Ce qui donne un texte assez éloigné de l'original. Exemple : "La démocratisation culturelle, écrivait M. Sarkozy, c'est enfin veiller à ce que les aides publiques à la création favorisent une offre répondant aux attentes du public." Revue par les blogueurs, la phrase devient : "La démocratisation artistique et culturelle, c'est enfin veiller à ce que les aides publiques à la création, tout en tenant compte des attentes des publics, permettent un soutien clairement affirmé à la recherche, à l'innovation et aux formes de création les moins inféodées aux canons académiques ou aux productions strictement commerciales." Au 31 janvier, huit cent vingt-trois personnes avaient signé la contre-lettre, parmi lesquelles le comédien Robin Renucci, le compositeur Nicolas Frize, le directeur de Livre au centre, Alain Liévaux, le professeur Philippe Meirieu, le président de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne (PS), etc. Cette "contribution au débat" devrait intéresser le ministère de la culture. Son conseiller théâtre, Thierry Pariente, déclarait récemment, lors des Biennales internationales du spectacle à Nantes : "La lettre de M. Sarkozy, on peut l'interpréter, c'est un peu comme des didascalies", ces indications scéniques sur le jeu des acteurs fournies par l'auteur d'une pièce."
Clarisse Fabre











Ce mercredi 30 janvier en Conseil des ministres, les ministres de la
culture et de l’éducation nationale ont fait une communication commune sur l’éducation artistique et culturelle, suite aux conclusions apportées par le rapport d’Eric Gross en décembre dernier.
Quelques
réflexions sur la politique culturelle, dans une conversation avec l'animateur.
Aujourd’hui encore.
Invité à une table ronde sur l’éducation artistique, je viens de passer deux
journées aux BIS (Biennales internationales du spectacle) organisées à Nantes par la revue La Scène. Impressionnant rassemblement de plus de 8000 personnes, travailleurs culturels pour la plupart,
venus pour se connaître, se reconnaître, participer à ce que les scouts appellent un « jamboree » : vaste rassemblement qui tient à la fois du « salon » professionnel (stands, informations
diverses…) et des « assises » (conférences, ateliers…). J’avoue avoir été fortement surpris et impressionné, au-delà du nombre des participants et de l’ampleur de la manifestation, par la densité
de la mobilisation et de l’écoute. Dans la grande salle du Palais des Congrès, chaque mot prend une dimension lourde de sens face à 2000 personnes qui attendent de mieux comprendre le monde dans
lequel nous sommes entrés.

