Retour à

L'accueil


l'Oizeau rare
association de recherches culturelles


Mes vidéos


Mes textes
en téléchargement


COUPS DE GUEULE


Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /2007 14:39

par le Collectif des cinéastes pour les "sans-papiers"

Collectif des cinéastes pour les « sans-papiers »
Professionnels du cinéma et de l’audiovisuel en soutien au Réseau Education Sans Frontières et à tous les « sans-papiers » de France

Dans les écoles, les collèges et les lycées, un grand mouvement de solidarité entoure les enfants d’hommes et de femmes sans-papiers menacés d’expulsion.
Ce mouvement est essentiel à la société française : les enfants des écoles, ce sont les enfants de ce pays, ce sont les enfants de la République.
A titre individuel ou au sein d’associations, des cinéastes se sont engagés en parrainant et en protégeant ces familles en difficulté et en danger.
La décision de faire un film collectif s’est vite imposée à nous.
Pour réaliser ce film, nous nous sommes adressés au Réseau Éducation Sans Frontière (RESF) et à des enseignants, qui nous ont présenté certains de leurs élèves, des enfants de ceux qu’on appelle « sans-papiers ».
Avec l’accord de leurs parents, nous avons travaillé avec eux en ateliers d’écriture. Les enfants ont raconté leurs situations, confronté leurs expériences. De ces échanges est né un texte , de ce texte est né un film. LEUR film. Une forme simple qui porte leur parole et leur histoire. Une histoire de peur et de souffrance.

Les enfants ont participé à ce travail avec leur passion et leurs espoirs. Espoir de voir cesser l’arbitraire, qui fait toujours d’eux des enfants de « sans-papiers », des enfants de déboutés. Espoir de vivre sans la peur quotidienne d’être expulsés. Passion d’apprendre et de grandir dans un pays qui est le leur comme il est le nôtre.


LE FILM
Ce film sera projeté dans les salles de cinéma à partir de mercredi 7 mars 2007 (salles d’Art et Essais, réseau MK2...) et 400 copies sont d’ores et déjà disponibles pour une diffusion nationale. De plus, des DVD seront bientôt disponibles.

Regarder le film sur le site educationsansfrontière

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : COUPS DE GUEULE

Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /2007 15:32
Peut-on dialoguer avec un candidat sans pour autant faire allégeance ? Peut-on participer à une rencontre, un débat public, sans pour autant soutenir celui qui vous invite ? Peut-on porter la contradiction, ou tenter de le faire, sans qu’aussitôt on vous accuse de collusion avec votre interlocuteur ? Les artistes n’ont-ils le choix qu’entre le silence, la pseudo-neutralité professionnelle obligée ou le soutien moutonnier inconditionnel ?

Mon ami Robin Renucci était invité, le samedi 17 février au Sénat, pour participer à la rencontre avec le monde de la culture organisée par François Bayrou. Il n’était pas seul : Bernard Latarjet, Jean-Pierre Saez, Philippe Urfalino, Jean-Claude Carrière, Marie-Christine Barrault et quelques autres... J’ai dit ici combien son intervention fut pugnace et pertinente, sur la question de la formation des enseignants et du développement de l’éducation artistique et culturelle, sur l’héritage de l’éducation populaire. Il avait accepté de participer à cette journée, pour y mener la bataille de la conviction et de l’interpellation, porte-parole d’un engagement collectif qui nous rassemble notamment dans le Forum permanent pour l’éducation artistique. « Au-delà des mots, nous attendons des actes » avait-il conclu, interpellant à nouveau le candidat sur le peu de propositions concrètes énoncées dans son discours de clôture. Bref, aucune soumission dans cet acte, loin de là. Et pourtant...
Au journal télévisé du soir, 20 secondes sur le sujet et une apparition furtive de Robin sur un plan lointain, un micro à la main. Cela suffit pour qu’arrivent aussitôt les questions et les SMS : « Alors, tu soutiens Bayrou ? » « Que fait-il, Renucci, avec Bayrou ? » Le piège se referme ! Rien de ce qui a été dit n’a été entendu. L’image seule, silencieuse, vaut acte d’accusation. Et condamnation définitive ! Ainsi va notre monde médiatique... Broyeur de vérités.
Mais alors, que faire ? Se taire définitivement pour préserver je ne sais quelle liberté artistique ? Renoncer au moindre débat contradictoire ? Soigner son image plutôt que défendre ses convictions ? Il me semble préférable, au contraire, d’en rajouter. Il est tout à l’honneur de ceux qui s’y engagent, de poursuivre le débat, de continuer d’affirmer, partout où cela est possible, leurs engagements et leurs convictions. La démocratie vaut mieux que sa réduction médiatique que l’on nous impose. Ce n’est qu’un début, le débat continue !


PS : Significative aussi l’émission de France Inter « Le téléphone sonne », consacrée ce 21 février à la culture dans l’élection présidentielle. Puisque les auditeurs sont invités à intervenir, j’expédie un courriel indiquant mon intérêt pour la chose. Je signe de mon nom, précise mes fonctions et le titre de mon dernier ouvrage. Quelques minutes avant l’émission, appel : « Vous intervenez le premier ». Et l’animateur de donner la parole à « Jean-Gabriel... de Paris » L’intervenant, comme ceux de nombreuses émissions télévisées, n’a plus de nom de famille. Il n’est qu’un prénom, sans statut social, sans passé, sans identité. Curieuse impression de se trouver ainsi dépouillé, faire valoir des experts qui se trouvent en studio.
Pour en savoir plus, on peut réécouter l’émission pendant quelques jours ici.


Pub : Puisqu’il est question de Robin Renucci, je vous recommande vivement le spectacle qu’il présente pour quelques semaines aux Bouffes du Nord à Paris « Le pianiste ». Un grand moment de théâtre, de musique, d’émotion et d’intelligence. En ces temps de questionnements et d’incertitudes, ce rappel tombe à pic !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : COUPS DE GUEULE

Mardi 30 janvier 2007 2 30 /01 /2007 21:55
Les 22 et 23 janvier s'est tenu à Paris un "séminaire de mobilisation des cadres" concernés par l'éducation artistique et culturelle dans notre pays. "Grande messe" comme savent si bien les organiser nos administrations : défilé de discours, tables rondes, ateliers... Je m'y étais glissé le premier jour, peu enthousiaste à l'idée d'en faire un compte-rendu. François Deschamps s'y est collé avec précision sur le site
 territorial.fr
Cela me libère de l'information pour laisser place aux états d'âme et aux commentaires...
Cette manifestation laisse un goût étrange.
D'un côté, on pourrait se féliciter de voir le ministère de l'éducation nationale s'engager de la sorte sur un sujet qui nous tient à coeur depuis tant d'années...
Il ne s'est pas dit que des inepties. Preuve que les idées avancent, lentement mais surement, et que le pire n'est jamais certain. Accordons à quelques uns le bénéfice de la sincérité dans leurs disocurs et leurs engagements...
Mais en même temps, que de langue de bois, de discours énoncés pour la circonstance dont nous savons pertinemment qu'ils ne seront jamais suivis d'effets.De plus, un tel événement après des mois d'immobilismes, de reculs, de restrictions budgétaire (quoi qu'en dise le ministre de la culture, qui affirme la constance de son engagement pour mieux souligner le recul de son collègue!). A quoi rime un tel "barnum" à quelques semaines d'une élection et de la fin d'une législature ?

On pourra toujours se référer aux discours prononcés : je vous offre les photos en prime !
Pour l'éducation nationale, c'est ici









Pour la culture, c'est ici.












A lire également, le point de vue de notre ami EP2C et un renvoi intéressant sur une lecture originale de la LOLF par le célèbre Docteur Kasimir Bisou !
Désolé, je n'ai pas leurs photos !
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Publié dans : COUPS DE GUEULE

Samedi 23 décembre 2006 6 23 /12 /2006 00:01
Internet, c'est formidable ! Je cherchais "Sarkozy, éducation et culture", question de savoir si quelques idées trainaient de ce côté... je tombe aussitôt sur le blog de... Eric Ferrand, adjoint au maire chargé de l'éducation à Paris. Il signe un texte avec son collègue Christophe Girard (dont tous les comportements indiquent qu'il se rêve en Grand Mamamouchi de la rue de Valois) critiquant les positions du dit Sarkozy, notamment  : "que propose Nicolas Sarkozy ? « Un vrai programme d'éducation culturelle et artistique à l'école » alors même qu'il a été Ministre du gouvernement qui a condamné les projets artistiques et culturels à l'école et notamment les classes à PAC, lancées avec grand succès par Jack Lang et Catherine Tasca en 2000." La critique est fondée, et pourtant...
Qu'ont-ils fait, eux-mêmes, dans ce domaine à la Ville de Paris ? La réponse est brève : rien ! Il se trouve que j'ai réalisé pour les services culturels de la ville une étude complète sur la question des "jeunes publics". Ma dernière rencontre avec l'adjoint à la culture s'était conclue par  : "l'année prochaine sera une année de mobilisation sur ce thème". Trois ans plus tard, la moindre mobilisation se fait toujours attendre... Quelle crédibilité alors à critiquer l'adversaire ?
Cela s'appelle la langue de bois ?

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : COUPS DE GUEULE

Samedi 9 décembre 2006 6 09 /12 /2006 22:46
Hier je  faisais part de la publication d'un livre par les anciens déportés de Paris. 
Aujourd'hui dans "Le Monde", cette information stupéfiante :

" On en parle dans les organisations juives comme d'une "véritable ignominie". Une conférence internationale - dont l'objectif semble être de contester la réalité de la Shoah - devrait attirer, lundi 11 et mardi 12 décembre à Téhéran, soixante-sept "historiens et chercheurs" de trente pays, dont les Etats-Unis, la France, l'Allemagne, l'Autriche.

Jamais une manifestation à forte tonalité négationniste de cette ampleur n'avait eu lieu dans un pays musulman...

Rendus publics par l'Institut pour les études politiques de Téhéran - officine organisatrice proche du ministère des affaires étrangères -, les thèmes de la conférence affichent un caractère négationniste : "Antisémitisme européen et émergence du sionisme" ; "Nazisme et sionisme : coopération ou hostilité" ; "Points de vue révisionnistes" ; "Chambres à gaz : négation ou confirmation", etc. Des débats sont prévus sur l'antisémitisme en Europe, comparé au sort, jugé plus clément, des juifs en pays musulman, et sur les lois qui "restreignent la liberté d'expression de ceux qui nient l'Holocauste"...

Début 2006, déjà, l'Iran avait riposté aux caricatures de Mahomet publiées par la presse danoise par un concours de caricatures sur la Shoah. Quelque 1 193 dessins avaient été envoyés de 62 pays. Neuf millions de personnes ont visité l'exposition qui a suivi à Téhéran..."

Neuf millions ! Les deux tiers de la Région Ile de France faisant la queue devant une expo !

Qui a dit que le succès d'une action culturelle se mesurait au nombre de spectateurs concernés ?

Le vainqueur du concours est un Marocain. Voir la vidéo...

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Publié dans : COUPS DE GUEULE

Dimanche 3 décembre 2006 7 03 /12 /2006 21:45
Le ministre de la culture vient d'annoncer qu'il accorderait son agrément à la direction actuelle du Festival d'Avignon, pour un nouveau mandat de quatre ans, qui sera le dernier des actuels détenteurs du poste. Ouf ! Mais cet accord est suspendu à la présentation d'un projet précis à déposer rapidement, assorti de nombreux conseils sur l'orientation artistique et la manière de concevoir la programmation.

Je partage largement le questionnement de Jean-Marc Adolphe, dans la revue Mouvement, qui indique :

" En « donnant son agrément » à la reconduction pour quatre ans de Vincent Baudriller et Hortense Archambault à la tête du festival d'Avignon, Donnedieu de Vabres pose de curieuses conditions. Un avant-goût du contrôle étroit que la droite sarkozyste assignerait à la vie culturelle.

Par un communiqué en date du 21 novembre dernier, Renaud Donnedieu de Vabres, actuel ministre de la Culture et de la Communication, a indiqué qu'il « donnera son agrément (...) de renouveler pour quatre ans le mandat de Vincent Baudriller et Hortense Archambault, respectivement directeur et directrice déléguée du Festival d'Avignon ». Mais s'il reconnaît la « réussite incontestable » du « rajeunissement » des publics, le ministre de la Culture est loin d'accorder un blanc-seing au futur CDD de Vincent Baudriller et Hortense Archambault. Il leur demande en effet de « remettre un projet précis au conseil d'administration du Festival qui se réussira le 2 décembre 2006 ». La démarche, en soi, est déjà étrange. Elle s'éclaire lamentablement quand le ministre indique lui même les points qu'il attend voire précisés : « la place de l'écriture et des auteurs vivants » (pourquoi pas ?) ; et « la mise en valeur des comédiens » : en d'autres termes, Donnedieui de Vabres voudrait voir plus souvent Trintignant dans la Cour d'Honneur et plus du tout Jan Fabre, d'autant qu'il insiste sur « la programmation exemplaire et symbolique de la Cour d'Honneur du Palais Papes » et qu'il précise même un peu plus loin, en une allusion limpide à l'édition controversée de 2005 : Vincent Baudriller et Hortense Archambault devront porter un regard critique sur la fonction de l'artiste associé ». Bref, Donnedieu de Vabres demande aux deux directeurs de s'ériger en censeurs potentiels des artistes qu'ils souhaiteraient associer.
Plus insidieux encore : dans ce même communiqué, le ministre de la Culture demande à Vincent Baudriller et Hortense Archambault de s'expliquer sur « le rôle politique du festival ». On ne saurait être plus clair : Renaud Donnedieu de Vabres, qui ne s'est pas rangé pour rien derrière la bannière de Nicolas Sarkozy, donne là un avant-goût du régime de contrôle étroit (avec révocation à la première incartade ?) que la droite sarkozyste rêverait d'assigner à la vie culturelle. Au moins les masques commencent-ils à tomber."
Je ne peux m'empêcher de penser à Jean Vilar, et à l'incroyable situation qui est ainsi faite aux  directeurs d'aujourd'hui. Aurait-on osé encadrer de la sorte  sa direction ? Quel tôllé cela aurait provoqué ! Un tel lien du politique à l'artistique est-il acceptable ? Qui dira le scandale et la perversité de cet état des choses ? Paul Puaux, qui fut un ami, doit se retourner dans sa tombe !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : COUPS DE GUEULE
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés