COUPS DE COEUR


Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /Oct /2008 22:14














Les rives du Saint Laurent, les érables rougissants de Charlevoix, les oies sauvages de l’Ile d’Orléans, les phoques et les baleines des Grandes Bergeronnes, la maison de Marc sur les hauteurs de Baie Saint Paul, le musée Félix Leclerc, le traversier entre Matane et Baie Comeau, celui du Saguenay à Tadoussac, celui de l’Isle aux Coudres à Saint Joseph de la rive… Le parc naturel du Bic, le vieux Québec, la rue Sainte Catherine de Montréal, l'Université du Québec, mais aussi les théâtres à Montréal, à Québec, au Bic, à Baie Comeau…
Les images du Québec s’entrechoquent encore dans la tête, comme les visages nombreux des amis rencontrés, attendus ou inattendus… Diane, Laurence, Pierre, Benoît, Louis Dominique, Lise, Thomas, Denise, Véronique, Marc, Paule... L'automne a tenu ses promesses. Ce fut (encore) une aventure exceptionnelle que cette tournée de «conférences spectacles» avec Philippe Avron, passeur de textes et de poésie, de Shakespeare à Gaston Miron…
« J’ai fait de plus loin que moi un voyage abracadabrant ! Il y a lontemps que je ne m'étais pas revu...»
Et pendant ce temps-là…
Le capitalisme international entrait dans des convulsions profondes.
Etrange expérience que le voyage, quand il est aussi fort et aussi exclusif d’autres préoccupations. Rien ne remplacera jamais cette plongée dans l’ailleurs, insouciance indispensable à l’équilibre de chacun. Vous l’aurez compris, j’y retournerai dès que possible.
Et pour partager un peu, quelques images… Il sera temps très vite de revenir, bientôt, sur les coups de gueule indispensables. Il paraît que les sujets ne manquent pas !









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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /Sep /2008 13:45
Un documentaire réalisé par les Yeux d’iZO à l’initiative de la MJC d’Alienor d’Aquitaine et de la FRMC dans le cadre de Passeurs d’images. de quoi alimenter notre réflexion sur la culture et ses résultats



En écho, ce petit film venu du Québec...
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Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /Mai /2007 09:50
Qui a dit que nous étions morts ?

Je faisais part dans une précédente note de l'arrivée prochaine du beau film de Robin Renucci : SEMPRE VIVU
Ça y est, il arrive.
Très bientôt sur les écrans : en Corse le 30 mai, dans le Sud le 6 juin, nationale le 13 Juin.
Pour tout savoir sur ce projet, sa diffusion, voir le site qui lui est consacré en cliquant sur l'image ci-dessous :
Sempre-vivu.jpg
L'originalité de ce travail, c'est sa dimension populaire, l'implication des habitants du petit village de Corse dans le tournage, la volonté de Robin d'ancrer cette proposition dans les réseaux de l'éducation populaire, bref de trouver un chemin complémentaire à la grande machine de la diffusion culturelle dominante.
Puisse ce modeste message y contribuer activement !
Et surtout... c'est un beau film !
A vos écrans !
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /Avr /2007 23:52
(clique sur l'image)
Ce mercredi 25 avril 2007, Roxanne a vu le jour à Paris.
Sophie et Jean, ses parents sont heureux.
Nous aussi...
Moins de 24h et la voilà déjà sur le net.
Qui dit mieux !
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /Avr /2007 12:53




Ces images de Berluskozy et bien d'autres, se trouvent sur le site
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Vendredi 20 avril 2007 5 20 /04 /Avr /2007 18:35
Vu hier  le film
"Les LIP, l'imagination au pouvoir",
de Christian Rouaud.


A ne rater sous aucun prétexte !

Petit rappel pour les plus jeunes : en 1973, pour défendre leurs emplois, les ouvriers de l'usine d'horlogerie LIP à Besançon ont mené une lutte exemplaire pendant plusieurs mois. Ils ont occupé leur usine, remis la production en marche, séquéstré le stock de montres et vendu ces marchandises. "On fabrique, on vend, on se paie".
Cet été là, nous étions partis avec quelques amis tourner un film dans la Drôme, sur la Résistance. Le film n'a jamais vu le jour. Après d'âpres débats internes, nous avions décidé d'aller rencontrer la résistance des LIP plutôt que d'évoquer celle du passé...
Le film croise des images d'archive et des entretiens avec certaines figures de ce combat. Un grand moment d'émotion, de réflexion et de dignité. Un rappel salutaire de ce qui fonde la solidarité humaine, à l'approche d'une élection importante.
Le slogan principal des LIP était : "ensemble, tout est possible"  !
Le même que l'on trouve aujourd'hui sur les affiches du candidat NS. !
Claude Neuschwander, dernier patron de l'usine, explique que ce moment fut celui "du passage du capitalisme familial au capitalisme financier".
Trente années plus tard, les questions demeurent.
Plus vives encore !
Alors...



Votez utile... plutôt que de voter futile !



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Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /Mars /2007 19:17
Bien sur, je pourrais parler de ce recteur « karchérisé » à Lyon pour s’être opposé à la création du lycée musulman qu’il considère comme un cheval de Troie intégriste… Il s’était déjà fait remarqué par sa fermeté en prenant une part active  dans les poursuites disciplinaires contre Bruno Gollnisch, suite à ses propos sur les chambres à gaz en 2004. Au placard ! Il est remplacé par Roland Debasch, actuel Directeur des enseignements scolaires que j’ai eu l’occasion d’entendre deux fois ces derniers mois sur la question de l’éducation artistique. Plus langue de bois, impossible. A pleurer !

J’aurais pu parler aussi de cette très belle lettre de François Léotard publiée dans Le Monde sur «maurice, jean et raymond » (Papon, Moulin et Barre) à propos des élucubrations de ce dernier sur le « lobby juif » et la défense du « fonctionnaire qui fonctionne ». Beau papier !

J’aurais pu parler également, en écho à ces précédentes informations, de cette exemplaire mobilisation des habitants de Monfort-sur-Meu (Ille et Vilaine) qui se battent pour que leur soient rendus les 28 maliens sans-papiers qui travaillaient et vivaient avec eux depuis cinq ans, sans que leur identité nationale ne se trouve en rien menacée… Bravo !

J’aurais pu parler, plus légèrement, de ma conférence hier à Bordeaux devant des enseignants et des professionnels du cinéma, sur « les enjeux politiques de l’éducation artistique ». Dernière intervention du public, une enseignante se lève : « Pour une fois, j’ai tout compris. On devrait vous nommer ministre de l’éducation artistique et culturelle ». Ça fait toujours plaisir !







Mais je préfère vous signaler ce très bel article de Philippe Meirieu dans Le Monde de ce soir :  «L'école face à la barbarie consommatrice »  Extraits.


    ... Réjouissons-nous que la campagne électorale fasse une place aux problèmes scolaires.
Pour autant, nous n'en sommes pas quittes. Le symptôme est là qui insiste et bégaye : inquiétudes sur la baisse de niveau, interrogations sur l'autorité, polémiques sur les responsabilités réciproques des professeurs et des parents, épouvante devant des actes de violence qui échappent à l'entendement. C'est que la question scolaire ne peut être pensée indépendamment de l'organisation même de notre société et, plus précisément, du statut que cette société donne à l'enfance.
Nous sommes face à un phénomène complètement inédit : le caprice, qui n'était qu'une étape du développement individuel de l'enfant, est devenu le principe organisateur de notre développement collectif. (…)
On ne sort pas de l'infantile tout seul : on a besoin de s'inscrire dans des configurations sociales qui donnent sens à l'attente et permettent d'entrevoir, dans les frustrations inévitables, des promesses de satisfactions futures. Affaire jamais bouclée : l'infantile nous talonne dans la maturité et la tentation reste grande, à tous les âges de la vie, d'abolir l'altérité pour se réinstaller, ne serait-ce qu'un moment, sur le trône du tyran.
Aujourd'hui, la machinerie sociale tout entière, loin de fournir des points d'appui à l'enfant pour se dégager de l'infantile, répercute à l'infini le principe dont l'éducation doit justement lui apprendre à se dégager : "Tes pulsions sont des ordres."  (…)
Il ne faut pas s'étonner, dans ces conditions, qu'il soit devenu plus difficile d'éduquer aujourd'hui : (…) les professeurs constatent, au quotidien, la difficulté de construire des espaces de travail effectif, de permettre la concentration, de former à la maîtrise de soi et à l'investissement dans une tâche. (…) La préoccupation principale des enseignants - ce qui les épuise aujourd'hui - est de faire baisser la tension pour favoriser l'attention. Et le malaise est là : moins dans le niveau qui baisse que dans la tension qui monte.
(…) parce que la crise de l'école renvoie à des enjeux fondamentaux, on n'y mettra pas un terme par des mesures techniques circonscrites. C'est la crise de l'éducation qu'il faut traiter, en posant des questions qui restent encore très largement occultées : peut-on continuer à considérer l'enfant comme un prescripteur d'achat, un public captif pour la publicité ? Ne faut-il pas prendre au sérieux, enfin, la question des médias - et, en particulier, de l'audiovisuel - en faisant valoir que leur liberté d'expression s'exerce dans une démocratie et doit s'accompagner d'un devoir d'éducation ? Ne faut-il pas repenser la gestion du temps de l'enfance en relâchant, au moins partiellement, la pression évaluative ? Ne faut-il mettre en place une relance de l'éducation populaire pour faire pièce à la frénésie consommatrice en matière de loisirs et de culture ? Ne faut-il pas, enfin, faire du soutien à la parentalité une priorité politique, en cessant de considérer les parents en difficulté comme des délinquants ou des malades mentaux ?
Bien sûr, l'école devra prendre sa place dans ces dispositifs : en s'interrogeant sur la manière de lutter contre les coagulations d'élèves qui tiennent aujourd'hui lieu de "classes"..., en structurant des groupes de travail exigeants où chacun ait une place et ne soit pas tenté de prendre toute la place..., en articulant une pédagogie de la découverte, qui donne sens aux savoirs, et une pédagogie de la formalisation rigoureuse, qui permette de se les approprier..., en développant une véritable éducation artistique, physique et sportive qui aide chacun à passer de la gesticulation au geste..., en vectorisant le temps scolaire par une "pédagogie du chef-d'oeuvre", pour que chacun puisse s'inscrire dans un projet et cesse d'exiger tout, tout de suite, tout le temps. (…)

Je ne peux m’empêcher d’entendre derrière ces propos pédagogiques, l'écho de certains débats actuels du champ (chant) politique, qui font de la somme des demandes immédiates de toutes catégories et de la sommation à répondre dans le détail et l’immédiateté à chacune, un modèle largement infantile de notre sphère médiatico-politique !

Retrouvez Philippe Meirieu, sur son site.


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Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /Mars /2007 19:07
Loin des réflexions et enjeu de la politique nationale, juste pour le plaisir de partager un morceau de musique très particulier :










Cliquez sur l'image
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Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /Fév /2007 21:39
Bien sûr, il y a les élections présidentielles, les enjeux politiques, les questions culturelles, la mondialisation, les nouvelles technologies, les sans papiers, les sans logis, les sans travail… J’en ai parlé et j’en reparlerai. Mais aujourd’hui, petite pose !
Deux mots sur une rencontre extraordinaire organisée en fin de semaine dernière. Imaginez, une colonie de vacances au coeur des Pyrénées, dans les années 50/60, tenu par un couple de pédagogues hors du commun. Le directeur, Michel Grubert, ancien typographe juif et militant communiste autrichien, avait quitté Vienne le jour de l’Anchluss par la montagne, pour arriver en France ne parlant pas un mot de notre langue, accueilli par les Auberges de jeunesse. A la fin de la guerre, ils ouvrent une maison d’enfants pour y recueillir les enfants des parents juifs déportés. Ils s’installent enfin à Argelès-Gazost pour y diriger, jusqu’au début des années 80 « L’Isard Blanc ».
C’est là que je fis mes premiers pas d’animateur, en 1965. 17 ans à peine ! Cette photo en témoigne…



Quarante années plus tard, suite au décès du directeur, l’envie de nous retrouver : anciens animateurs et enfants. Merci Internet, le tamtam électronique. Une réunion s’organise, plus de 70 participants. Grande émotion. Certains n’ont «pas changé», même regard, même rapport au monde… D’autres sont méconnaissables. Parents, grands parents, retraités… Profs, employés, banquiers, Enarques, musiciens…
Tous ont en commun un souvenir impérissable de ce petit lieu de montagne. On se souvient des fleurs, de l’arbre, du lit, du dortoir, des odeurs, des jeux, du chauffage, des randonnées en montagne, du gâteau au chocolat, de la piscine, de la cage à singe, des chansons…
Nathalie a apporté son carnet avec toutes les chansons que je lui faisais chanter. Elle les apprises à ses propres enfants… Pascale se souvient d’une de mes premières chansons, que j’avais moi-même oubliée…
Maud me montre une photo d’enfance avec moi, qu’elle a gardé précieusement…
Grande leçon, en vérité, que ces retrouvailles, sur l’importance de l’enfance, de l’éducation, des éducateurs, et sur les traces indélébiles que cela inscrit dans les esprits, dans les corps et dans les mémoires. On se demande parfois à quoi tout cela peut bien servir. Enseigner, éduquer, arroser sans jamais voir la fleur s’épanouir… Et pourtant !
Souvenons-nous de nos propres expériences d’enfance ou d’adolescence avant d’aller plus avant dans les théories sur l’éducation artistique et culturelle. N’oublions jamais l’importance structurante de ces « premières fois ». Hors de cette mémoire, tout le reste ne serait que bavardage !


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Dimanche 28 janvier 2007 7 28 /01 /Jan /2007 21:46
Décidément, la blogosphère est un outil formidable... Miroir du monde et de soi-même.
Voilà que mon ami EP2C m'informe aujourd'hui avoir trouvé un blog qui parle... de moi !
Aussitôt j'y cours, question de savoir non seulement ce qui se dit de mapomme mais encore s'il s'agit d'éloges ou de peaux de bananes ! Vite rassuré : c'est plutôt sympathique. Il s'agit d'un auditeur d'une conférence faite par votre serviteur en novembre dernier à Bourges, lors d'un forum organisé sur l'éducation artistique. Génial de trouver ainsi un "retour" inattendu.
Du coup, envie de répondre à l'intéressé.
D'abord le remercier de sa présence, de son attention et de ses réflexions. Ensuite pousser un peu la polémique sur les imprécisions :
- non, je n'ai jamais fait partie des "institutions périphériques du ministère de la culture", simplement animé et dirigé une association militante sur le théâtre et l'éducation pendant une douzaine d'années...
- oui, je confirme mon accord sur le fait que " Le problème n’est donc pas comment faire rentrer la culture et l’art à l’école mais comment changer l’école et la manière d’enseigner pour que le problème de l’introduction de la culture n’existe plus ! "
- non "Le seul problème (n'est pas seulement) de changer l’école, le reste n’étant que du vent", mais plutôt, en quoi et comment l'éducation artistique et culturelle (et tout ceux qui se battent pour son développement), peut être un levier pour ce changement radical espéré.
-
enfin, je récuse vivement l'argument qui prétend que " Le plus stupéfiant, c’est que ces personnages, transformés en robots de leur fonction, à aucun moment ne pensent qu’eux aussi ont des enfants, qu’eux aussi sont des parents. Ils se mettent au-dessus de ce qui n’est plus alors qu’une « populace »... Si les masques institutionnels empèchent, à l'évidence, un rapport simple et direct à la réalité de l'enfance et de l'éducation, je persite à croire que les personnes sont vulnérables et qu'un langage de vérité peut les faire évoluer. De plus, caché derrière ces quelques masques institutionnels se trouvent souvent, sur le sujet qui nous occupe, des militants sincères de la chose culturelle...
Le simplisme mène souvent à la démagogie. Gare !
Ah, j'oubliais...
Bien entendu, le lecteur ne comprendra rien à ce billet s'il ne se réfère au texte original. C'est ici.
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