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CONTRELETTRE

Couv-CL--copie-1.jpgSuite à la lettre de mission adressée à la ministre de la culture et de la communication par le Président de la République, une contre lettre citoyenne est disponible. Vous pouvez la télécharger sur le site des Editions de l'Attribut


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Vient de paraître :

undefinedJean-Gabriel Carasso
art, culture et éducation
au coeur d'une passion

90 minutes d'entretien
avec Emile Lansman


"Nos enfants ont-ils droit à l'art et à la culture?
 
(Manifeste pour une politique de l'éducation artistique et culturelle)
Editions de l'attribut. 2005


"Théâtre, éducation, jeunes publics : un combat...
peut en cacher deux autres !
Editions Lansman. 2000



"Graines de théâtre"
Dessins de Jean Denys Phillipe
Editions Lansman. 1998



"Philippe Avron, passeur d'humanité"
un documentaire de 85' et trois spectacles
co-réalisation avec Jac Chambrier
Philippe Avron 2007



"Les Deux voyages de Jacques Lecoq"
Trois heures d'images sur l'école internationale Jacques lecoq
co-réalisation avec Jean-Noel Roy
On Line Productions et CNDP/Scéren 2007



"100 ans de laïcité"
Interviews, images d'archives, cabaret...
co-réalisation avec Alain Braun
La Ligue de l'enseignement 2005



Bienvenue

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ME CONTACTER                           Qui est cet OIZORARE ?

Jeudi 31 janvier 2008
Lancée en octobre 2007, la Contrelettre  de mission à la ministre de la culture intéresse (enfin) la presse. Après Europe1, voici que Le Monde  diffuse avec pertinence l'information dans son numéro daté du 1er février.
Le-Monde.jpg

L'"obligation de résultat" détournée

"Vous n'avez pas aimé la "lettre de mission" de Nicolas Sarkozy à Christine Albanel ? Ouvrez votre ordinateur et réécrivez-la... Jean-Gabriel Carasso, auteur d'un essai intitulé Nos enfants ont-ils droit à l'art et à la culture ? (éd. de L'Attribut, 2005), a eu cette idée en découvrant, il y a quelques mois, la feuille de route de l'Elysée qui pose le principe des "obligations de résultat" pour les scènes subventionnées, et demande à la ministre de la culture d'empêcher la "reconduction automatique des aides" de l'Etat. "J'ai imaginé Malraux lisant ce texte et démissionnant dans le quart d'heure", raconte ce militant de l'éducation artistique et directeur de l'association L'Oizeau rare. Il a commencé par corriger en rouge la missive du chef de l'Etat. Puis il a ouvert un blog (http://lacontrelettre.over-blog.com), où les internautes peuvent aussi apporter leur contribution (intégrée en bleu).

 

Ce qui donne un texte assez éloigné de l'original. Exemple : "La démocratisation culturelle, écrivait M. Sarkozy, c'est enfin veiller à ce que les aides publiques à la création favorisent une offre répondant aux attentes du public." Revue par les blogueurs, la phrase devient : "La démocratisation artistique et culturelle, c'est enfin veiller à ce que les aides publiques à la création, tout en tenant compte des attentes des publics, permettent un soutien clairement affirmé à la recherche, à l'innovation et aux formes de création les moins inféodées aux canons académiques ou aux productions strictement commerciales." Au 31 janvier, huit cent vingt-trois personnes avaient signé la contre-lettre, parmi lesquelles le comédien Robin Renucci, le compositeur Nicolas Frize, le directeur de Livre au centre, Alain Liévaux, le professeur Philippe Meirieu, le président de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne (PS), etc. Cette "contribution au débat" devrait intéresser le ministère de la culture. Son conseiller théâtre, Thierry Pariente, déclarait récemment, lors des Biennales internationales du spectacle à Nantes : "La lettre de M. Sarkozy, on peut l'interpréter, c'est un peu comme des didascalies", ces indications scéniques sur le jeu des acteurs fournies par l'auteur d'une pièce."
Clarisse Fabre

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Mercredi 30 janvier 2008
5v2ctekc.gifCe mercredi 30 janvier en Conseil des ministres, les ministres de la culture et de l’éducation nationale ont fait une communication commune sur l’éducation artistique et culturelle, suite aux conclusions apportées par le rapport d’Eric Gross en décembre dernier.
Il se confirme que l’enseignement de l’histoire des arts sera désormais obligatoire, que les pratiques artistiques se feront en dehors du temps scolaire, que des « volets artistiques et culturels » des projets d’écoles seront généralisés et que les formations devraient être développées, les musées nationaux devenant gratuits pour les enseignants. Enfin, tout cela se retrouvera sur un grand portail Internet…
Voici le communiqué.
Voici donc ce que l’on appelle une « priorité » présidentielle !
En vérité, cette opération en trompe l’œil masque, pour l’essentiel, une philosophie de l’éducation artistique principalement axées sur la consommation des œuvres et des institutions, l’espoir de voir ainsi se développer un public justifiant des efforts faits pour « la culture ».
Mais rien, en fait, sur ce qui nous semble essentiel, à savoir l’engagement des élèves dans de véritables projets artistiques et culturels, un développement du travail de groupe, une éducation à la créativité… donc une pédagogie renouvelée, ouverte, innovante. Bref, tout ce qui a fondé l’essentiel des expériences menées dans notre pays depuis bien des années.
C’est une proposition en trompe l’œil, qu’il convient de tenir pour telle !
Mieux, de dénoncer comme l’inverse de ce que propose le Forum permanent pour l’éducation artistique dans son Manifeste, ou encore ce groupe de gauchistes révolutionnaires qui a constitué la Commission Attali, qui indique dans sa première « décision fondamentale », l’importance de « la formation de la jeunesse à la prise de risque. »
Le lobby de l’histoire des arts, comme l’impératif de la rigueur budgétaire ont gagné cette bataille. Vous l’avez compris, le combat continue !
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Samedi 26 janvier 2008
Et voilà, c'est fait.
Sept minutes sur Europe 1 pour tenter de pousser le cri de la révolte sur l'absurdité d'une politique culturelle sans queue ni tête ! C'est très rapide sept minutes. Je n'ai pas eu le temps de formuler le scoop du jour, sur lequel nous reviendrons, qui se trouve dans le rapport Attali sur les freins à la croissance. D'une part, la première proposition concerne l'éducation de la jeunesse à la prise de risque et au travail de groupe. C'est-à-dire exactement le contraire de ce que l'on nous prépare dans le domaine de "l'histoire de l'art" pour l'éducation artistique... Il faut s'appuyer sur ce rapport pour contrer la faiblesse de celui de Gross...
D'autre part, pour ce qui concerne Internet, Attali propose en fait le retour de la licence globale (sans le dire), qui consiste à faire payer les fournisseurs d'accès (c'est-à-dire les utilisateurs) plutôt que de surveiller et punir les millions de téléchargeurs. C'est le contraire du rapport Olivennes sorti à grands bruits il y a quelques semaines à peine ! Mon ami Philippe Aigrain  précise ce point sur son blog.
Pour ceux qui auraient échappé à Europe 1 ce samedi 26 janvier 2008, voici que le célèbre réalisateur qui se cache sous le pseudo EP2C, actuellement très disponible, m'a concocté un petit film permettant de réécouter l'émission. Le voici.




Bon week-end !
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Vendredi 25 janvier 2008
Demain samedi 26 janvier 2008, vers 13h25... et durant 5 minutes, les lecteurs privilégiés de ce blog pourrant entrendre la voix de son auteur... sur EUROPE  1.
undefinedQuelques réflexions sur la politique culturelle, dans une conversation avec l'animateur.
Je serais heureux de vos commentaires éventuels... On essaiera d'être pertinent !
A vos postes  !
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Mercredi 23 janvier 2008
Il y a des jours, comme ça, où il se passe des choses étranges.
Aujourd’hui, par exemple !
Je reçois sur mon portable un SMS qui dit simplement : « Il ne reste plus qu’un seul poilu de la guerre de 14. Ça me fait quand même quelque chose ! »
Et vous ?
terre.jpgAujourd’hui encore.
Nassera passe nous voir. Elle est d’origine malienne. Elle vit près de chez nous depuis plusieurs années. Elle se bat pour trouver sa place entre papiers, boulots, logements…
Pauline l’aide pour ses écritures, car elle ne sait pas lire.
Elle essaie d’apprendre, lorsque les heures de ménage lui laissent un peu de temps.
Elle est venue porter un papier à lire, et tombe sur une planisphère avec laquelle nous découvrons le monde avec les enfants.
Qu’est-ce que c’est ? demande-t-elle !
La terre, pardi !
Ah, bon, elle est ronde ?
Nassera, à plus de trente cinq ans, découvre aujourd’hui que la terre est ronde…
C’est sans doute ça la diversité culturelle !

Aujourd’hui, enfin, nous venons d’aider le Comité école de la rue Tlemcen à réaliser et à mettre en ligne leur site. Anciens élèves de l’école de la rue Tlemcen dans le XXè arrondissement à Paris, ils ont été déportés et en sont revenus. Ils n’ont de cesse de garder trace et mémoire des autres enfants, qui y sont restés.
Vous trouverez tout cela sur www.comitetlemcen.com.

Il est vrai qu’on se demande souvent si, bien qu’elle soit ronde, elle tourne vraiment rond !
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Dimanche 20 janvier 2008
BIS-.jpgInvité à une table ronde sur l’éducation artistique, je viens de passer deux journées aux BIS (Biennales internationales du spectacle) organisées à Nantes par la revue La Scène. Impressionnant rassemblement de plus de 8000 personnes, travailleurs culturels pour la plupart, venus pour se connaître, se reconnaître, participer à ce que les scouts appellent un « jamboree » : vaste rassemblement qui tient à la fois du « salon » professionnel (stands, informations diverses…) et des « assises » (conférences, ateliers…). J’avoue avoir été fortement surpris et impressionné, au-delà du nombre des participants et de l’ampleur de la manifestation, par la densité de la mobilisation et de l’écoute. Dans la grande salle du Palais des Congrès, chaque mot prend une dimension lourde de sens face à 2000 personnes qui attendent de mieux comprendre le monde dans lequel nous sommes entrés.
Car c’est évidemment le contexte politique qui donne sens à cette rencontre.
Alors que le Berluskozysme triomphant s’affiche à Rome avec un artiste de variété des plus vulgaires, que le ministère de la culture sera bientôt jugé à l’aune du nombre de visiteurs dans les musées gratuits, que les budgets de l’action culturelle sont partout en baisse manifeste, que la création artistique ne fait l’objet d’aucune attention dans les discours… tous ceux qui travaillent dans le domaine culturel avec un minimum d’engagement– sans occulter les débats et les désaccords qui les traversent – se trouvent interpellés très profondément. C’est cette angoisse qui s’est fait sentir à Nantes, face aux gesticulations politiques actuelles qui masquent, nous dit la philosophe Marie José Mondzain, le peu de pouvoir véritable dont disposent nos dirigeants. On lira probablement dans un prochain numéro de la Scène le compte-rendu de ces journées, marquées par une présence particulièrement jeune, ce qui est un signe encourageant…

Pour ma part, j’ai tenté d’y faire entendre, une fois de plus, quelques arguments sur l’éducation artistique et culturelle. Notamment lors de l’émission « Tout arrive » sur France Culture que je vous invite à réécouter ici.

Nous avons par ailleurs largement distribué la version papier de la « Contrelettre à la ministre de la culture » – plus de 3000 exemplaires – qui a été reçue le plus souvent avec un grand plaisir par les nombreux lecteurs potentiels. Il fut très souvent question de cette « lettre de mission » qui a profondément choqué de très nombreux professionnels (et non professionnels) de la profession. Nous irons, très prochainement, porter cette missive en délégation rue de Valois. La date sera décidée très vite.

Spécial Pub
Mes amis du FOOTSBARN Theatre sont à Paris, à la Cartoucherie de Vincennes, jusqu’au 9 février, avec deux spectacles :
- « L’Homme qui rit » de Victor Hugo
- « A Midsummer Night’s Dream » de Shakespeare
Vous pourrez en savoir plus en regardant cette semaine les journaux de mi-journée sur France 2. Ils sont l’objet du « feuilleton »… A vos postes !
Pour réserver : 01 43 74 20 21 ou 0892707507
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