à l’Argentine et le Mont Saint-Michel aux Iles Tongas…? Cela ressemble à s’y méprendre à la vente des bijoux de famille dans les périodes de difficulté financières. Mais non ! Il ne s’agit que de la promotion de la culture française… Puisqu’on vous le dit !

Pour en savoir plus, lire le débat parlementaire. Et essayer de comprendre pourquoi les députés socialistes, qui fustigent le projet… ne font que s’abstenir au moment du vote de la loi ! Mystère !

Jean-Christophe Bailly, philosophe, nous disait récemment : « l’affaire du Louvre à Abou-Dhabi est de même nature que celle des Boudhas détruits par les talibans en Afganistan. Du point de vue symbolique, c’est l’envers de la même médaille ». A méditer
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 10:47

Le débat se poursuit autour de la « lettre de mission » reçue par la ministre de la culture, et plus largement sur l’évolution de la question artistique et culturelle en cette période de Sarkozysme triomphant. Michel Simonot, qui fut sociologue et poursuit aujourd’hui une carrière de metteur en scène associé au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis livre sa réflexion dans Les Lettres françaises, sous le titre : 
lumiererouge.jpg
Réveillez-vous, les artistes !

"La lettre de la ministre, Mme Albanel, à Henri Taquet en réaction à l’éditorial de Benoît Lambert ne doit pas être considérée comme un incident. D’autant plus que, dans le même temps, le président de la République a adressé une lettre de mission à madame la ministre de la Culture qui définit (« nous souhaitons », « vous exigerez », « vous empêcherez »…) ce qu’est la politique artistique qu’il attend personnellement de voir appliquer. Je pense que ces événements, aussi spécifiques et circonstanciés peuvent-ils apparaître, s’inscrivent dans une période qui s’apparente à une fascisation rampante.

Aujourd’hui les choses s’accélèrent et s’aggravent : le poids des normes extérieures au champ artistique devient de plus en plus pesant et inévitable. C’est dans ce contexte que la lettre intervention d’Albanel a existé et que la lettre de mission a été rédigée et adressée. Leur premier effet est de nous familiariser avec l’intervention directe du pouvoir d’État exigeant de nous conformer aux demandes impératives du président et du gouvernement. Leur second effet est de renforcer d’un coup, d’imposer sans précautions, ouvertement, la dépendance de la vie artistique à l’égard des secteurs non artistiques. Le danger est d’autant plus préoccupant qu’aucun parti politique n’est prêt à formuler un projet de politique artistique, à défendre l’autonomie effective des artistes. La question de la culture a « avalé » celle de l’art au point de le faire disparaître des projets politiques. L’art n’est plus traité que sous l’aspect de « pratiques » individuelles ou collectives. Lorsqu’on aborde l’art comme « bien » (les oeuvres), on ne les aborde plus qu’à partir de deux critères préalables : la fréquentation et les publics à atteindre. Ceux-ci sont envisagés à la fois globalement (le public) et de façon sectorisée (les quartiers, etc.)…."

Lire la suite

Contribution utile en cette période d'anesthésie généralisée du débat public véritable sur la question.
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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /Sep /2007 23:06
Cliche-----2007-09-09-23-02-44.jpg Il faut lire la lettre de mission adressée à la ministre de la culture  par le Président de la République et son secrétaire particulier, le premier ministre ! Pas moins de 7 pages pour définir les domaines et les priorités à mettre en œuvre, souvent dans le plus grand détail, ne laissant à la ministre aucune marge d’initiative, pas le moindre espace pour imaginer ou suggérer un point de vue personnel… J’imagine Malraux, dont chacun se réclame, recevant une telle missive de de Gaulle. Il aurait sans doute démissionné dans l’heure ! Mais il est vrai qu’à l’époque, la fonction de ministre avait encore un sens ! Ils ne sont plus aujourd’hui que «chargés de mission» !

Ce texte dévoile, dans sa forme même et sur tous les sujets abordés, la faiblesse (c’est peu dire) de la pensée qui nous gouverne en matière culturelle, l’arrogance et la prétention du Pouvoir à vouloir, sous prétexte de « résultats » rapides, « passer d’une politique qui ne marche pas » à «une politique qui marche». Bon sang, mais c’est bien sûr, il suffisait d’y penser ! Cela rappellera aux anciens le «passage de l’ombre à la lumière» de notre regretté ministre Lang en 1981 !

Télécharger la lettre

Premiers commentaires personnels :

Ce texte s’appuie sur le cliché le plus répandu aujourd’hui de «l’échec de la politique de démocratisation culturelle» menée depuis Malraux : trop d’offre, pas assez de demande ! Trop d’attention portée aux artistes, pas assez aux publics. Pour résoudre cette question, deux réponses aussi caricaturales l’une que l’autre, sont avancées : il suffit de travailler dès l’école à la formation des spectateurs (notamment en rendant obligatoire un enseignement de l’histoire de l’art), et imposer à la télévision publique de diffuser plus largement des émissions culturelles aux heures de grande écoute. Ajoutons quelques gadgets : la gratuité dans les musées nationaux, le «pass culture» pour les jeunes et le « chèque culture » pour les familles, espérant créer ainsi des hordes  de spectateurs avertis. Tout cela, bien entendu, dans un contexte budgétaire constant, voire réduit. Foutaise !

Rien sur l’analyse véritable de la limite (et non du simple « échec ») des politiques publiques de la culture, rien sur la complexité et le sens de cette éducation artistique et culturelle, rien  sur le rôle fondamentalement idéologique des médias de masse, rien sur la nécessité d’une éducation populaire rénovée, rien sur la formation des artistes, des enseignants, des médiateurs… Rien sur l’indispensable implication des acteurs de terrain, des associations, des collectivités territoriales, dans la définition même des objectifs et des méthodes de travail. Rien sur la démocratie culturelle, la décentralisation… Rien, bien sur, sur la notion même de « culture », terme qui nous embrouille chaque jour un peu plus, tant il est polysémique ! Rien, enfin, sur la «diversité culturelle» pourtant défendue depuis quelques mois par les très nombreux pays ( dont la France) signataires de la charte de l’Unesco… Ma liste n’est pas exhaustive !

Deux mots encore sur la demande pressante de « résultats » : «sur l’ensemble des points de cette lettre de mission, vous nous proposerez des indicateurs de résultats dont le suivi sera conjoint… Nous ferons le point d’ici un an sur l’avancement de votre mission et les inflexions qu’il convient, le cas échéant, de lui apporter». La «culture du résultat» appliquée à la question culturelle est sans doute la plus absurde qui soit. Comment mesurer, avec les seuls outils statistiques, l’impact véritablement « culturel » d’une démarche, d’une œuvre, d’un projet, d’un événement ? Comment imposer une évaluation strictement quantitative à des phénomènes qui appellent une réflexion permanente sur le sens, les valeurs, par ceux-là même qui y participent ? J’essaierai de revenir sur cette question essentielle…

En vérité, la forme, le ton, le contenu de cette missive marquent le passage (définitif ?) de la politique au "management", une rupture profonde de consensus social qui fondait jusqu'ici, plus ou moins, le sens même de l'action et des politiques culturelles. Ce texte est important. Grave. Préoccupant.

Appel à contributions :
L’époque étant à l’interactivité, je propose à tout lecteur de ce message et de cette « Lettre de mission », de m’adresser ses commentaires sur tel ou tel point, afin de préparer ce qui pourrait devenir une «contre-lettre de mission» que nous pourrions diffuser largement en tant qu’acteurs, citoyens, militants… Je ne manquerai pas de vous tenir au courant des suites de cette idée qui pourrait rapidement devenir un projet.
A vos claviers !







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Samedi 9 juin 2007 6 09 /06 /Juin /2007 23:34
faut-il en rire? Fait-il envie ou bien pitié ?
Cet homme nous représente.
Il semble que cet extrait n'ait pas été présenté sur les principales chaines françaises.
Il s'agit de la première conférence de presse de notre nouveau Président au G8.
Fiction ou réalité? Vive le Net.
g8.jpg



Cliquer sur l'image.








Réflexions et commentaires sur le sujet, sur ce blog de  l'Ecole des hautes études en sciences sociales.

Suites : les images ont fait le tour du monde, des milliers de visiteurs... Et un point de vue intéressant proposé par un journaliste suisse, via le piéton de Berlin.
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Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /Mai /2007 11:40
Monsieur le député, maire
J’habite depuis plus de trente ans dans votre arrondissement (enfin, le mien !) et j’ai souvent voté pour vous (enfin, pour le parti de gauche que vous représentiez). Je viens d’apprendre que vous aviez décidé de vous représenter aux prochaines élections législatives, malgré l’investiture donnée par votre parti à une autre candidate. Vous vous présentez ainsi de manière solitaire, indiquant simplement, dans la plus grande confusion, «candidat socialiste» sur vos documents. Charzat.jpg

Vous dire combien ce comportement me révulse, dans la période particulièrement mouvementée que nous traversons.
Ainsi, la prise du pouvoir par l’équipe Berluskozy ne vous suffit pas… Les ralliements, retournements de vestes, déstabilisations en tout genre ne suffisent pas… Il vous faut, vous aussi, après 26 ans de mandat, tenter de vous maintenir en fonction dans un arrondissement qui a donné son meilleur score à la candidate de gauche à Paris !
Je ne connais pas la raison véritable qui vous pousse à agir de la sorte, et à vrai dire, elle m’importe peu. Quelle que soit la justification avancée, elle ne résiste pas à l’analyse de l’état politique de la gauche qui appelle, pour le moins, un minimum d’unité, de discipline, de clarté.
Comment pouvez-vous écrire :
« La France a voté, un vote clair, massif, à l’issue d’une campagne passionnée (…) tirons les conséquences de l’élection de Nicolas Sarkozy, choisi par 53 % des Français. La première de ces conséquences, c’est l’urgence de la mobilisation contre ce raz-de-marée que nous annonce la droite aux prochaines législatives. (…) C’est du 20e que doit partir le signal, un signal de résistance, un signal de renouvellement des pratiques politiques » et agir comme vous le faites ?
Aucune raison, partisane ou autre, ne peut justifier un tel comportement, certes dans l’air du temps (vous n’êtes pas le premier à « faire bouger les lignes » comme l’on dit aujourd’hui!) mais pour autant détestable.
Qu’iriez-vous faire, seul, à l’Assemblée ? A moins que vous n'espériez que votre parti, qui vous exclu avant l'élection, ne vous réintègre après, en cas de victoire ? Et si la gauche venait à perdre cet arrondissement «imperdable », du fait d’une division supplémentaire, en seriez-vous le moins du monde affecté ? Pensez-vous un instant, véritablement, aux populations de ces quartiers, à leurs difficultés, à leurs espoirs, à leurs révoltes ?

L’aventure solitaire et les manoeuvres d’appareil sont les pires des solutions dans la période de doutes profonds que nous traversons. Vous ajoutez à la confusion et à l’affaiblissement de votre camp, pour des objectifs qui apparaissent peu glorieux.
Vous l’avez compris, je ne voterai pas pour vous.
L’heure est effectivement, comme vous le soulignez, « aux renouvellement des pratiques politiques… ».

Citoyen Loizo
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Samedi 5 mai 2007 6 05 /05 /Mai /2007 19:06

Appel d’Ariane Mnouchkine

Allez-vous vraiment faire ça ? Alors, vous allez vraiment faire ça ? Vous les plus purs que d’autres, les plus intelligents que d’autres, vous les plus subtils, vous les cohérents, vous les fins stratèges, vous allez faire ça ?

Vous, les à qui on ne la fait plus, les durs du cuir, vous allez vraiment, en ne votant pas pour elle, voter pour lui ? Vous allez vraiment faire ça ? Vous allez le faire ? Vous, les vrais de vrais de la gauche vraie, vous allez faire ça ? Pour cinq ans ! Pour cinq ans, peut-être dix, vous allez faire ça ?

Vous, les toujours déçus de tout, vous les amers, les indécis décidés, les laves plus blancs que blanc vous allez faire ça ?

Mais pourquoi ? Parce que quoi ? Parce que jupe ? Parce que talons hauts ? Parce que voix ? Parce que sourire, cheveux, boucles d’oreilles ? Parce que vraie ? Il n’y a rien qui vous aille dans son programme à elle, rien ? Pas cinquante propositions sur les cents ? Pas vingt ? Pas dix ? Pas une ? Vraiment, rien du tout ?

Trop de quoi ? Pas assez de quoi ? Pas assez à gauche ? On voudrait, quitte à tout perdre, une campagne à gauche toute ? Mais même l’extrême gauche, cette fois-ci, au deuxième tour ne joue plus à ce jeu-là. Peu importe, vous, vous allez y jouer ?

Le résultat du 21 avril 2002 ne suffit pas ? Non. On le refait en 2007, mais en mieux. Pas au premier tour, non, carrément au deuxième. C’est plus chic.

Que ceux qui ressemblent à Nicolas Sarkozy, ou qui croient qu’il leur ressemble, que ceux-là votent pour lui, quoi de plus normal. Que ceux qui lui font sincèrement confiance pour améliorer leurs dures vies, que ceux-là l’acclament et votent pour lui, quoi de plus normal. C’est même estimable. Que les grands patrons votent Nicolas Sarkozy, pas tous d’ailleurs, loin s’en faut, non, mais par exemple les grands patrons de presse, qu’on a vu se si nombreux, si heureux, à Bercy avant hier, qu’ils votent pour leur copain, qui va vraiment améliorer leurs belles vies, c’est moins estimable, mais quoi de plus normal ?

Mais vous, une respiration possible, un air nouveau, un espace de travail politique, une chance espiègle, ça ne vous dit rien ? Vraiment rien ? Mais qu’est-ce qui vous fait si peur ? Les Italiens ont enfin chassé Berlusconi, les Espagnols, après une grande douleur révélatrice, se sont débarrassés d’Aznar, et voilà que nous, à quelques milliers de voix près, nous allons repasser le plat de la droite dure ?

Il y a un pari à prendre contre une certitude sombre, et vous ne pariez pas ? Quels désirs obscurs allez-vous satisfaire ? De qui donc, de quoi êtes-vous secrètement solidaires. Ce ne peut-être du bien de ceux qui ont besoin, vitalement, de mieux être. Vitalement. Maintenant.

Supporterez-vous dimanche soir d’apprendre qu’il a manqué une voix ? Une seule. La votre. Je vous en supplie.
















Et  pout finir en beauté !
 

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Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /Mai /2007 16:48
Ce soir, le débat.
Dernier épisode d'une longue campagne.
Moment important et peut-être crucial.
Ecouter, sans doute, mais aussi regarder.
Les corps qui bougent disent autant que les mots...










Ariane Mnouchkine nous livre son regard sur Berluskozy.
C'est ici !


Et pour rire encore un peu...

Dieu convoque Bush, Poutine et Chirac et leur dit : " J'en ai marre, vous  avez foutu le bordel sur la planète: la guerre au Liban, en Irak, en  Afghanistan , en Tchetchenie, au Soudan. J'en ai marre. Ca suffit  maintenant, vous etes des incapables, ca ne peut pas durer comme ca; je décrête que dans deux mois ce sera la fin du monde".
Bush retourne a Washington , convoque le congrès et déclare : " J'ai deux  nouvelles, une bonne et une mauvaise : la bonne, c'est que j'ai rencontré  Dieu, il existe bien comme on l'a toujours pensé, la mauvaise, c'est que  dans deux mois c'est la fin du monde...
Poutine rentre a Moscou, convoque son gouvernement et déclare:
J'ai deux nouvelles, une bonne et une mauvaise : la bonne, c'est que,  contrairement a ce que l'on a voulu nous faire croire pendant longtemps,  Dieu existe, je l'ai rencontré, et la mauvaise c'est que ce sera la fin  du monde dans deux mois...
Chirac de retour a Paris convoque la télévison et déclare : J'ai deux  bonnes nouvelles, la première c'est que la France est bien un grand pays  comme nous le pensions tous, Dieu m'a convoqué avec Bush et Poutine et  j'étais le seul chef d'état europeen à participer a cette réunion ; la  seconde, c'est que Sarkozy ne sera jamais président de la republique...
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