COUPS DE GUEULE


Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 16:30
En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.

Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en oeuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.

Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.

Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !

450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.


L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.

L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.

L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.

L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.

Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles,
Nous avons lutté pour les obtenir,
luttons ensemble pour les défendre !

Vous souhaitez soutenir Le Planning Familial,

signez la pétition.

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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 11:31
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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /Jan /2009 14:20
Nous vivons, c'est le moins que l'on puisse dire, une drôle d'époque ! L'autoritarisme remplace l'autorité, le populisme tient lieu de populaire, et les voix cherchent leurs voies... Internet permet d'entendre, ici et là, ce qui ne se dit pas ailleurs. Dernière livraison, les lettres ci-dessous qui circulent aujourd'hui. Témoignages d'une enseignante de Saint-Lô, l'autre d'Angers. A diffuser sans modération.



1/ A Saint Lô
"Bonjour, pour ceux qui ne sont pas encore au courant, notre cher président est venu nous rendre visite à Saint-Lô. Je faisais parti des enseignants qui ont profité de sa venue pour lui signifier notre désaccord quant à la suppression des RASED. Les intentions des manifestants étaient pour le moins pacifiques mais celles de M. Sarkosy un peu moins. Ce qui s'est passé ce lundi est tout simplement scandaleux . Je vous transmet une lettre écrite par une collègue également présente lundi et qui résume bien la situation. Libre à vous de la lire ou non. Je confirme que tout ce qui est dit dans ce courrier est vrai, j'y ai moi-même assisté, et je peux vous dire que la lacrymo, ça pique!!! Petit détail manquant dans la lettre: les médias accusent les manifestants d'avoir cassé une vitrine, ce sont en fait les CRS qui l' ont cassée en voulant frapper un jeune lycéen. Voilà, bonne lecture. "
 Julien
 
"Bonjour à tous.   Je tenais à vous signaler plusieurs faits alarmants dont vous devez déjà être au courant. J'ai bien reçu la lettre de l'enseignante de l'école Calmette et Guérin.....Et beaucoup d'autres personnes aussi, car elle a déjà eu des soucis suite à ses écrits !!! Il serait bon de s'assurer que ces suites ne la desservent pas !!!! si cela n'est pas déjà fait !   D'autre part, les enfants de la classe "choisie" pour recevoir la visite de M. Sarkozy a reçu depuis une semaine les visites du préfet, de la police, etc. On leur a demandé d'apprendre à se lever convenablement en posant la main droite sur leur bureau... Et en disant « Bonjour M. le Président » !!!! Un membre de ma famille fait partie de cette classe... De plus, comme vous le stipulait la lettre de l'enseignante, des travaux demandés depuis des mois, ont été réalisés très rapidement en une semaine... Mais uniquement sur le « chemin » très balisé de M. le Président !!!!! Ma soeur, dont l'enfant était scolarisé dans cette école, n'a pas pu se mettre derrière la barrière de l'école pour l'arrivée du président. Elle a été bloquée en bas de l'immeuble attenant à l'école et n'a pas pu faire trois pas vers l'école. Elle a aussi voulu faire descendre une banderole, avec les habitants du quartier et parents d'élèves  le long de l'immeuble ; et les CRS ont demandé à une voisine quelques étages plus bas de la couper !  De plus, la commissaire de police est venue saisir violemment ma soeur par le bras, pour l'empêcher de siffler ! Ce dernier avait ordonné de ne pas voir de manifestants sur son chemin !   Arrivés à 8 h 30... nous nous sommes dirigés vers le boulevard de la Marne où nous attendaient CRS, gendarmes mobiles bottés et casqués et camion anti émeutes ! Impossibilité de passer alors que des accords avaient été conclus avec la préfecture sur le déroulement de la journée, et tout a été systématiquement bafoué !!!!!!!!! 500 CRS !!!! A défaut de nous voir, il nous a entendus !!!!!! Je tenais à signaler l'aspect très violent des forces de l'ordre, qui affichent partout au sein de leurs locaux qu'ils sont présents afin d'assurer notre sécurité avant tout ! En effet, place de la Licorne, une personne âgée a été bousculée par les CRS sous les yeux de lycéens qui se sont empressés de la secourir !!! Les CRS sont passés en bousculant tout le monde, y compris femmes et enfants, alors qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter et aucune manifestation de violence, sauf la leur ! Un enseignant qui parlait avec les lycéens afin de les calmer face à l'agressivité des CRS s'est fait matraquer en se retournant... Tout mouvement d'une personne étant considéré comme dan gereux ?????????!!!!!!!!   Je suis sidérée, choquée ! Jamais auparavant, je n'ai assisté à une telle vague d'extrémisme ! C'est très important que nos jeunes, qui sont restés calmes et respectueux, aient été présents ! Témoins ! Vous rendez vous compte que deux d'entre eux se sont faits mettre à terre, puis embarquer au commissariat de police alors qu'ils n'avaient rien fait !!!! Tout cela est très inquiétant et nous constatons, encore une fois, que M. le président fait ce qu'il veut ! La mobilisation doit être très importante, et au sein de tous les corps de métiers ! Nous nous devons de protéger nos enfants de cette montée en puissance de la dictature sarkozienne !!!! Et lorsque le peuple est dans la rue, M. le Président peut mettre 500 CRS pour l'empêcher de manifester, il est là et manifeste !!!! C'est un de nos droits qui a été bafoué hier ! Comme beaucoup d'autres actuellement ! Y compris le droit à l'éducation pour nos enfants ! Je signale, pour en terminer avec ce courrier, que des groupes ont été constitués sur le net, afin de repérer les personnes « dérangeantes »pour le gouvernement ,et surveiller leurs conversations et mails. Les derniers mots du président lors de son discours à Saint-Lô : « N'ayez pas peur du changement, n'ayez pas peur de la crise, n'ayez pas peur de l'avenir » !!!!! Commentaires de M. Digard dan s le Ouest-France du13 janvier : « C'était un honneur pour la ville d'accueillir le premier personnage de l'état. Mais c'est de la très haute tension... Quant aux manifestations, je reconnais que l'on puisse ne pas être d'accord et l'exprimer, mais dan s le respect de la fonction incarnée par le président de la république ». Nous sommes restés respectueux, mais notre droit à la manifestation n'a pas été respecté ! Nous voulons une égalité dans l'enseignement et les moyens nécessaires afin d'atteindre les objectifs espérés.   Combien a coûté ce déplacement de M. Sarkozy ? Quant au déploiement des forces de l'ordre... Cet argent dépensé pourrait aider tant d'écoles, de collèges et lycées !!!   Voilà ce que je tenais à écrire après être allée manifester hier ! Nous sommes beaucoup à être en état de choc...   Je diffuse ce mail à tout mon carnet d'adresses, Faites pareil avec les vôtres car tous ces faits sont des atteintes à la liberté et aux droits de l'homme !"   Isabelle L.

Note : Le préfet et le directeur de la police ont été sancionnés. Sans doute pour excès de zèle !

2/ A Angers
Bonjour,
je vous transmets ce courriel d'une de mes amies, enseignante au lycée J.Moulin, et dont le mari a été victime hier d'agression policière injustifiée à Angers, pendant la manifestation.
Vous verrez, on avance, on avance ...    Sylvie

"Le 29 janvier 2009.
 Ce jour décidé jour de grève nationale est aussi le jour où notre famille a pris conscience que la violence policière peut concerner chacun d’entre nous.
 Ce jour là j’ai rendez vous à dix heures trente avec mon cher et tendre place Leclerc à Angers pour manifester. Je l’attends avec nos trois enfants. Il ne nous a jamais rejoints.
Nos appels sur son téléphone portable restent vains. Je m’inquiète, mon homme est  quelqu’un de fiable sur qui je peux toujours compter et il a très envie de manifester.  A 12h45 j’apprends par un coup de téléphone de ma mère que Bernard est placé en garde à vue. Le motif « refus d’obtempérer, rébellion et incitation à l’émeute ».
Je n’ai pas le droit d’en savoir plus, je n’ai pas le droit de le voir ni de lui parler. Je ne connais pas non plus les circonstances de son arrestation. Je suis atterrée. Pour moi, la garde vue  renvoie à une situation criminelle tout au moins à une mise en danger d’autrui.
Je cherche  ce qu’il a pu faire. J’imagine alors qu’il a refusé de montrer ses papiers, comme il l’a fait une fois, en soutien aux sans papiers. Ce geste m’étonne car il savait que nous l’attendions mais je me raccroche à cela.
 A 17h00. Bernard est libéré, sonné par le six heures passées dans une cellule, il se rend avec deux heures de retard sur son lieu de travail. C’est donc à 22h00 que j’apprends la vérité vraie. Et elle fait froid dans le dos.
 Les faits
 A dix heures 40 Bernard cherche toujours une place pour garer sa 405. Les manifestants sont très nombreux et empiètent sur la chaussée. Est-ce ce nombre qui effraie les gendarmes ? Bernard dans une file de voitures  commence à s’engager rue du Mail. Il est arrêté par un policier qui tapant sur sa vitre lui demande à quelle vitesse il roule. « Je suis en première, donc à 20 km/h » répond le futur criminel. « C’est trop, vous ne devez pas dépasser 10 Km/ heure. » Bernard répond alors qu’il ne lui semble pas aller trop vite, qu’il cherche une place pour se garer et rejoindre à la manifestation sa femme et ses enfants. Le policier demande à voir les papiers du véhicule. Bernard présente la carte verte et explique qu’il a oublié la carte grise chez lui. Le policier annonce alors un contrôle approfondi du véhicule et lui désigne une place à l’opposé de l’endroit où il se tient. C’est en braquant les roues et en repassant la première que tout dérape. Notre voiture, une antiquité imprévisible, émet un hoquet qui projette le véhicule en avant. Personne n’est blessé ni même touché. Il s’agit juste d’une évidente erreur de manœuvre ( ce que reconnaîtra ultérieurement le policier le plus proche )
 Ce hoquet provoque alors des faits incroyables. Un policier se rue sur la voiture, ouvre violemment la portière et entreprend avec six autres  comparses d’extraire manu militari Bernard de la voiture. Celui-ci paniqué s’accroche à son volant. Il est sorti de la voiture, jeté à terre, maintenu sur le bitume un genou dans les côtes, pendant qu’un autre policier lui tire le bras vers l’arrière et le menotte. Bernard essaie d’appeler à l’aide en disant «  Ne les laissez pas faire cela ». Un policier pour le faire taire, lui enfonce deux doigts dans la bouche. Une jeune fille ose intervenir. Elle est immédiatement appelée à circuler. Bernard est placé dans un fourgon. Quand il demande s’il était besoin de se mettre à sept pour le faire sortir de la voiture, s’il était besoin de le jeter à terre, on lui répond qu’il est grand et fort ( cela fait-il de lui un animal ? ) Quand il demande à ce qu’on lui desserre les menottes qui le blessent, on lui dit qu’il n’a qu’à le demander gentiment. Bernard refuse de supplier, il se fait traiter d’imbécile et garde ses menottes qui lui cisaillent le poignet et entrave sa circulation. Après un alcootest et test de présence de cannabis ( négatifs évidemment ) il est emmené au poste et mis en garde à vue.
Il passe six heures dans une cellule. Il est fouillé, on lui prend ses effets personnels, on relève ses empreintes, on le photographie. Il voit un médecin et un avocat. Ceux-ci l’écoutent et lui disent qu’il est victime de ce qu’ils appellent dans leur jargon  « susceptibilités policières ». Apparemment, c’est de plus en plus fréquent. A 15h45, il est auditionné par un officier de police judiciaire qui en réfère ensuite au procureur qui lui-même décide de la remise en liberté de Bernard et d’une convocation judiciaire pour le 13 avril. Vraisemblablement pour un rappel à la loi.
  Nous sommes très choqués par ce qui vient de se passer. Bernard peut toujours à peine bouger les doigts de la main droite. Il a mal aux côtes. Il fera constater ses douleurs par un médecin tout à l’heure. Mais surtout il estime qu’il a été victime d’un abus de pouvoir. Il compte porter plainte pour cela et aussi pour préjudice moral.
Comme beaucoup d’entre vous on tire souvent le diable par la queue en fin de mois, alors si vous connaissez un avocat, altruiste aux honoraires peu élevés, faites-le nous connaître…on va avoir besoin d’un coup de main !
Surtout, n’hésitez pas à faire passer ce texte à vos connaissances. Il faut que l’on sache que de telles situations se multiplient aujourd’hui. Pour vous en convaincre, lisez sur Wikipédia le dernier paragraphe de l’article sur la garde à vue. C’est édifiant.
J’aurais adoré épouser Robin des Bois, Jesse James, Che Guevara. Peut-être d’ailleurs que Bernard a un peu de tous ces personnages en lui… mais en attendant, ce jour-là il était surtout un simple citoyen conducteur d’une vieille voiture, ayant oublié sa carte grise.
Vous admettrez en lisant ces faits qu’on se demande d’où vient le chef d’accusation que je rappelle pour conclure ce billet «  Refus d’obtempérer, rébellion, incitation à l’émeute ».
 Bien à vous "                         Estelle.
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Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /Déc /2008 22:31
Christophe Girard, adjoint au maire de Paris chargé de la culture, n’a rien compris – ou ne veut rien comprendre – à la problématique et aux enjeux de l’éducation artistique et du spectacle jeunes publics. Il y a sept ans, déjà, la direction des affaires culturelles de la vile de Paris me commandait une étude/proposition sur le théâtre du spectacle jeunes public dans la capitale. Après huit mois de travail, un texte était remis qui définissait les enjeux généraux et traçait quelques pistes de développement sur ce sujet. L’adjoint au maire chargé de la culture me recevait alors – un quart d’heure, pas plus !- n’ayant manifestement même pas jeté un œil sur le document ni sur la version synthétique de quelques pages pourtant rédigée à son intention. Depuis, silence ! Rien ne bouge.
Dans un entretien à la Scène (n°51), il affirme aujourd’hui que l’offre artistique en direction des jeunes publics serait largement suffisante dans la capitale – voyez le Châtelet le dimanche matin ou tel théâtre privé qui « offre » des places à 15 euros pour les enfants ! Diable !
La réalité est autrement désastreuse. A l’exception de quelques efforts isolés, au Dunois, au TEP, dans quelques autres espaces, la vérité est que le mouvement artistique international du spectacle en direction de l’enfance n’a aucune place dans Paris. Ni aide à la création, ni lieu de recherche, ni lieux de diffusion, ni travail de formation des accompagnateurs, ni événement public sur le thème digne d’une capitale. Rien ! Le désert, malgré quelques oasis méritants. A Montréal, à Bruxelles, des aventures significatives se mènent depuis des années. A Paris, le néant ! Pire, si l’on en croit notre adjoint, il aurait désormais un projet de « salle immatérielle » pour permettre aux enfants d’assister – sur ordinateur – aux spectacles auxquels ils ne peuvent prétendre en direct. Voilà une bonne idée : puisque les enfants ne peuvent aller au théâtre, ouvrons une « salle immatérielle ». Et pour ceux qui n’ont pas de quoi manger, un « restaurant immatériel » fera l’affaire : ils verront de loin ce que d’autres ont dans leurs assiettes ! Pourquoi pas aussi des « vacances immatérielles » – on passera des films sur la mer pendant que d’autres se baignent ! A pleurer !
Seul espoir, cet autre argument avancé par notre élu concernant la direction des théâtres : au bout de dix ans, les responsables des théâtres devraient passer la main, dit-il. Nul n’est propriétaire de sa charge. On ne doute pas qu’il s’appliquera à lui-même cette vérité, peut-être même plus vite et que d’autres approcheront bientôt ces questions avec une réflexion nouvelle.
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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 10:23
Il faudrait que j’écrive plus souvent sur ce blog, me dit-on, que je le maintienne en mouvement, que je fournisse aux lecteurs connus ou inconnus plus de matière à réflexion… Soit ! Mais, c’est que les temps sont difficiles. On ne sait plus par quel bout prendre le monde qui nous entoure et les anecdotes diverses qui viennent troubler l’idée même que l’on se fait d’une société, d’une République, d’une manière de vivre ensemble… En vrac donc, quelques éléments récents :
- ces policiers avec des chiens qui entrent dans une classe dans le Gers, (écouter le témoignage du prof concerné)
- ce Président qui, surfant sur un fait divers tragique, fait injonction aux psychiatres de se transformer en gardes-chiourmes. (lire ici « l’appel des 39 » et signer la pétition)
-  ce pseudo « référendum » proposé par une association d’éducation proche du pouvoir, que l’on nous suggère d’inonder de réponses qu’ils n’attendent pas
- ce procès intenté par la CFDT à des intermittents du spectacle qui ont occupé quelques temps leurs locaux (pratique syndicale bien connue !). La pétition et les infos sont ici :
- ces association d’éducation populaire plus que jamais menacées par un ministre de l’éducation nationale qui entend les soumettre à ses propres projets (pétition ici )
- ces associations – Droit au logement et les Don Quichotte – condamnées par la Justice pour avoir installé des tentes de mals-logés dans le centre de Paris  (infos ici)
et puis, et puis, et puis…
ce journaliste de Libé embastillé, ces prétendus « terroristes » qui s’en seraient pris à la SNCF, cette hypocrisie totale qui consiste à prendre le pouvoir (économique et politique) sur la télévision publique en affirmant que c’est pour son bien (et pour le nôtre !). (Cela me rappelle le célèbre « mieux disant culturel » qui avait permis à Bouygues de s’approprier TF1 avec la bénédiction de François Léotard, ministre d’alors, qui s’en est repenti depuis ! Nous étions une petite centaine à manifester ce jour-là Place de la République)…
La liste n’est pas exhaustive !
Dans ce fatras d’informations, se dessine évidemment une société de la peur, du contrôle et de la répression, sur fond de crise économique et probablement sociale. Et pendant ce temps-là ; la Grèce s’enflamme, les milliards partent en fumée comme des milliers d’emploi…
Ma nature optimiste en prend un coup ! Tout va bien ?
A  j’oubliais!
Une bonne nouvelle : le courage (et/ou l’inconscience)  de ce journaliste irakien qui a offert ses pompes au Président des Etats Unis. Un peu brutalement j’en conviens, mais enfin, c’était un cadeau d’adieu. Nous devrions tous envoyer nos vielles chaussures à la Maison Blanche avant fin janvier, en guise de solidarité…


Bonnes fêtes !
Et s'il vous  manque un cadeau au dernier moment, n'oubiez pas le DVD "Avron et Evrard" toujours disponible, qui fera plaisir aux petits et aux grands ! Il suffit de cliquer ici.

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Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /Nov /2008 11:10
Dans un précédent message, je faisais par de la menace qui pèse sur les mouvements d'éducation populaire. La chose se confirme et le combat s'organise.
Ci-dessous, le comuniqué de presse, l'argumentaire à télécharger,
et l'adresse de la pétition à signer. A vos claviers !

COMMUNIQUE
 Paris, le lundi 17 novembre 2008.

 
Les Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public, agréées par le Ministère de l’Education nationale, œuvrent, sur tous les territoires, au plus près des citoyens, aux côtés des enseignants, des parents, des élus, dans le champ scolaire et périscolaire, dans la logique du développement et du rayonnement de l’Ecole publique. Elles en défendent les valeurs et visent à promouvoir le service public d’éducation dont elles sont des partenaires importants.
Leurs activités : accompagnement scolaire, formation des délégués d’élèves, éducation à la citoyenneté, ateliers de pratiques artistiques, activités sportives, encadrement de jeunes, classes de découvertes et voyages scolaires éducatifs, initiation à l’environnement et développement durable, centres de loisirs et de vacances d’enfants et d’adolescents, établissements spécialisés, sanitaires et sociaux, accompagnement et accueil de personnes handicapées, etc, bénéficient à des millions de jeunes et s’inscrivent dans les apprentissages éducatifs et scolaires nécessaires à chacun d’entre eux.
 L’Avenir des Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public, et donc de leurs activités, est aujourd’hui gravement mis en péril par des décisions arbitraires et brutales du Ministre de l’Education nationale, alors même que la définition des Conventions Pluriannuelles sur Objectifs visait, à l’inverse, à apporter de la sécurité à leur financement.
 En effet, en date du 6 octobre dernier, le Ministre de l’Education nationale a décidé unilatéralement, sans le moindre délai de prévenance, sans concertation préalable, de supprimer 25 % du financement des actions conventionnées par le Ministère au titre de l’exercice civil …2008, soit avec effet rétroactif.
 Cette décision du Ministre intervient bien tardivement en fin d’exercice, à une date où toutes les actions de l’année, et les charges financières correspondantes, sont engagées !
 Elle est simplement motivée par un « gel budgétaire » au montant surprenant et disproportionné de 25 %, bien supérieur à la réalité de 6 % des réserves budgétaires annoncées sur l’exercice 2008…
 Elle est en contradiction avec l’engagement financier, sans réserve, notifié à ces mêmes Associations par le même Ministre  en début d’année 2008.
 Or, c’est sur cet engagement initial personnel très fort du Ministre que les Associations ont engagé les dépenses afférentes en exécution des missions couvertes par lesdites conventions précitées, dans le cadre de leur participation à des missions de service public.
 Par ailleurs, toujours en date du 6 octobre, le Ministre de l’Education nationale a annoncé sa décision de ne pas reconduire, dès le 1er septembre 2009, l’aide qu’il apportait aux centaines  d’emplois d’enseignants détachés, répartis sur tous les territoires, pourtant indispensables à la conduite des activités de terrain des Associations concernées, ce qui représentera une réduction globale de près de 70 % des financements concernés !
 Ces annonces sont en totale contradiction avec les propos récents, tant du Ministre de l’Education nationale, que du Président de la République, sur l’apport irremplaçable des actions de nos Associations, le « travail exceptionnel  que nous effectuons dans tous nos domaines d’activité ».
 Par ces décisions, des millions d’enfants et de jeunes scolarisés seront privés de l’action éducative des Associations agréées partenaires de l’Ecole. Des dizaines de milliers d’enseignants et autres professionnels de l’Education, les Parents, les Elus, se verront également privés du concours des associations éducatives complémentaires de l’Enseignement public.
 Ces choix gouvernementaux vont bien au-delà d’une participation solidaire à un effort national de rigueur, que nous pouvons entendre, comprendre, et accepter, en concertation, programmée dans le temps, et d’un montant équitable.
 Ils s’inscrivent dans une démarche politique surprenante, celle de  programmer la disparition des mouvements d’Education populaire, ciment de citoyenneté et du « vivre ensemble » dans une République solidaire, en particulier dans les territoires sensibles,  au plus près de ceux qui en ont le plus besoin.
 Ce sont plus de 50 000 emplois estimés, directs et induits, qui sont menacés, supprimés, à très court terme.
 
Les Huit Associations Complémentaires de l’Enseignement Public (Centres d’Entrainement aux Méthodes d’Education Active (CEMEA), Eclaireuses et Eclaireurs de France (EEDF), Fédération des Œuvres Educatives et de Vacances de l’Education Nationale(FOEVEN, Fédération des AROEVEN), Jeunesse au Plein Air(JPA), Les Francas, La Ligue de l’enseignement, Office Central de Coopération à l’Ecole (OCCE), Fédération Générale des Associations Départementales des Pupilles de l’Enseignement Public(FGPEP) ont officiellement demandé au Ministre de l’Education nationale une audience en vue d’étudier avec lui une solution permettant de porter remède aux très graves difficultés auxquelles nos Associations se trouvent ainsi confrontées du fait de ce revirement de dernière minute.
 
Interpellé ces derniers jours par plusieurs parlementaires, le Ministre de l’Education nationale a répondu qu’il avait pris la décision de passer d’une « logique de financement de structures et de permanents à une logique de financement de projets ».
Réponse d’autant plus inacceptable que le Ministre sait que depuis le 1er janvier 2007 c’est déjà le cas ! Dans le cadre juridique de « conventions pluriannuelles sur objectifs » les Associations sont déjà financées exclusivement sur des projets d’actions concertés et évalués, activité par activité,  par son Ministère !
En outre, le Ministre a déclaré que, « loin d’assécher les Associations d’Education populaire,…, les moyens passaient en 2009 de 75 à 114 millions d’euros ».Or, les Associations laïques concernées sont bien en peine de déceler la moindre trace correspondante …. ! Mais, à qui profite donc le « crime » ? … !
La réponse politique ne serait-elle pas contenue dans l’expression entendue : « Je ne financerai pas ceux qui viennent brailler sous mes fenêtres » ? Une démocratie de la rétorsion pour délit d’opinion et de la mise au pas cadencé est elle encore une « république » ?
 
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Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 11:43
Reçu ce matin ce petit texte, que je vous livre aussitôt...
"Le ministère de l'Education Nationale vient de publier un appel d'offre pour une veille d'opinion sur internet.
Sont visés : tous les personnels de l'E.N. tenant un blog et émettant des critiques ou engageant des luttes contre les politiques menées par le gouvernement.
Il faut au plus vite se mobiliser contre ce projet, déjà paru au Journal Officiel. Il s'agit d'un attentat contre la démocratie et la liberté d'opinion.
Il faut au plus vite :
- faire circuler l'info sur vos répertoires d'adresses, pour qu'un maximum de gens soient informés.
- alerter et mobiliser responsables politiques et syndicaux.
- mettre en route une pétition contre cet appel d'offre.
- engager la lutte.
Nous avons su nous mobiliser contre le fichage organisé sous le nom d'EDVIGE. Voici un nouveau recul de la démocratie dans notre pays. Ce gouvernement initie chaque semaine une nouvelle régression.
Il est de notre devoir de l'en empêcher."


Extraits de l'appel d'offre:
Objectifs
Le dispositif de veille en question vise, en particulier sur Internet, à :
-Identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles ou émergents)
- Identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l’opinion
- Repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau
- Décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation
-Repérer les informations signifiantes (en particulier les signaux faibles)
-Suivre les informations signifiantes dans le temps
-Relever des indicateurs quantitatifs (volume des contributions, nombre de commentaires, audience, etc.)
- Rapprocher ces informations et les interpréter
- Anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise
- Alerter et préconiser en conséquence
Les informations signifiantes pertinentes sont celles qui préfigurent un débat, un « risque opinion » potentiel, une crise ou tout temps fort à venir dans lesquels les ministères se trouveraient impliqués.
Sources surveillées
La veille sur Internet portera sur les sources stratégiques en ligne : sites « commentateurs » de l’actualité, revendicatifs, informatifs, participatifs, politiques, etc. Elle portera ainsi sur les médias en ligne, les sites de syndicats, de partis politiques, les portails thématiques ou régionaux, les sites militants d’associations, de mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leaders d’opinion. La veille portera également sur les moteurs généralistes, les forums grand public et spécialisés, les blogs, les pages personnelles, les réseaux sociaux, ainsi que sur les appels et pétitions en ligne, et sur les autres formats de diffusion (vidéos, etc.)
Les sources d’informations formelles que sont la presse écrite, les dépêches d’agences de presse, la presse professionnelle spécialisée, les débats des assemblées, les rapports publics, les baromètres, études et sondages seront également surveillées et traitées.
Les interactions entre des sources de nature différente, les passages de relais d’un media à l’autre seront soigneusement analysés.
Finalités
L’analyse attendue des principaux arguments, des critiques et des tendances, à partir du corpus défini, tous les canaux étant pris en compte, donnera lieu à des notes de synthèse (rapport quotidien, note de synthèse hebdomadaire, cartographie commentée des acteurs et débats en présence).
Plus particulièrement en matière de veille Internet, l’analyse permettra un suivi précis de l’évolution de l’opinion internaute et des arguments émergents relayés et commentés sur ce canal.
...
Le texte complet de l'appel d'offre est ici
Je suppose que ce modeste blog donc chacun sait qu'il a une influence considérable sur l'opinion sera donc désormais surveillé activement par l'entreprise qui a remporté le marché.
Bonjour messieurs !
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 11:14
Ira, ira pas à Bobigny ? La valse-hésitation concernant le parachutage de la Comédie Française à Bobigny continue. Résumé des épisodes précédents : début octobre une conférence de presse annonce la venue de la Comédie Française à la Maison de la Culture de Bobigny (MC93). Le directeur de la-dite Maison de la culture s’offusque, il n’a même pas été consulté. Pataquès ! La Troupe de la Comédie rédige et signe un texte « Nous n’irons pas à Bobigny », refusant la prise d’assaut autoritaire qu’on leur propose. Le ministère de la culture tente de calmer le jeu, propose un médiateur – Bernard Faivre d’Arcier – pour recoller les morceaux. Il y a quelques jours, Muriel Mayette, administrateur de la Comédie affirme dans le journal Le Monde « Bobigny, c’est fini ! », l’affaire est trop mal embouchée, nous n’irons pas ! Aussitôt, la ministre, qui se souvient qu’elle est ministre, convoque la dite administrateur (trice ?) à son retour de tournée « à sa descente d’avion » pour lui signifier que l’affaire n’est pas close. Hier, dans Le Monde, nouvel article pour confirmer que la Comédie irait bien à Bobigny. Le débat se poursuit… Voilà pour les faits !
Et maintenant, comme cela s’apprend dans toutes les bonnes écoles de journalisme, les commentaires…
1/ Que l’affaire soit menée en dépit du bon sens, dans une communication foireuse au possible, en dit long sur l’état du milieu actuel…
2/ Si on en doutait encore, que la décision finale semble imposée par la ministre elle-même, malgré le refus (apparent) de la troupe et du milieu théâtral, en dit long sur la nature de ce projet, qui n’a rien de théâtral mais tout de politique. C’est bien un « coup » politique et médiatique que l’on tente de mener : imposer, non un élargissement des missions de la Comédie Française – elle pourrait parfaitement travailler en banlieue sans OPA sur ce théâtre - mais bien une image nouvelle de la banlieue que l’on souhaite construire aux forceps, enfin investie par l’Institution théâtrale la plus « noble » et la plus centralisée qui soit !
3/ Ce faisant, c’est l’histoire même de la « décentralisation théâtrale » que l’on enterre (une fois de plus), signifiant que tout le travail mené à Bobigny (et au-delà) – qui n’est pas exempt de critique, bien sur – serait à passer par pertes et profits ! Au fond, c’est le mépris qui domine une fois de plus pour le travail mené en banlieue, articulé sur cette fausse idée qui se répand actuellement comme de la poudre  « la démocratisation culturelle est un échec », il faudrait donc revenir au fondamentaux, et pour le théâtre, ce sera la Comédie Française.
4/ On se met à rêver aussitôt à ce que pourrait être une proposition alternative. Par exemple : tournée obligatoire de la Comédie Française dans toutes les grandes villes de France et en banlieue et, dans le même temps, accueil à la Salle Richelieu (ainsi libérée) de spectacles montés ailleurs… Ouverture de la salle Richelieu aux ex-rencontres de la Villette, tournées vers les arts urbains de la parole et du geste… Rap, slam…
Bref, articuler un véritable brassage des cultures, du centre vers la périphérie, mais aussi de la périphérie vers le centre…
Beau projet, n’est-il pas ?
La suite au prochain épisode !
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 21:13
Ecoutez cette voix. Il n'y a rien à dire de plus !
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 14:22
Il y aurait beaucoup à dire sur ce que l’on nomme dans notre pays « l’éducation populaire ». Vaste secteur d’activité regroupant diverses associations nées dans les combats laïcs du début du XXè siècle, dans l’esprit de 1936, puis nourries de la Résistance et participantes au développement de très nombreuses actions éducatives, culturelles, sociales… Parmi les plus importantes associations dites Complémentaires de l’Enseignement Public : les Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active, les Eclaireuses et Eclaireurs de France, les Fédération des Œuvres Educatives et de Vacances de l’Education Nationale, la Jeunesse au Plein Air, les Francas, La Ligue de l’enseignement, l’Office Central de Coopération à l’Ecole, la Fédération Générale des Pupilles de l’Enseignement Public…
Ces associations vivent, pour une grande part, de postes d’enseignants détachés ou mis à disposition par le ministère de l’éducation nationale et/ou de subventions du même ministère pour financer ces postes. Des conventions, souvent triennales, sont signées avec l’Etat sur des objectifs. Or, si mes informations sont bonnes, elles viennent d’apprendre que 25% de ces subventions seraient supprimées sur le budget 2008 en cours, et que 70% le seraient à la rentrée scolaire 2009. On croit rêver !
Qu’il soit souhaitable d’adapter ou de rafraîchir certaines actions, certains fonctionnements, sans aucune doute ! Mais de là à mettre à mort – cela y ressemble fort – tout ce mouvement, semble inouï. N’y aurait-il plus aucun besoin d’activités sportives, éducatives, sociales, culturelles… Tous ces mouvements, qui furent souvent en pointe de combats essentiels pour l’école, l’éducation active, seraient-ils définitivement obsolètes ? Doit-on laisser au « marché », désormais, tout ce champ de travail ?
Et le plus étonnant, c’est le peu de débat qui entoure cette initiative. Au fond, qui défendra aujourd’hui l’éducation populaire, tellement décriée depuis des années ?

Voir ici la réponse de Darcos à la députée Laurence Dumont : en cliquant sur ce lien , puis sur accès vidéo, le mardi 4 novembre et en positionnant le curseur à 46 minutes

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