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Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 22:03

Au coeur de l'été, Robin Renucci a publié dans Le Monde le texte ci-dessous. Loizo se fait un plaisir de le relayer. Contribution utile au débat culturel d'aujourd'hui. Merci Robin.

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Je suis présent depuis longtemps sur les scènes publiques. J'ai désormais la charge de l'une de leurs institutions. A Frédéric Mitterrand qui m'a fait l'honneur de me nommer directeur des Tréteaux de France il y a quelques semaines, comme à mes concitoyens dont les impôts et la participation volontaire (le prix des places) financent cette aventure unique en son genre dans la décentralisation théâtrale, je veux dire mon engagement.

Je me suis porté candidat au nom d'une conviction : création, transmission, formation, éducation populaire peuvent se conjuguer, se réinventer ensemble.

Avec mon équipe, nous la ferons vivre et partager partout où des réponses surgiront aux appels à projets que nous lancerons. Nous chercherons à " faire avec ", plus qu'à " diffuser " au sens habituel du mot. Notre principe d'action est simple à énoncer : affirmer les singularités des territoires, les armer par l'écriture et le théâtre, les faire dialoguer par la circulation des oeuvres. Agir, produire. Ensemble, dans un retournement de l'aliénation d'aujourd'hui qu'est le tout-consumérisme.

Ce désir de " faire avec " me fait exprimer une déception. Ce que nous avons entendu et lu ces dernières semaines nous laisse nombreux sur notre faim. La dimension budgétaire est déterminante, mais elle ne saurait être le pivot de nos  raisonnements. Elle ne répond pas aux questions posées par l'art et la culture aujourd'hui.

Oui, il faut des moyens nouveaux, mais ils ne prendront sens que si nous engageons une réforme ambitieuse de nos objectifs et de nos actions. Le sens, là est la question majeure.

Y répondre impose un changement radical de logique. On ne rejette pas André Malraux en disant que " rendre accessibles au plus grand nombre (...) les oeuvres capitales de l'humanité " ne peut plus être le paradigme des politiques publiques de la culture en ce début de XXIe siècle.

Affirmer que notre rôle est de faire face au déferlement des " produits " des industries du signe et de leur consommation forcenée est réducteur, mystificateur même. L'enjeu est bien plus complexe. Comme à chaque mutation importante des techniques et des technologies, il nous faut nous saisir avec force de ce qui, à première et courte vue, nous inquiète.

Les moyens technologiques dont nous disposons façonnent et façonneront encore de profondes mutations de nos rapports personnels et sociaux aux symboles, et de notre potentiel individuel et collectif de production de ces symboles. Le défi d'aujourd'hui est de même nature que celui auquel, en son temps, Jules Ferry a invité la République à répondre.

L'éducation artistique et culturelle est un enjeu central de notre temps. La " société de la connaissance " ne se construira pas sans une exigence de pratique. Former les enseignants et non pas fermer les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), impliquer les artistes et les institutions culturelles dans des formations croisées. Enseigner l'histoire de l'art ne répond pas aux exigences du " partage du sensible ", selon l'expression du philosophe Jacques Rancière. L'histoire de la natation apprend-elle à nager ?

L'historien Roger Chartier écrivait ici même il y a vingt ans : " Il y a quelque chose de pathétique à vouloir dresser une digue étanche, infranchissable, entre les études et les oeuvres dont se délectent "les amateurs habituels des choses de l'esprit" et les "pratiques culturelles" du plus grand nombre, alimentées par le marché des loisirs. Le lien qui les unit (...) réside dans la trajectoire même qui donne leur sens aux oeuvres les plus puissantes " (" Pas d'oeuvre sans pratique ", Le Monde du 26 septembre 1991).

Il ne s'agit plus d'" accès " aux oeuvres. Il faut faire en sorte que " les oeuvres oeuvrent " comme le dit joliment le philosophe Bernard Stiegler. Parlons de création partagée, d'appréhension individuelle et collective, de contribution populaire. Sortons des oppositions bien peu innocentes entre une culture " populaire " et une autre qui ne le serait pas. Refusons l'opposition caricaturale entre professionnels et amateurs.

Le discours sur l'intimidation est un piège. Il conforte le " ce n'est pas pour moi " trop souvent entendu. Ces mots signifient surtout que nous ne savons plus converser avec ceux de nos concitoyens que nous stigmatisons en les qualifiant d'" éloignés de la culture ". En son temps, Jean Vilar a inventé une place pour le spectateur en affirmant sa dignité, son potentiel et son rôle. Réinventons cela dans notre contexte, les budgets suivront.

Ma propre " entrée en théâtre " et l'aventure de l'Association des rencontres internationales artistiques (ARIA) que j'ai engagée en Corse il y a quatorze ans me le démontrent au quotidien : " Pas d'oeuvre sans pratique. " Le rapport à l'art, la construction culturelle de soi passent par la pratique, par une relation sensible, développée et valorisée dès le plus jeune âge. La formation est le contrepoison du court-termisme.

La pensée unique régnante juge la dépense publique perverse et improductive. Là est l'impasse. Il nous faut une action publique forte. Réhabilitons l'impôt, il en est la condition. Bâtissons une fiscalité équitable. Confrontons nos ambitions professionnelles au regard critique et aux attentes de nos concitoyens. En rénovant le sens et les méthodes, nous retrouverons le " consentement à payer " sans lequel il ne peut pas y avoir d'action publique.

Pensons autrement nos politiques de l'art et de la culture et la façon de les écrire. Tissons de nouvelles relations entre l'Etat, les collectivités territoriales, les professionnels, les citoyens. L'expérience est déjà tentée par la région Pays de la Loire. Cherchons à l'élargir. Définissons collectivement nos ambitions, donc les moyens à réunir. Faisons-le territoire par territoire, et, en même temps, au niveau de la nation tout entière. Dans le respect de notre histoire et de nos principes fondateurs. L'avenir dépend de notre capacité à renouveler notre culture de l'action publique.

© Le Monde

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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 22:58

L'essentiel de notre travail cette année, ce fut l'organisation d'une journée d'hommage à Philippe Avron

Il en reste quelques traces sur le blog des Amis d'Avron

En voici un bref aperçu en images...

 

 

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Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 13:21

photoPM.jpg "Ils ne tiennent pas en place et, quoique volontaires pour participer, avec un enseignant et un comédien, à un atelier de théâtre, ils s'agitent et s'excitent dès leur arrivée : taquineries et insultes, coups d'épaule et coups de gueule, agressions ébauchées et bouderies insistantes.

Ils sont là, comme dans la plupart des cours de récréation et des halls d'immeuble, des couloirs d'école et de transports en commun, dans une gesticulation physique et psychique permanente. Un mouvement brownien que rien ne semble devoir interrompre et qui peut provoquer à chaque instant, sans que nul sache exactement pourquoi, une explosion de violence incontrôlable.

Mais nous sommes dans le hall d'un théâtre. Et, de l'autre côté du sas, il y a un espace particulier. Une architecture qui configure des lieux et assigne des places. Un dispositif qui invite à ralentir le pas et à baisser la voix. Un monde sorti du chaos, qui dispose et prédispose... Il fait noir. Il y a juste un cercle de lumière sur la scène....

 

voir la suite de l'article de Phiippe Meirieu dans Le Monde du 8/7/2011 ici

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Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 11:27

Voici la présentation d'une innovation technologique géniale

Peut même être utilisée sur la plage...

Bel été


 
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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 00:31

Le texte ci-dessous est publié ce mardi 5 juillet dans Libération (page Rebonds) Une grêve de la distribution limitera sa lecture. Merci donc de faire suivre largement...

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Le 65e Festival d'Avignon s'ouvrira prochainement dans un profond malaise, né des conditions dans lesquelles le futur directeur a été désigné par le ministre de la culture. Soyons clairs : Olivier Py, par son travail d’artiste et son engagement, mérite évidemment de pouvoir être candidat à la direction du Festival d’Avignon. Mais voilà ! D'évaluation, de réflexion, d'analyse du travail accompli par l'équipe en place, il n'est absolument pas question. Moins encore d’observation du contexte artistique et culturel du moment, ni d'une projection à cinq ou dix ans sur ce que devrait devenir le Festival. Sur un coup de tête ministériel, Olivier Py a été débarqué de l'Odéon, sur un autre coup de tête - envers de la même médaille - il fut désigné pour Avignon. C'est ce que l'on appelle "l'autorité de l'Etat !" : circulez, il n'y a plus rien à voir ! Et que la fête commence !

La fête, vraiment ?

Avignon est une aventure humaine collective hors du commun.

Avignon est un événement artistique et culturel qui appartient autant à son public, aux nombreux partenaires qui s'y investissent (associations, mouvements éducatifs, collectivités...) qu'aux artistes invités et aux professionnels qui y travaillent.

Avignon appartient surtout à son histoire, à son éthique, faisant de ce festival, depuis sa création par Jean Vilar, le phare symbolique d'une certaine idée du théâtre public et de la place de cet art dans le processus démocratique auquel nous aspirons.

Avignon est enfin le lieu-même du débat public sur les relations entre la culture et la démocratie.

Dès lors, sauf à trahir l'esprit même du Festival, la désignation d'une nouvelle direction appelle une "démocratie exemplaire", c’est-à-dire un processus cohérent et responsable de réflexion sur les enjeux et, seulement après, le choix de la (ou des) personnes susceptibles de répondre aux attentes à travers leur propre projet. Bref, un débat démocratique !

Rien de tout cela dans la décision à la hussarde adoptée en réponse à une panique née des réactions médiatico-politiques à l'éviction du directeur de l'Odéon.

Ce n'est plus une nomination, c'est un hold-up ! Le débat public est confisqué !

Ceci démontre le manque total de respect du ministre pour ce qu’est ce Festival, pour ce quʼil représente dans lʼhistoire culturelle du pays et surtout pour son public, fidèle, dont nous faisons partie depuis de nombreuses années.

Nous appelons les spectateurs, les partenaires, les artistes et le conseil d'administration, chargé de veiller aux destinées du Festival, à exiger un vrai débat public sur l’avenir du Festival. Pour notre part, nous  sommes prêts à y participer.

Lucile Bodson

Jean-Gabriel Carasso 

François Deschamps

Jean-Claude Lallias

 Emile Lansman

Philippe Meirieu

 

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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 12:09

"Fin 2010, après la divulgation d’un rapport adressé au ministre de la Culture et de la Communication portant sur l’échec de la démocratisation culturelle, une polémique s’est ouverte. Les budgets publics qui lui sont consacrés ont augmenté sans que le pourcentage de la population qui en bénéficie progresse, dit le démocratiseur.

Qui est-il ?

Pourquoi revendique-t-il bruyamment cet échec ?

Ne défendrait-il pas une idéologie dont il se garderait bien d’énoncer les enjeux ? Que gagnent-ils, lui et le pouvoir qu’il sert, à faire un procès à l’œuvre d’art ? N’est-il pas celui qui inscrit ce procès dans une conception politique de la société néolibérale ?

N’est-il pas celui qui défend une conception trompeuse de l’égalité ?

Pourquoi avance-t-il masqué ?"

le-democratiseur-de-quelle-mediocrite-la-democratisation-ac.jpg

Pour ceux qu'intéressent les débats sur la politique culturelle, voici un texte vif qui apporte à la réflexion collective.

L'auteur, Jean-Marie Hordé, est directeur du Théâtre de la Bastille à Paris.

Voir le site de l'éditeur ici

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Samedi 25 juin 2011 6 25 /06 /Juin /2011 10:18

Robin.jpg

 

Notre ami Robin Renucci a été nommé hier directeur des Tréteaux de France, centre dramatique national itinérant. S'il m'arrive souvent de critiquer ici (ou ailleurs) les décisions ministérielles, avouons que celle-ci est une très bonne nouvelle. Pour lui, bien sur, puisqu'il aspirait depuis déjà longtemps à la responsabilité d'un établissement public lui permettant de mettre en oeuvre un véritable projet liant à la fois la création, la formation, la transmission et l'éducation populaire... Mais aussi pour le théâtre lui-même, qui prolonge ainsi une tradition, une éthique, un projet démocratique sans cesse renouvelé.

Acteur populaire de théâtre, de cinéma et de télévision, Robin saura à coup sur insufler à cette institution atypique l'esprit du travail mené en Corse depuis des années, ouvert sur la diversité des talents et la fédération des énergies.

Bravo donc. Champagne ! Et bon vent aux Nouveaux Tréteaux de France.

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Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 18:04

la-digue.jpg

Il y avait un théâtre à Toulouse, nommé "Théâtre de la Digue", lieu historique de la décentralisation théâtrale dans cette région, puis instrument de soutien à de très nombreuses compagnies et artistes. Il comportait une bibliothèque théâtrale de premier ordre, plus de 25000 titres. En 2004, il fut interdit de recevoir du public pour des raisons de sécurité. Un projet de rénovation avait été réalisé, presque mis en oeuvre, puis suspendu.Le ministère de la culture cessa de subventionner... puis la Région Midi-Pyrénées... aujourd'hui c'est la Ville qui jette l'éponge. La Digue saute ! Toujours triste de voir disparaître un tel lieu, à la fois symbolique et actuel. Nous avions participé à la réflexion sur son devenir à l'occasion d'une étude, suggérant d'en faire une "tête de réseau" régional, "Maison du théâtre" d'un style nouveau... Les temps sont à d'autres considérations. La Région annonce un autre projet régional. Le bâtiment appartient à Etat et serait mis en vente par les domaines. « Il ne sera pas livré à un promoteur et  sa vocation restera la même » affirme le directeur régional des affaires culturelles. Bizarre, bizarre !

Lire la lettre du directeur : "Requiem pour la Digue"

 

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Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 21:39

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C'est avec grand plaisir que je peux annoncer ici la sortie, début octobre, du travail que nous menons depuis deux ans, à savoir le recueil filmé de 18 témoignages d'anciens déportés et enfants cachés, rescapés des rafles et des camps de la seconde guerre mondiale.
Rassemblés au sein du "Comité école de la rue Tlemcen", ils travaillent depuis plus de quinze ans à honorer la mémoire des 1100 enfants déportés dans le XXe arrondissement de Paris.
Après avoir retrouvé les noms de chaque enfant déporté, ils ont posé des plaques dans et hors de leurs écoles, réalisé une exposition, un livre, un site internet...
Ils témoignent régulièrement auprès des enfants des écoles, collèges et lycées, avec l'objectif  d'éveiller à la vigilance contre tout antisémitisme,tout  racisme,  toute exclusion .

Nous avons pris le temps de les écouter et de réaliser pour vous un coffret comprenant :

10 DVD
18 témoignages
15 heures d'images
1 film de 52' minutes "Nous étions des enfants"
1 entretien exclusif avec Boris Cyrulnik

Ce travail sera officiellement présenté les 7, 8 et 9 octobre prochains, à la Maison des Métallos à Paris.
Toutefois, vous pouvez dès à présent nous aider à la réalisation de ce coffret et  souscrire à un tarif préférentiel en téléchargeant ici le bon de souscription.
Vous pouvez également voir la bande annonce ici et diffuser cette information auprès de ceux de vos amis qui pourraient être intéressés...
Merci à vous et bel été.

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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 10:30

que-faire.jpg

Vu hier au Théâtre de la Colline "Que faire ?" (le retour), un spectacle de Benoit Lambert sur des textes de Jean-Charles Massera, etc... Grand moment de théâtre réjouissant pour les yeux et pour l'esprit, à la limite du cabaret dans l'esprit de Karl Valentin. Spectacle drôle, émouvant, politique, généreux, laissant aux acteurs le soin de s'amuser  et de s'émouvoir de quelques références qui ont marqué nos générations : la révolution française, la révolution russe, mai 68, mais également les performances d'art contemporain, quelques chansons émouvantes... Du théâtre comme on l'aime, et deux acteurs impressionnants : Martine Schambacher et François Chattot. Si vous ne savez Que faire d'ici la fin juin, allez donc faire un tour à La Colline.

Et pour en savoir plus, c'est ici.

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Actualité

Vient de paraître : 

couv ministre mini2

rencontrez l'auteur :

le 16 février à 19h, à la Librairie du "104" à Paris

le 3 mars à 11h, Foire du LIvre de Bruxelles

le 8 mars à 17h30, librairie "Contact" à Angers

le 15 mars à 19h, Librairie "Les Orgues" à Paris

  en savoir plus 

 

et toujours...

couv-def.jpg

Un coffret de 10 DVD

18 rescapés des rafles et des camps

de la seconde guerre mondiale racontent...

15 heures de film

1 introduction exclusive de Boris Cyrulnik


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couv Passeur DVD

Un livre polyphonique et décapant
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Un entretien de Jean-Gabriel Carasso
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Recueil de textes sur le théâtre
l'éducation et les jeunes publics

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Images d'une tournée mémorable
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Un spectacle de David Lescot
Molière de la révélation théâtrale 2009

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